Publié le 31 Mai 2007

anti_bug_fckA lire , passionnant, comme d'hab... On se bidonne pas c'est clair, comme j'ai entendu l'autre jour et j'ai trouvé l'expression pleine de délicatesse : "c'est pas la fête du slip", mais bon...
L'article sur l'éthanol est déprimant, celui sur la banque du Sud un tout petit peu encourageant.

Sinon, après avoir lu sur "rue89" l'affaire du journal censuré par Chavez,  et que ça me fasse avaler de travers, j'ai trouvé intéressant de tomber dans un des commentaires sur l'adresse suivante:
http://www.voltairenet.org/fr qui donne une autre vision de la chose.. ou l'art de se faire manipuler au long des jours... Recoupons, recoupons toujours!!

       C'est tout pour aujourd'hui, faut que j'aille dans l'atelier , il me crie "viens, viens!"
 Mes couleurs s'éclaircissent , on dirait que je quitte un peu les rivages des tons moroses ou hivernaux, je vous montre ça bientôt..

Voir les commentaires

Publié le 27 Mai 2007

 

  baba yaga

En ce moment je m'avale à grands traits "Femmes qui courent avec les loups". Une soif de berbère, un appétit d'ogresse pour ces mots qui sont comme autant de petites clés pour moi.
Il n'y a pas de hasard, ou le hasard est bon pour moi, il me fait obtenir au moment où j'en ai besoin cette chose réconfortante comme une mère de substitution. Elle ne me connait pas mais elle approuve ce que je suis, elle ne me renie pas, elle me demande de pousser les portes, de grandir, et de fleurir, et c'est exactement ce que j'en attendais sans le savoir.
Elle me raconte des histoires, des phrases me transpercent comme des aiguillons d'argent , j'ai envie de me redresser de voutée que j'étais , et de ne plus renier ce que je produis. 
Je dépose ici depuis quelques temps des photos d'enfance sans savoir pourquoi, et en avançant dans ma lecture, je comprends qu'on éprouve parfois le besoin de rendre hommage au petit personnage qu'on a été, à ce qu'il a traversé, aux jugements qu'il a subis, et malgré tout à la petite énergie sauvage qu'on a sauvé  comme une  flamme à l'intérieur d'un carcan d 'éducation. 
Ce message est universel, combien de petites filles ont été condamnées sans douleur apparente à rentrer dans un moule: Tu seras une gentille petit fille, efface ces sautes d'humeur, ces fantaisies, tu dépasses trop de la limite, tes raisonnements sont stupides, conforme-toi, identifie toi,  tu es trop indépendante, trop raisonneuse, tes idées sont farfelues, tu n'arriveras pas à trouver un mari de cette façon, ... soupirs et yeux au ciel.
On devient enfant trop sage, ou enfant rebelle, ou garçon manqué pour accéder à la liberté.
Ce n'est pas une lamentation, ou alors dans ce cas, nous sommes des milliers à devoir nous lamenter, et à devoir aujourd'hui nous poser la question: qui es-tu au fond? que voulais-tu? qu'avais-tu à créer?

La porte s'est entrebaillée ces derniers temps, ma petite énergie sauvage cogne du front, piétine, fouaille, elle est orgueilleuse et têtue, elle veut filer de l'avant, elle a des choses à faire , peut-être pour ça que je fais un enterrement de première classe à la petit fille sage que j'étais , je lui dis: je te reconnais, je t'accepte, je veux me souvenir de ce que tu voulais, ne t'en fais pas. 
Je ne dis pas que je vais y arriver facilement, mais je vais tout faire pour.
Et garder dans ma poche la petite poupée à la jupe blanche et aux bottes rouges.(Dans le conte de Baba yaga narrée dans le livre, il y est fait allusion car elle représente l'héritage laissée par la mère morte à sa fille et représente l'intuition)

le petit chaperon rouge
   ps: ces deux tableaux datent de 2005, je n'ai jamais compris d'où ils sortaient, ni pourquoi je les avais peints...et d'ailleurs je ne les ai jamais terminés, ils ont disparu sous d'autres coups de pinceaux, d'autres sujets.
     

Voir les commentaires

Publié le 24 Mai 2007

 

1964, maman-louve 

maman-louve, hiver 64

Ce que j'aimerais,
c'est qu'il n'y ait plus que des jours blancs, 
plus de jeudi, de mercredi, de ouikendes..
Des jours sans définition, sans programme, sans missions, pas de jour des courses, de jour-taxi, de jour perdu. 
Ce que j'aimerais c'est qu'il n'y ait pas de jours de vacances et de jours de travail, pas de jours de fêtes et de jours sans fêtes, j'aimerais qu'il n'y ait pas de calendrier, pas d'horaires de repas, pas de jours avec et de jours sans, pas de lundis.
Que des jours blancs qui s'ouvriraient le matin sur rien, pas de programme pré-établi, juste du temps sans étiquette.
Alors peut-être que je guérirais de mon mal de temps, de mon insavoir, de mon incapacité.


Une fée douce s'est penchée sur mon berceau et m'a soufflé:" tu aimeras le temps qui passe comme les gouttes de pluie sur le rebord de ton chapeau, comme le va et vient des oiseaux dans ton champ de vision, tu aimeras la lenteur et la patience."

  Puis une autre fée est arrivée, essouflée, en claquant la porte et m'a jeté: "dépêche-toi, dépêche-toi" et elle est partie aussi vite qu'elle était arrivée.

        Depuis je me dépêche de faire ce que j'ai à faire pour faire de la place pour les choses suivantes, j'aime les faire vite et bien si possible, et ne pas laisser de creux entre chaque chose, et ma tête me hurle à chaque seconde: "Attends, tu n'es pas pressée ! Qui te pousse à remplir les blancs ?"


    La fée douce  m'a emmené vers des carrières indéfinies et brumeuses, des choses entamées et jamais terminées, un goût pour poser mes mains et mes yeux sur la toile ou le papier, elle m'a donné un  Dou' qui tolère ma musique capricieuse, mes accès d'efficacité et mes lenteurs, des enfants qui ne s'étonnent pas de voir leur mère passer des heures sur des tableaux  qui ne finissent jamais.

   La fée rapide m'a donné la culpabilité de ne pas remplir chaque seconde, l'obligation de les remplir, l'angoisse de n'être pas assez efficace, le remord d'avoir passé du temps juste comme ça, pour le plaisir.

  Fée rapide me tient en laisse et à l'oeil, elle ne comprend pas mon goût pour la peinture. 
Si je l'écoutais, je passerais ma vie à veiller que tout soit en ordre et bien rangé dans la maison, à faire des menus , une cuisine  épatante, de l'ordre et de la propreté. 
Regarder chaque matin mes enfants sous le nez pour traquer la moindre incartade au savon, leur faire tenir leurs affaire dans un ordre impeccable, ne pas oublier une virgule, un mot, une leçon à apprendre, veiller sur leurs copains, leurs visites, leurs allées et venues. 
Virevolter autour de mon dou' chéri pour qu'il ait l'impression d'avoir Missiz Bzzz à la maison, la reine du ménage et de la tasse de thé au moment opportun.

  
Mais je me bouche les oreilles avec des acouphènes, je fuis les vitres sales et les moutons sous le divan en ne les regardant pas, je cours à l'atelier, je mets la radio, ouf, je lui ai échappé encore pour quelques heures..

Voir les commentaires

Publié le 21 Mai 2007

moi.JPG 

 

Comment dire, là, j'ai tout bonnement une révélation à vous faire: je suis une fille ... Mais oui.     Dingue....

J'ai appris ça ce week-end, en cherchant quelque chose à me mettre pour aller danser (pas la techno... le quadrille irlandais pfff!) 

    Un jean comme d'hab? 
Jean-baskets quoi, allez! Tu vas pas faire un fromage. 
 Quoi tu veux pas te mettre en garfille comme d'hab? Ben pourquoi, tiens, quelle drôle d'idée? Nan je veux une jupe... ouiii je suis sûre, j'ai envie de mettre un truc qui flotte et même froufroute si c'est possible, pi avec ça, une ou deux bricoles qui font jolies sur le poignet , pi autour du cou..

bon c'est dommage j'ai pas encore pris le temps de trouver des petites choses d'été pour les pieds, on appelle ça quoi, des ballerines? Un nom qui fait léger, ou des sandalettes, un truc pour tournoyer... c'est pas grave pour cette fois je prendrai mes tites baskets plus très blanches, ça ira, on va pas chipoter. 
Tout en me bavardant avec mon moi-même qui était assez héberluée faut le dire, je fouillassais dans mon bazar: 
   -Jean, jean, treillis, short en jean, treillis d'hiver, ah une robe, tiens, je m'en souvenais plus de celle-là, l'ai mise une fois, l'année dernière juste après l'avoir acheté puis pffft. Ca devait être quand belle-soeurette était là, une impulsion pi après plus rien, elle a dormi tout ce temps dans le placard...Elle est pas si nulle, la couleur me botte, voyons, si j'osais.
Oui bon, on voit mes jambes, j'aime pas ça, mais quand je suis en short on les voit aussi, je fais pas tant d'histoires. Et quand je me baigne, je suis pas en pyjama non plus, donc... faut être logique. 
Re-voyons ça? mmmm, oui ça fait fille quoi, pas l'habitude, ça c'est sûr, mais bon elle veut ça, la nénette qui squatte ma tête, on va pas la contrarier.
Réflexion des deux mectons: ouai, ssss, c'est bizarre, hein, on a pas l'habitude, tu vois en treillis moi j'aime bien c'est trop la classe, avec des super lunettes de soleil, une autre coupe de cheveux, ça le fait..  P'timimi: ouai, tu serais pas mal en Lara Croft tu vois ce que je veux dire?
Ils sont zinzins, "ta mère en lara croft" sera la nouvelle injure mode ici. 
Est-ce qu'une seule nana normalment constituée s'imagine en machin tout moulant lycra-nylonné brillant , pi des grosses godasses de l'armée, pi un fusil mitrailleur? 

'Fin bon, j'y suis allée en fille, finalement, vraiment! J'ai pas tout abandonné lâchement à la dernière minute. J'avais le soutien enthousiaste de mon Dou' aussi, faut dire, ça aide...
 C'était une vraie envie, pas juste un truc genre: j'suis cap si je veux.
Et même j'étais assez à l'aise, et même pour danser la folk c'est chouette, et même peut-être que ça me re-arrivera...on sait pas...
Des fois des éclairs de lucidité me traversent: non ce n'est pas ridicule de mettre une robe. 
Ca se peut qu'on en apprenne tous les jours de trucs comme ça? 

On a bien appris l'autre soir, les copines et moi, qu'on pouvait chanter un truc dans une langue complètement étrangère, (plus étrangère y a pas), ensemble, pas mal, et tout ça sans réfléchir! Mais c'est une autre histoire....

Voir les commentaires

Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 19 Mai 2007

69gardes.jpg

         Bon, je vous préviens, cette conversation n'aura ni queue ni tête, même si pour moi ça a sûrement un sens puisque je mets tout ça ensemble ...mais, bref..
 
         Or donc l'autre jour, j'avisai une charmante petite carriole en ferraille au cul d'une voiture lambda, elle était agrémentée de grilles sur ses 4 côtés ce qui avait permis à son propriétaire de la remplir d'un gros tas de végétation sacrifiée.
Cela me mis en joie, quel ustensile agréable et pratique, me disais-je en la lorgnant... comme on doit être content d'emmener ainsi ses affaires sans craindre de les perdre en chemin.
J'aime beaucoup les ustensiles adaptés, comme tout le monde,  c'est d'ailleurs à se demander si les gens n'ont pas des activités pour pouvoir se fournir du matériel ad 'hoc: Les chasseurs...chhhht...les pêcheurs, oui.... les cyclistes, ahhh les cyclistes, et leur petit bermuda moulant (avec le petit rembourre-c...lles), le tee-shirt criard collant qui va bien, la pitite casquette , les lunettes de ouf... y en a d'autres hein. 
 Pour chaque activité entreprise, un monceau de matériel acheté avec amour et convoitise, et dont quelques semaines ou mois plus tard on se demandera comment on va bien pouvoir se débarrasser.

Curieusement de cette réflexion derrière la petite carriole est venue une autre pensée, quand même pas mal éloignée, mais bon voilà. 
Je  réflexionne souvent sur les rapports humains, parceque vraiment ça, c'est un truc de la mort qui tue, d'une complexité et d'une difficulté effarante, à se demander comment il se fait qu'il n'y ait pas plus d'ermites sur terre.
Or donc, je me disais:
 Quand on se lie d'amitié ou d'amour avec quelqu'un, au début, une sorte de leurre s'installe. On est tout fou parce que qu'on veut montrer ses meilleurs côtés bien-sûr, et en le faisant ça nous met en joie. 
On est agréablement surpris de pouvoir déployer avec autant d'énergie autant  d'agrément pour l'autre personne. C'est l'expression  "se mettre en quatre".
 En fait on fait "visiter sa maison", et ça produit exactement la même chose que quand on fait réellement visiter sa maison, on est content de redécouvrir les lieux avec d'autres yeux et parfois bêtement satisfait, avouons le.. 
Puis au bout de quelques temps, la magie s'estompe, le carrosse est redevenu citrouille. On a bien fait visiter, l'autre nous apparait alors pour ce qu'il est vraiment, ayant oté à son tour son habit de fête .
On est un peu décu, forcément. Ce nouvel ami ou amour mérite-t-il encore toute notre attention? Est-il plus lourd de poursuivre la relation ou mérite-t-elle un petit effort d'adaptation pour  prendre sa vitesse de croisière?

         Longtemps je ne me suis même pas posé cette question, après les démarrages fulgurants, mon intérêt nettement diminuait et l'autre devenait pesant. Et de ce constat naissait parfois une petite amertume: Où suis-je où vais-je? Suis-je donc incapable d'entretenir un lien quelconque?

        Mais en y réfléchissant ces temps-ci, je me disais  que comme les dizaines d'activités qu'on teste et qui nous font mourir de passion pour tout le beau matériel qu'on peut y adjoindre,  il n'y en a qu'une très petite quantité pour lesquelles on aura le souffle nécessaire  sur la durée..     Tout ça est très normal et ne mérite pas qu'on se désole.
Cela  n'empêche qu' il est parfois nécessaire d'apporter quelque soin à une relation, comme à une plante un peu fragile.
Voilà,désolée, mais parfois j'ai l'impression qu'il me faut un temps fou pour piger des expressions toutes bêtes.. enfin pour les piger vraiment!

Voir les commentaires

Publié le 16 Mai 2007

Ben je suis pas plus avancée qu'hier, niveaux mots, je suis en panne, là, j'en ai plus en magasin. J'ai collé mes cheveux mes yeux mes doigts mes coudes mes mains, mon nez sur mes petites toiles toute la journée ou presque , ça fait que là j'ai plus de mots.

IMG-3881.JPG 



IMG-3882.JPG

Voir les commentaires

Publié le 15 Mai 2007

Une flemme de blog, c'est un flog?
Alors dans ce cas là, je vais fouiner dans mon fatras d'ordi, je plonge la tête dedans, j'en retire une aquarelle ou deux, pour passer le flog...
Z'inquiétez pas, c'est pas une flemme de tout, ça peinturlure dare dare, alors c'est pour ça, me reste pas bp de temps pour le reste, vous lire , tout ça...

Le canal à Saint-Florent 

copyright A.Patay


Le port de Bastia

copyright A.Patay

Voir les commentaires

Publié le 12 Mai 2007

Souvent me vient cette question quand je peins:

Est-ce qu'à partir du moment où on a la sensation de la facilité c'est bon signe?

Pour plein d'autres choses, j'ai le sentiment d'être sur la bonne piste quand ça devient "facile", un choix, une façon de s'y prendre, une amitié, mais pour la peinture évidemment, je suis plus compliquée.

Quand je file sur ma toile, je jubile sur le moment , OK, mais en définitive, quand je regarde ce que j'ai fait, si ça me semble mignon ou joli,  le doute m'empoisonne: j'ai fait "facilement" quelque chose de "joli". Horreur et damnation.

J'ai l'impression très nette d'avoir fourré toute ma dose de masochisme juste là , dans la peinture. 
   D'habitude j'aime plutôt me faire du bien, lire des trucs qui m'intéressent plutôt que les pensums "à lire absolument", manger ce qui me plait, tant mieux si ça colle avec la diététique, sinon tanpis, porter ce qui me plait, enfin ce qui me gène le moins, alors OK c'est pas toujours top, vu qu'un bon treillis et mon incontournable grosse veste de ski acheté en l'an 40 à Grenoble me conviennent tout à fait.
 Si je vais vraiment dans le facile pas d'efforts, je vois de moins en moins de monde, je ne répond pas au téléphone, je me scotche sur internet, bon là d'accord c'est plus très bon.

Mais dès que je suis devant mon chevalet, il faut que ça devienne difficile, il faut que j'en bave, que je jure, que j'empoigne , que je bataille, pour avoir le sentiment d'avoir visé juste, complètement névrosée ma pauvre chérie...
Pourtant hier, comme c'était agréable et doux d'ouvrir franchement la porte à mon obsession: l'habitat, la maison, l'antre, le nid, le cocon..

J'ai tourné autour depuis plusieurs tableaux, décrit sans  nommer, entraperçu, fait deviner, et puis là plaf, je suis en train de tomber dedans .

Je ne sais pas si c'est positif.

IMG-3880.JPG    IMG-3878.JPG

Pour tout dire ça m'inquiète et ça me ravit en même temps, j'ai osé faire un truc dont j'avais sûrement envie.

En même temps je ne crois pas avoir usurpé le droit de faire des petites maisons toutes cons, j'ai tellement travaillé cette sacrée matière, cet espace de la toile, je ne dis pas que la couleur ne demanderait pas autant de recherche, je sais bien.
 Je ne me suis jamais quasiment approché du sujet, je ne m'en suis pas préoccupé jusqu'à présent , c'était vraiment accessoire, anodin, là ça ne l'est plus on dirait. 
Et du coup je crains d'avoir franchi un portail interdit, je me demande dans quelle mesure les réflexes judéo-chrétiens imprimés dans mes gènes ne m'influencent pas: tu choisis le joli chemin facile, ou la petite sente épineuse, attention, fais attention ...etc..etc...

Voir les commentaires