Kis'uij...


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Mon blog, c'est mon psycho-kouak, 
quand j'ai un truc qui  me traine dans la tête, 
je peux le poser ici, et le regarder, 
peut-être même y réfléchir,
à part ça je peins... et vous?
Aneth
lien vers l'expo


 










Tracker d'art, à Toulouse, ferme
malheureusement ses portes fin-Juillet
et fait 20% sur tous les tableaux.












Nouveau!!

C'est à Albi et à Barcelone

Koudkeur

Simon progresse!

 

Koikadi?

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Lundi 6 juillet 2009

edit de 22h59:        revoir "Vestiges du jour" ,   cette souffrance magnifique et absurde..  Anthony Hopkins et Emma Thompson... et les tripes en marmelade évidemment.

                                                                                     ~~~~~~~~~~


"Et si tout ça n'existait pas..". (air connu)

     Retour à Dhagpo,
Nous ne sommes plus dans les brumes d'Octobre, dans le blanc qui monte des vallons, dans le craquement des branches humides et noires, les silhouettes devinées au matin, le stupa embué de vapeurs fuligineuses.

Non, nous sommes aux jours d'été, aux herbes longues et d'un vert si pâle si pâle, les prairies sont blond cendré,  la brise fait danser les hirondelles.

Au sommet de cette colline de Landrevie, douce comme un ventre, accueillante comme une épaule, Dhagpo est niché , aussi discret qu'un nid de caille dans un champ.

Le visiteur qui passe trop vite pourrait ne pas l'apercevoir, quelques voiles de prières claquant au vent, vertes, rouges, blanches,  la pointe du stupa émergeant à peine du creux où il se cache,  les bâtiments sont tout ce qu'il y a de plus régionaux, pas de temple ,dorures, mugnifiscence exotique...

Rien ne laisse présager  la foule qui va envahir le site au mois d'Août pour la venue du Karmapa, à part d'immenses tentes blanches dressées sur les prairies environnantes.

Tout est serein.

Pour prolonger les bases perçues cet Automne, je nous avais inscrit à un stage de deux jours: "Les 4 placements de l'attention" .
L'approche était toute théorique même si entrecoupée de quelques séances de méditation, et fournie, et multiple, 

je vous fais grâce des infinis prolongements,  pour résumer,:  

Tout est construction de l'esprit

C'est drôle, on pourrait imaginer beaucoup de sortes de réactions à cet enseignement, bp d'interrogations, mais il ne semble naturel à personne de penser à l'aspect positif de cette "clairvoyance"
Personne ne nous demande pourtant de ne plus aimer nos proches, notre vie, de quitter nos maisons et nos emplois pour errer sans but, mais c'est comme s'il en était question.
Personne ne pense: mais alors moi aussi je suis dans l'impermanence à chaque microseconde.

Et pourtant, quel afflux d'oxygène, quelle fichue liberté cela donnerait de l'envisager.

Quitter  l'espèce de statuaire que l'on imagine devoir présenter au monde , l'espèce d'aperçu figé dans l'espace, permettre à l'autre cette fugacité, cette vivacité, cette permanente évolution, ce bouillonnement de particules..


Se permettre d'échapper aux sentiments dits normaux: la colère parce qu'on nous fait du mal, la jalousie, la rapacité, s'autoriser à la voir se diluer en une seconde, profiter du sentiment d'amour qu'on peut éprouver pour autrui sans "saisir", sans "prendre"..

Bref, on peut imaginer toutes les occasions dans la vie où ce sentiment de fugacité extrême, de transparence extrême, serait d'un grand secours.


A et Dördjé
 

PS:

Et sinon, dormir sous la tente ou à la belle étoile, et éprouver à quel point c'est ça qui me manque d'habitude, l'air autour, le vent léger sur la figure, et pas de murs..




Rappel de cet Automne:

Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir
Communauté : Le Monde Spirituel - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mercredi 1 juillet 2009


Edit de jeudi: Hier soir une surprise, un cadeau de Yin Li, notre prof de chinois: une découverte de la calligraphie!!
Un vrai bonheur, même si j'étais tendue comme une corde de violon : la peur de mal faire...

mes premiers essais:



                                                                                       ~~~~~~~


          Bé non je ne parle pas de ma mienne maison, voyons, quoique c'est mignon comme appellation, mais non ça n'est pas ça.

La "maison des amis" c'est la maison XI en astro. Elle me titille en ce moment, j'y farfouille des clés.

J'en trouve. Oh je dois bien me planter de temps en temps, mais qui ne tente rien, n'est-ce pas..

Donc, tâchant de comprendre son mécanisme, j'ai eu l'impression de découvrir un truc finalement assez colossal pour ma petite réflexion personnelle.

Enfin peut-être l'amorce d'un début d'éclairage nouveau.

Donc résumons: si la planète est le "quoi", le signe occupé: le "pourquoi" et le "comment", la maison est comme son nom l'indique : le "lieu". (source :"Le ciel intérieur" de Steven Forrest, déjà cité)

Ce lieu là m'intriguait pour tout dire, le vague de sa définition surtout: la maison des amis, ok, le bar du coin? la table de crapette?

Mais si on creuse, ça représente en fait le lieu "idéal", qui peut éventuellement nous tirer , nous insuffler l'énergie supplémentaire vers nos buts.
 Autrement dit, si l'on sait trouver son environnement relationnel avec justesse, ce sera un formidable outil de progression. Au contraire si nous ne savons pas  vers quelle direction nous porter, le choix de notre paysage social restera confus, hasardeux et donc relativement stérile.

Ça paraît bête comme chou, dit comme ça. Mais est-ce que nous n'en sommes pas très souvent là?
Est-ce que nous ne nous laissons pas choisir par les autres plus souvent que nous ne les choisissons? Est-ce que du même coup nous ne sentons pas bien souvent  que notre univers relationnel ressemble à un puzzle disparate ?

Est-ce que même parfois, nous ne ressentons pas le fait que dans cet univers notre énergie stagne , voire diminue, absorbée par  l'éparpillement?

Comme une rivière qui, atteignant une plaine, se diviserait en une mutlitude de tout petits canaux qui finalement seraient absorbés par la terre?

Le plus difficile à un moment donné est de déterminer quelle dimension donner à cet environnement. Vers où aller, en somme.

Et c'est là le truc le plus intéressant à creuser.

Je farfouille alors la signification des noeuds Nord et Sud, parce que c'est eux qui vont me donner la direction possible.

En tous les cas qui vont m'apprendre que je "sais" faire des choses, mais que ce n'est peut-être pas ce que je sais faire qui doit constituer ce vers quoi je dois tendre.

On peut se leurrer sacrément longtemps.

Savoir faire des choses, rester sur son terrain, un terrain qui a peut-être été ameubli par plusieurs vies antérieures. (là, normalement quelques uns d'entre vous me lâchent en cours de lecture ;0))

Par exemple: chez moi, c'est le dessin, c'est un truc que je savais faire, sans doute. Je ne me suis jamais donné de mal pour ça..
Mais là où je me rends compte que ce savoir-faire n'est pas un but pour moi, c'est que quand je l'utilise, je n'en ressens que de l'ennui. Ça ne m'apporte rien.

Quelques branches annexes qui ont dû ocuper de la place dans d'autres temps m'ont pas mal désorientée aussi: les chevaux par exemple.

Découvrir ce qui est notre devenir, ce que nous n'avons pas abordé encore mais vers quoi nous devons tendre, c'est difficile. Par définition, on ne sait pas le faire, mais c'est notre raison d'être en ce temps X sur cette place Y.  A quoi bon répéter chaque existence dans les même traces?

Comment le reconnaître?  Perso, je pense que comme un pendule, si on y fait attention, on tourne autour de quelque chose pendant un certain temps, on s'en rapproche, par le fait du "hasard", et si nous sommes attentifs, il se produit un genre de déclic, une compréhension, une excitation.

Forcément c'est excitant: c'est comme d'aborder un continent inconnu et pourtant presque amical déjà.

La peur, la peur de se tromper est là, la peur de ne pas y arriver aussi. Voilà ce qu'on ne ressent pas à continuer à faire ce que l'on sait faire.

La maison XI intervient à ce moment là. C'est comme de mettre les morceaux de puzzle en place. Le ciel, la terre, les arbres...notre horizon.


  La peinture est importante pour moi, elle représente peut-être le seul endroit où mes ressentis peuvent s'exprimer réellement
Il n'y a pas de savoir-faire pré-établi, je suis dans le risque permanent de me tromper de voie, d'attacher de l'importance aux désirs des autres, ou aux miens trop raisonnés.
Mais c'est un domaine où je n'ai aucune envie de côtoyer mes homologues.
Partager leurs questionnements, leurs paysages intérieurs ne m'attire pas, ce serait un leurre de penser que ce doit représenter l'entourage idéal pour moi.

Pourtant, je pourrais penser que c'est ma voie ? 
Non, c'est juste un moyen d'expression très indispensable.

Le but de mon existence, je ne lui ai pas donné de définition, je ne l'entrevois que par bribes, je le laisse s'installer, peut-être qu'il n'aura de réalisation que dans une prochaine vie,
mais j'y travaillerai inlassablement.

Au fait ma maison XI?    Elle est en Scorpion, et Neptune y a fait son nid.

Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir
Communauté : Le Monde Spirituel - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Vendredi 26 juin 2009
edit de 16h59: Toujours à propos du film "Home"  : 
à l'origine de cette expression: éco-tartuffe,     il y a eu ça:

Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT
envoyé par mattlouf - L'actualité du moment en vidéo.




Hier j'ai ressassé les innombrables photos prises aux Etats-Unis , l'été 2006.
On a grevé notre dette carbone en prenant l'avion (et pas moyen de se racheter une "indulgence", comme YAB...), mais cet autre ailleurs, le découvrir avec les gars... c'était bien...





edit de 11h32:
Bon okay je vais pas très vite, mais si si, je bosse:



Par Planeth - Publié dans : Vie de famille
Communauté : Nés(es) en 1964 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mercredi 24 juin 2009

edit de jeudi 16h:Home
C'est marrant, je n'étais pas encore allée voir le film "Home" sur internet..
Pourtant j'ai bien aimé jusqu'ici les films "très jolis" que fait YAB du haut de son hélico, même si légèrement agacée voire ironisante quand à son emphase un peu boy-scout.
 J'avais beaucoup aimé l'idée de ce reportage de plusieurs heures sur des gens de pays divers et variés, tentant de donner chacun leur définition du sens de la vie, de la famille, du bonheur, etc...

        Et là, comme un arrêt sur image, un doute, une suspicion?
        Sur ce "très-joli-film-vu-d'hélico"? 

    En entendant aujourd'hui l'émission de Mermet, effectivement, cette mise en scène a comme un goût, un sacré goût de rance même, il semble que ce film ait été financé par de grandes enseignes très friquées, pas très bien traitantes de leurs employés (FNAC), pas très respectueuses de l'environnement (fauteuils toxiques de Confo) etc etc.. 
Comme un goût? Comme un dégoût, serait plus juste.

Comment appelle-t-il ça, Mermet? de l'éco-tartufferie...

C'est juste minable... et dangereux, et hautement toxique pour la planète.

Je n'irai pas voir "Home" sur internet.



   edit de jeudi:

Observer les oiseaux, ce n'est surtout pas les chercher, vouloir les trouver, les scruter d'une façon inquisitrice.

Si on s'arrête, comme transparent, comme un feuillage soi-même, les yeux balayent la végétation, ou mieux ils ne font rien, ils sont comme deux lucarnes tranquilles, on n'est qu'une vaste lucarne tranquille.

Un mouvement, un froissement d'aile, un éclat blanc, et l'oeil se pose tranquillement, sereinement, sur l'oiseau. Il ne le prend pas, il ne le capte pas, il l'effleure.
 Un autre bruissement quelque part et notre regard recueille quelques battements, un mouvement de la nuque de l'oiseau.. même sans en avoir l'entièreté, on devine par son geste, parfois, quel est l'oiseau.
De la même façon, quelques feuilles chuintantes au bas du chêne, et la pupille s'affine comme celle d'un chat, pour caresser dans la tangente le mouvement d'un lézard, d'un souriceau, d'un orvet...

Observer une personne devrait tenir de la même respiration: ne pas capter , ne pas jauger, ne pas prendre, laisser le regard effleurer, la conscience de l'autre se faire, deviner, sans s'appesantir, laisser l'idée prendre corps.


                                                        ~~~~~~




Photo F.Patay Oui, je sais, je l'ai déjà mise, mais j'en adore l'atmosphère et ça me rappelle de bons souvenirs, cette maison, les meilleurs...


  Courir le matin dans la forêt, ça permet parfois de mettre en mots les multiples signaux que l'on perçoit au fil de nos périgrinations internes..  J'appelle ça débobiner la bobine.

Je suis en train de m'approprier le livre parfait de Steven Forrest (avec un nom pareil forcément): Le Ciel intérieur. Comme me l'a fait remarquer ma copine C, il se boit comme un roman. Et plus encore, il s'infiltre , on l'absorbe comme une vague douce montant sur la plage des Dames.

Moi qui crie victoire à chaque fois que je pense avoir décodé un morceau de mes corridors intérieurs, je commence à comprendre que des portes, il y en a un certain nombre, et que ce n'est pas en en ouvrant une ou deux qu'on a les réponses à toutes nos questions.

Il y a la porte de "comment je me positionne face à l'autre", la porte de "sais-je donner, sais-je recevoir?", la porte de "donnez moi des questions, pas des réponses", enfin là je parle pour moi..

        Donc ce matin en courant, j'appréhendais le fait que si ma vie n'est qu'un flot de questions continu, ce n'est absolument pas un souci pour moi, et je ne veux pas qu'on me donne des réponses, je veux qu'elles s'insinuent en moi lentement, comme absorbées par ma respiration, je veux continuer à penser que certaines n'appellent pas de réponses dans cette vie-ci, je ne me sens vivre que dans la quête, pas dans la certitude.
Ma peinture est à l'image de ça, je ne me positionne pas dans la certitude de ce que je veux représenter, je suis sur un cheminement  peut-être intuitif, mais yeux et oreilles ouvertes,  quelque chose doit venir sur mes toiles, mais qui l'amène, est-ce moi? pas sûr, en tout cas pas besoin d'avoir la réponse à cette question.

Maintenant, l'évènement de ce dimanche m'a montré un autre secteur de ma forteresse, et le mot est choisi à dessein.
Une lune en Cancer en maison VII pouvait signifier pour moi (et c'est jusque là ce que j'en avais traduit) un besoin de cocon familial, une tendance mère poule, un surinvestissement de la relation de couple et parentale.
Bien que cette image ne soulève pas chez moi une adhésion totale, je m'en contentais.

Mais la lune en cancer m'apprend en fait bien autre chose:  le fameux bouton ON/OFF, l'art et la manière de créer autour de son soi émotionnel une paroi aussi inviolable que de l'acier.
Le drôle de la chose, c'est que le virtuel, sans dangers, fait tomber toutes mes défenses: mon coeur se fissure ou implose devant un film, en écoutant une musique, en lisant un texte. Il faut bien que ça passe par un canal de dérivation!
Mon mercure en ascendant s'agite comme un lutin aux multiples visages, et j'adapte mon comportement aux circonstances, comme un caméléon. Donner le change..

    Y-a-t-il quelque chose à modifier à cela, est-ce un mal, est-ce un bien? 
Si j'en suis à me poser ce genre de questions, c'est que la petite personne"je ressens" planquée comme une souris demande de l'air,  mais ne trouve pas la clé.

Car mon urgence à moi aujourd'hui, c'est le besoin de donner,

mais si je ne sais pas recevoir, mon offrande sera vide.

 

Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir
Communauté : Nés(es) en 1964 - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Dimanche 21 juin 2009
Voilà, j'ai enfin trouvé un format adhoc comme le poisson...
J'espère que mes coreligionnaires ne m'en voudront pas d'avoir feint penser qu'elles étaient d'accord pour apparaître ici... J'occupe exagérément la vidéo pour cause de mien doud vidéaste, désolée
 Le morceau de zique c'est "The pretender", des Foo Fighters, un morceau lumineusement fourni par Simon , merci à lui et à son à propos musical!




Le truc, c'est que cette fois je l'ai vue... la porte du fond. Celle derrière laquelle je me planque quand c'est "trop".
Pendant presque deux heures, je n'ai eu aucun mal à m'agiter, sourire, accoler, étreindre... Mais en fait, je n'y étais pas, à l'étage concerné ... genre en anesthésie locale, voyez... 
Je me doutais que je possédais un interrupteur ON/OFF, pour les situations difficiles. Là, je l'ai vu.

J'ai quand même réussi à m'arracher un centimère carré d'intérieur de joue.

J'admire mes copines qui assument le trop plein d'émotion, le stress un peu électrique généré, sachant en reconnaître les effets dans leur fatigue, dans leur vertige ultérieur.
Moi je disais: nan, ça va , ça va super... En passant la soirée comme une loque sur le canapé au lieu de courir les concerts de la fête de la musique, j'ai fini par me douter de l'astuce de mon petit cerveau..Salopiaud va...

Sinon, comment dire, on espérait que ce serait comme ça, mais le voir en vrai c'est quelque chose, les gens qui s'élancent de loin , ceux qui hésitent avec un sourire et cèdent enfin , ceux qui remercient le geste, ceux qui disent: mais moi j'en ai besoin! ceux qui font durer, ceux qui serrent fort, 

Les filles, ah, les filles elles comprennent tout de suite, elles sont géniales, mais les gars finalement, pas si coincés, pas si fuyants,

Finalement ce sont souvent les couples âgés qui étaient le plus loin de nous,  le moins concerné, le moins accessible...


Alors c'est sûr, on le refera!!


n'empêche, qui a réussi à faire les plus beaux doublés.. hein AnneC?
Par Planeth - Publié dans : Expériences...
Communauté : Nés(es) en 1964 - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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