Publié le 30 Avril 2007

Là, chui sûre de faire un tabac avec un titre pareil! Trop forte!

A y est, reviendue, ah la la, je vais mettre 6 mois à m'en remettre de dame Cuba...

En 15 jours, on a mené une vie de chien errant, c'est dingue, moi qui aime rester là à regarder, j'étais obligée de bouger aussi, Terd'av comme disent les habitués, c'est pas du sirop pour la toux c'est moi qui vous le dis, et encore c'était "famille", d'aucun vous diront que c'est du nougat pour les mamies à dentier, mais bon.

Donc je commence par la fin, de toutes façons j'ai horreur des trucs bien ordonnés, faudra vous y faire, et donc, on a dormi par terre à Santiago, ouaip, c'est dingue non?
 
En fait on devait prendre un transfert (traduire "avion", mais ça fait moins "terd'av") de Santiago à La Havane, avant dernier jour, vers 21h.  En arrivant à l'aéroport: surprise, il est annoncé que l'objet en question part non pas à 21h mais à minuit.... (oui, je l'ai pensé aussi).

Mercédès, notre merveilleuse guide, (c'est son titre en entier, je ne le redirai pas à chaque fois, c'est un peu comme "José marti, notre héros national", ça se dit comme ça, en fait faut pas chercher à raccourcir normalement), Mercédès donc, prenant son courage à deux mains, va solliciter pour ses frèles voyageurs au moins un repas en attendant, et nous prenons le bus joyeusement  pour notre enième repas de poulet-ou-porc-ou-boeuf avec du riz.(Cuba, haut lieu de la gastronomie, et surtout du riz) accompagné de sa non moins habituelle Boucanero, bière genre rousse , bien bonne ma foi.

Avant 10 heures on arpentait de nouveau le carrelage de l'aéroport, et une source bien informée nous annonçait que l'avion ne partirait pas avant 1 heure du matin.

On a pris nos quartiers à l'étage, entre les toilettes et le bar fermé, on a tassé nos sacs, et installé le campement, jeu de cartes chez les gars, position allongée chez les adultes.

 

A une heure, on a levé le nez, l'avion n'était visiblement pas encore disponible.. Mercédès était de plus en plus désepespérée, on avait bien un avion, mais l'équipe technique venait d'ailleurs, puis avait fait une pause à Cayos Coco, puis on apprenait que finalement y avait probablement pas eu d'équipe technique ,donc on attendait éventuellement un commandant  arrivant d'autre part, qu'il fallait  compter peut-être 2 heures et demi voire trois heures..

De fil en aiguille on est parti avec une autre compagnie vers trois heures, arrivés à La Havane à 5h, à l'hôtel vers 6h, couchés vers 6h et demi et on s'est levé à 9h pour visiter la ville...  On a repris l'avion de retour le soir même à 23h.

Cette fois j'ai pas lutté. L'avion ça me rend claustro, j'ai les pores du nez qui s'éclatent avec la clim, les genoux en bataille, des crampes dans les fesses, le siège devant s'étale sur moi, mais là, j'ai rien dit, j'ai fait comme si tout allait super bien, et donc tout est très bien allé, on a même dormi dans l'avion, tous, c'est une vrai performance parce que d'habitude, même sous la torture, on ne dort pas en dehors d'un lit, dans la famille, on est très exclusif.. c'est comme ça. On a même pas vu les deux films, enfin que des petits bouts. On a même pas vu certains passages de plateaux, bref une réussite. On saura la prochaine fois que pour bien dormir dans l'avion, faut dormir dan un aéroport la nuit d'avant.

D'ailleurs c'est dans ce genre d'occasion qu'on découvre des trucs fondamentaux:

On peut dormir sur le carrelage avec un sac à dos qui contient des chaussure sous la tête et plein de gens qui passent en discutant fort et en vous regardant. Et même, si on a froid (because la clim) on peut mettre ses bras à l'intérieur de son tee-shirt, et  en étant positive on a l'impression d'avoir une légère couette sur les épaules, c'est réconfortant.

4 garçons entre 9 et 14 ans peuvent jouer au Uno pendant trois heures sans se disputer (presque pas ou alors un tout petit peu sur les coups de 2 heures du mat) , sans réclamer à boire, à manger, pipi, quand est-ce qu'on part, et pourquoi on part pas, et qu'est-ce qui se passe, rien de tout ça. Là je dis bravo.

Un Cubain peut avoir un accent canadien à couper au couteau, sans avoir mis un pied au Québec, et pas trace d'accent cubain. (moi je dormais à moitié mais grand dadou a tapé la discut avec et j'étais persuadé qu'il parlait à un montréalais pur jus).

Le carrelage de l'aéroport de Santiago est propre.

Le monsieur des toilettes est resté jusqu'à 1 heure du matin, assis sur sa banquette et en pliant des petits tas de PQ qu'il posait à côté de lui .
(A Cuba y a pas de papier toilette en général, mais parfois il y a un préposé pour distribuer quelques feuilles à chacun )

Ce soir là pas un seul avion n'est arrivé ou parti à l'heure. Mercédès m'a dit que c'était la première fois qu'elle voyait ça. Qui a porté la shkoumoune? (C'est quand même le nôtre qui a battu tous les records niveau retard)

Il faut savoir que Santiago venait de gagner la veille le championnat de Pelota contre la Havane, après 14 ou 15 victoire consécutives de celle-ci. Ce qui a donné lieu à quelques festivités...On peut peut-être avancer l'hypothèse que pas mal de monde le lendemain a pu être en dessous de ses performances habituelles..

L'avantage c'est qu'avant je n'imaginais même pas comment faisaient les gens qu'on voyait à la télé pour dormir dans les aéroports en grève. Maintenant si.

Notre avion, de la Cubana, et non pas de la Air Carabean (puisqu'on a changé) nous a pris pour des nuisibles et enfumé dès notre départ avec des émanations d'un truc froid et blanc légèrement(sic!) parfumé au plastique et à autre chose d'indéfinissable. Ces fuites  blanchâtres s'échappant de sous nos fauteuils ont terrorisé quelques retraités allemands, dont une, particulièrement chanceuse:  En rangeant son sac dans le logement du haut, elle s'était déjà refermé le battant sur les doigts, puis son sac posé à ses pieds s'était volatilisé ( un steward a tiré sur le tapis de sol qui faisait des plis, pfuit, le sac a filé un mètre derrière), puis ce gaz terrorisant! Elle s'est terrée dans son fauteuil.

Il y a plus d'une demi-heure de l'aéroport de La Havane au centre ville.

Le dommage de l'affaire, c'est que l'hôtel qui nous attendait  est un truc somptueux, avec un patio, en plein centre du vieux La Havane, une vieille batisse, hispanisante, altière, avec des portes pour faire passer des éléphants, une suite rien que pour nous deux les parents, avec salon, salle de bain en deux parties, chambre avec deux grandes portes fenêtres et persiennes, un truc de 150 mètres carrés au bas mot, et qu'on y a dormi un peu plus de deux heures...

Je continue  un peu plus tard! ;)

 

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Cuba in live

Publié le 30 Avril 2007

Hello tout le monde, on est rentré hier soir, à minuit, après 24h de voyage (trente avec le décalage et deux nuits blanches ah la la) c'est fatiguant ces vacances, je me demande pourquoi les gens partent s'épuiser ailleurs alors qu'ils pourraient se reposer chez eux... c'est diiingue...

En tous les cas merci aux petits mots, c'est bien agréab' ma foi, merci les fiiiilles!!!

Je tape à la vitesse d'un éclair au chocolat le premier billet du voyage et je vous mets ça tout chaud je sais pas quand,

 bisous

pour les comm', c'est pratique!

 

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 11 Avril 2007

Et voici ma Swannie, alias la souris, bombinette, petit pétard, bubble-gum, auto-tamponneuse, j'en passe et des meilleures, ma pépète d'amour..
Arabo-Corse de 8 ans.

édit de 19h11:

pour illustrer nos débuts j'ai essayé de mettre en image:

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Rédigé par Planeth

Publié dans #zistoires

Publié le 10 Avril 2007

Sur le départ, sur le pied de guerre, le pied de grue, les foies, l'angoisse, l'excitation..

On part...loin...vendredi soir. Je n'arrive à rien imaginer, ni l'avion, ni là-bas...depuis trois semaines, ça me démange, y a une étiquette qui gratte, y a des trucs pas faits dans les coins, des soupirs des frissons, et puis là, ça y est, j'ai lâché, largué les amarres, plus que 3 jours, plus rien de grave, je me sens comme un duvet sous le vent, j'ai la tête à ça, c'est comme au ski, une fois la trouille passée, on se sent mangée par la descente et on lâche la rampe, bonheur du vide qui nous avale. Là c'est pareil, je suis déjà partie.

capturer le reflet, capturer l'enfant...

copyright A.Patay

Il a fui par l'autre côté!

Laisser le jardin...

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 9 Avril 2007

 

     A force de visiter des blogs de gens qui stripent, qui BDisent, qui griffonnent à la vitesse d'un cheval au galop, et dont les personnages ont une vraie personnalité, ça m'a titillé évidemment, ch'u une sâle copiteuse, tout ce que je vois de bien j'ai envie de le faire... mais bon, moi j'ai jamais pratiqué ce style là, ce dessin rapide, drôle, juste, je sais pas faire...

Mais en essayant là tout à l'heure, ça m'a encore économisé un cumulus en dollards chez le psy: j'ai décomplexé ! Si! En cherchant ma figure avec trois traits, j'ai dû résumer: j'ai collé mes valoches, ma mâchoire de garçon, mon grand pif, mes cheveux courts, et là d'un coup, j'en avais plus si honte finalement. Ce personnage là, bon il est pas sorti des limbes encore mais je comprends mieux le truc, se fabriquer un soi en papier c'est drôlement cool!
   Merci les Bdistes de tout poil, les Chicou et compagnie, les Boulet, les Soph... je sais pourquoi vous faites ça , je vous ai démasqué , youhou, et je m'y colle (un petit peu) parce que ça fait du bien de plus être seulement en viande!

 

 

En vrai je ressemble à ça: (je montre de loin  hein, c'est intimidant quand même!)mais j'ai coupé les cheveux...

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Crobartitudes

Publié le 8 Avril 2007

  

Aujourd'hui grâce à Hélène (qui vient d'ouvrir son blog tout bébé, ouiii, on va vite le voir , allez allez!) j'ai découvert également le blog Chicou chicou, et voilà, du coup j'ai rien pu faire d'autre, donc pas de billet aujourd'hui, parce que chicou chicou c'est drôlement drôlement rigolo-bizarre-fendant...

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 7 Avril 2007

 

Mon sauveur, l'acupuncteur

Pi en plus ça rime...
J'explique: pour plein de raisons sûrement mais que j'ai du mal à mettre tout bien à plat tellement y en a trop,  genre : "On a pas eu d'hiver", ou alors," le printemps est déréglé", ou bien, "ah ces putains de changements d'heure", ou juste, "je suis cyclothymique", bref, depuis quelques temps j'avais l'impression que d'un côté y avait moi, enfin physiquement, avec l'enveloppe et tout, et puis un peu plus loin, dans les limbes, mon intérieur. On dit d'ailleurs être  à côté de ses pompes, c'est très exactement la sensation que j'avais.

Bon c'est pas douloureux, j'étais pas énervée, ni rien, pas spécialement morose, pas de douleurs nulle part, on pourrait dire finalement que tout allait bien.. sauf que ... je n'étais pas chez moi. Il y a même des jours où je ne savais pas quoi dire!!! Là c'est très très inquiétant!

Bref j'ai tout de suite pensé à mon sauveur acupuncteur. Il n'y avait que lui qui puisse me tirer de ce mauvais pas.

D'ailleurs rien qu'en prenant le rendez-vous ça allait déjà bien mieux. Il est lui-même assez étonné de ce phénomène parce que c'est un genre  "je m'la péte pas du tout" et ça c'est assez admirable.

Or donc, comme la dernière fois (et oui maintenant je suis une vieille routarde de l'acu, j'ai déjà fait, trop d'la balle), je m'allonge sur le matelas douillet (ben ça compte qu'est-ce que vous croyez) , petite musique space mais bien cool, avec petits zoiseaux, petit odeur d'encens qui embrouille un peu le neurone, j'ai l'impression d'être chez le psy, (je sais pas comment c'est, vu que je n'y suis jamais allée, mais si ça se trouve ça ressemble à ça), d'ailleurs j'ai failli lui dire qu'il pourrait se reconvertir vu que quand on s'allonge sur son divan, on a tout de suite plein de choses à raconter..

Mais je suis pas là pour ça donc je le laisse quand même bosser, le pauvre ,si je commence à lui raconter ma vie, on y est encore demain..

Le but du jeu c'est d'expliquer ce qui ne va pas (ça c'est sympa): douleurs diverses, bobos en tout genre, sensations désagréables, désenvoutements, retour d'affection, puis d'attendre ...Il note plein de trucs sur son petit carnet, fait tirer la langue (on a l'air super malin à ce moment là), prend le pouls chinois (y a le chou chinois aussi, mais c'est pas la même chose) et d'après tout ça, la sentence tombe: vous serez piquée là et là, par trois fois, nan, en fait il en déduit que certains organes sont tristounets, pas dans leurs baskets eux non plus, faut faire circuler les énergies tout ça tout ça. Donc moi, c'était le foie. Des fois c'est un peu la rate qui s'y colle, mais là, c'était le foie. Il m'a dit je vous dénoue le foie, je savais pas que le foie faisait des noeuds tout seul, ça me paraissait un truc assez compact, et en fait c'est fragile ce petit organe.

Le truc de ouf c'est qu'il sait au moment de planter l'aiguille si ça fait mal ou pas, parce que dans ce cas je le griffe, et ça je n'arrive même pas à imaginer comment il le fait. Il m'a dit qu'il le sentait dans l'aiguille....c'est dingue....
Bon je rassure le tout venant, les aiguilles ça fait pas mal, on ne sent même pas quand elles entrent, par contre on sent quand ça touche le "réseau", ça fait une petite, très légère décharge électrique, parfois ça brûle un peu, parfois, l'aiguille veut bien entrer mais plus sortir, enfin c'est assez sorcier ce truc quand même..

Une dans le nombril, deux dans les poignets, deux dans le haut des chevilles, c'est pas le moment que je fasse la maline là, mais non, on est bien relax, je pourrais même m'endormir si je ne ressentais ce besoin pressant de raconter des trucs, je vous dis, son job en fait c'est psy mais il ne le sait même pas..

Après, si je suis sage, j'ai droit à une bougie chaude promenée au dessus du nombril, là, c'est le top du top. Puis un peu de piercing dans le dos et le tour est joué, le temps passe vite mais je suis restée une heure de ma vie, quand même..

 

 

Quand c'est fini, je descends en voletant les escaliers, je bondis jusqu'à ma voiture, je rentre dedans comme un papillon...Y a comme une lourdeur qui est partie, ... c'est vrai, mon foie est sacrément primesautier maintenant, je le sens!... J'arrive à la maison, je gare la voiture et là en ouvrant la portière , une beauté me frappe: dans l'herbe une touffe d'espèce de trèfle avec je ne sais quoi comme fleurs, les couleurs, c'est du technicolor, le vert est fluo, le rose est lavé au mirlaine, j'en ai les mirettes toutes esbaudies.. je sais maintenant ce qui m'a tant manqué pendant que j'étais absente de mes chaussures: les couleurs des choses!!

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...