Publié le 30 Juin 2007

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Bé oui, c'est Juin, une grosse envie de ne rien faire sur l'ordinateur, je vous lis et les billets s'amoncellent dans ma tête, mais rien au bout du clavier. 
Cela dit, j'ai franchi une de mes innombrables limites ces jours-ci, donc j'ai moitié une excuse: je peins des chevaux...

J'en ai illustré des bouquins sur les chevaux, j'ai dessiné des mors, des ferrures, des poneys, des clotures, oui ça j'en ai fait. 
Mais je ne me suis quasiment jamais risquée à mettre le bout d'un sabot dans une toile. Trop peur de la glissade mortelle, du dérapage, de la bifurcation malencontreuse: -le bel entier aux cheveux longs et blonds qui galope sur la plage, montrant avantageusement ses muscles souples devant des gerbes d'eau sur un fond de soleil couchant... 
Bref peur du kitch, du couvercle de  boite de chocolat, du canevas , du poster ado.

J'en étais donc restée là.. 

Puis...une visite chez Bénédicte a commencé à fendiller mes belles défenses, on pouvait donc s'en sortir avec ce sujet là.
Puis en passant à la sellerie où j'avais déposé quelques aquarelles (de chevaux, si..) j'ai vu que petit à petit, je les avais vendues, l'une après l'autre. 
Moi qui n'expose pas, nulle part, ça m'a donné un petit coup de fouet, comme une envie. 
Continuer mes recherches, mes petits champs, mes petits habitats, et puis aussi, trouver le chemin de l'animal, une piste à moi, pourquoi pas.

Hier soir, nous sommes allés écouter, mon Dou' et moi, le groupe "Barbara Furtuna", à la cathédrale de Saint-Florent, la toute petite, la charmante cathédrale de St Florent.
  Ces quatre là ont créé de leurs quatre sons, un instrument merveilleux, extrêmement travaillé, harmonieux, souple, parfois tranchant, mouvant comme un serpent, comme une vague, toujours nostalgique (mais quelle musique corse ne l'est pas?), parfois tragique, parfois drôle.

Et je me disais que plus encore que le répertoire choisi, ce que je retenais d'eux comme une signature indélébile, c'était ce miel de voix, cet accord, cette création sonore qu'ils avaient accompli ensemble.Que peut-être si une influence externe venait à les inspirer, ils quitteraient alors les rivages des harmoniques corses, mais ne les quitterait jamais ce chant du ciel qu'ils avaient su mettre en oeuvre.

Faisant le parallèle avec mes propres doutes sur mon univers thématique, je me suis dit que l'enfermement dans lequel je me complaisais comme par obsession, réduisait mon champ à un mouchoir même pas brodé, conflictuel, miséreux, car j'avais peut-être confondu le fond avec la forme, la lune avec le doigt de celui qui la désigne, le champ du créatif avec le sujet.
 Que l'important n'était peut-être pas dans ce que je voulais représenter mais comment je l'avais représenté, nourrie de quoi, de quelles expériences, de quels sentiments, et que donc il ne devait pas y avoir de sujets tabous, de pistes interdites, que chacun devait avoir la possibilité de s'approprier  l'univers et de le retraduire avec son propre langage.



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Publié le 22 Juin 2007

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Je vous dis pas les sueurs froides, les tremblements, les auréoles sous les bras juste pour essayer d 'amadouer ma hantise du commercial. Je me suis tellement convaincue que j'étais nulle à ce petit jeu que là c'est une véritable épreuve  du feu que je viens de franchir, j'ai apprivoisé Paypal! si! 
Alors pas ici hein, je ne suis pas sûre que ça plairait à Mr Overblog, mais sur ma planeth de base, j'ai osé, j'en suis encore toute trémulante, fibrillonnante, et super fière. Pourvu que ça fonctionne!
Donc en résumé, y a maintenant possibilité d'acheter en ligne ici un de mes tableaux!
 
Peut être qu'après, je me lancerai aussi à mettre des dessins en vente. Il faut d'abord que je trouve un système d'emballage chic et choc et pas cher..

Bon je ne suis pas très inquiète, ce n'est pas moi qui gère, c'est l'organisme cité plus haut et c'est plutôt commode comme truc. Alors, zou! On verra bien!  Mais ça prouve que des choses bougent dans mon petit crâne! Yes!

Alors si vous allez voir maintenant, vous serez sûrement déçus, je n'ai pas encore fait la signalisation, c'est tout comme avant, sauf dans la page "expo"où on voit les petits boutons magiques. Mais je vais bientôt arranger tout ça!
 

Edit du 23:
Je me rends compte qu'en allant sur mon site on a parfois un pop up qui s'ouvre avec genre "lingerie sexy" ou je ne sais quoi d'autre, désolée, je sais pas trop comment l'enlever et comment c'est venu, ce n'est pas volontaire! si quelqu'un sait d'où ça vient! 
(édit du 25: j'ai trouvé :ça venait probablement d'un compteur, j'ai tout enlevé!!Yes!)

Et puis, après la remarque de Mab , il faut que j'ajoute que tous les tableaux ne sont pas à vendre, certains n'existent plus, ou sont vendus, je ferai un bon nettoyage et explicatif petit à petit, pour l'instant c'est un peu brouillon! Et je mettrai les prix de façon plus claire aussi!

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 14 Juin 2007

 

 

copyright Patay(c'est typiquement le genre de cliché où on vous dit: regardez bien dans le coin en haut à droite y a un fantôme!)

L'autre nuit  (mmm y a deux jours à peu près) j'ai fait un magnifique cauchemar, le beau cauchemar, le vrai, celui qui nous soulève d'angoisse , le coeur qui tape , les yeux écarquillés dans le noir, qui nous fait tâter le drap autour, la forme d'un dou' à côté, tenter de reconnaitre le rideau, la porte, la chambre.

Dans un appartement très sombre (la nuit?), je me battais avec une silhouette , une femme, un peu hommasse, cheveux courts, plus grande que moi. 
A un moment, je me suis rendue compte qu'on ne se battait pas pour rire, qu'elle voulait me fracasser, me trucider, m'éventrer si possible. 
Je me disais: ce n'est pas un être humain, c'est un démon . Et pour moi, la vérité était là, l'être avec lequel je me débattais était le diable ou une incarnation du mal, et je savais donc que je n'avais aucune chance de m'en sortir. 
  Des policiers cherchaient à me tirer de là. Pour combattre ce type de monstre, ils avaient une solution: ils prévoyaient  de faire passer (où?) des wagons de cadavres sanguinolents, pour attirer "la bête" hors de chez moi. Je voyais ces wagons, l'odeur atroce, et je continuais à me battre. 
Et puis tout à coup je me suis dit: mais il en moi ce démon, il est dans ma tête c'est tout, et j'avais envie de rire, un énorme soulagement m'a envahi , alors  la "chose" s'est volatilisée. 
Et je me suis réveillée...

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Publié le 9 Juin 2007


Vierzon, 1986(voir la tête que je fais sur cette photo, c'est parlant!)


A la lumière du
livre que je viens de fermer (et que je rouvrirai de temps en temps, régulièrement) une évidence vient de m'apparaître: 
Je suis terrorisée par la peur de "mal faire".
Tellement d'ailleurs que j'ai soigneusement évité toutes les sources d'angoisse, je bosse chez moi, pour moi et sans regard "supérieur" au dessus de mon épaule, j'ai évité du mieux que je pouvais toutes sortes de concours et lorsque je ne pouvais m'y soustraire, j'y fonçais tête baissée, éperdue, en me disant "tant pis".
(Ceci me rappelle des épisodes liquéfiants de sorties en CSO ou dressage )
Malgré tout, j'ai sauvé la face en adoptant une apparente sérénité, un flou, un air relax, à tel point qu'étudiante, j'étais soit surnommée Gaston Lagaffe(pour la silhouette hypra dynamique), soit Peace and Love.
Tant que je n'ai rien à affronter, tout est ok. J'évite tout ce qui me causerait la moindre incertitude, obligation, rectitude. Je mets fin moi-même à mes contrats d'édition, je plante les vélléités d'auteurs qui éventuellement travailleraient avec moi, je saborde mes capacités en les minimisant ou en les ignorant d'une façon parfaite, bref j'évite.

Rien ne m'est plus doux que de pouvoir dire: " Je suis vraiment nulle dans ce domaine là, mais untel ou unetelle est vraiment top". Encore une cachette de trouvée.

Mais jusqu'ici, je n'avais pas  mis de mot juste sur ce petit travers.
Et puis hier, grâce à Cécile, je me suis tout à coup rendue compte que je pétais de trouille, toute grandelette que j'étais. Peur de ne pas y arriver , de ne pas maitriser vraiment, d'être dépassée. 
Et voilà, ça avait un nom, je voyais exactement la petite panne, la petite merdouille qui avait coincé quelque chose dans mon fonctionnement. 
J'avais la trouille et qu'est-ce que j'étais contente de savoir que j'avais la trouille, de savoir pourquoi, et de pouvoir le montrer à tout le monde, et même...c'était pas grave.

J'ai suivi mon fil de pelote hier soir, et me suis souvenue de mon père qui regardait tout ce qu'on faisait d'un air dubitatif, qui m'imaginait parfaite et ne comprenait pas quand je faisais une réflexion idiote ou quand je ramenais une note moyenne,quand j'étais juste moi.
 Ma terrible envie qu'il soit fier de moi, ses soupirs las, ses "mouai..." ses "bof" , ses remarques incessantes sur tout ce qui constituait ma mère: son rire (insupportable), ses mouvements  (trop brusques), sa façon de ranger (pas bien évidemment), sa façon de cuisiner (bof),. 
Et pourtant je l'adore encore mon père, tout mort qu'il est, mais ce contrat de dupe qui me lie encore à son appréciation, peut-être que maintenant je pourrais le mettre au feu? Peut-être?

Je me souviens, j'avais 10 ans, je devais présenter un exposé, je l'avais longuement préparé, c'était sur la vigne je crois. Mon dossier il tenait la route, j'en suis sûre. Mais j'ai demandé à la maîtresse si on ne pouvait pas considérer ça comme juste un essai et pas comme un vrai exposé. J'avais trop peur que ça ne soit pas "assez" bien.
Je ne vais pas disgresser sur le fait que longtemps pour les garçons aussi, j'avais l'impression de ne pas être à la hauteur, ou en tout cas pas sur la même planète,ou transparente, mais c'est une autre histoire...

Bon ok ça a l'air super simple comme ça: ouai on a trouvé la solution, y a plus de problèmes. Mais je suis pas une voiture moi, on ne peut pas changer une durite comme ça, j'ai mis un nom sur la chose, c'est déjà pas mal, mais je sais bien que j'aurai encore la trouille.

 Me reste à l'accepter  comme faisant partie du jeu..

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Publié le 5 Juin 2007

Histoire de rien , entre deux huiles, je me suis amusée aujourd'hui à faire des petits crobards... 
Une envie qui rôde par en dessous, de compléter les moments de peinture avec la récréation autour de l'illustration. (il faut dire que certains textes sont très tentants, n'est-ce pas Eryn?)
 Etre capable de ... 
Serai-je capable un jour de faire des illustrations? De les publier?
 Alors il faut que je rôde encore un peu autour de cette idée...
petite féePetite fée

mectons...

J'ai aussi rangé mes cartons à dessins...
   enfpon.JPG

  croquis2f.JPG 
enfants.gif 
rencontre-copie-1.jpg 

rajout d'aujourd'hui (6 Juin):
 J'ai retrouvé dans mes multiples cd qui servent jamais PaintShop Pro7, alors comme avec Gimp j'ai quelques soucis, j'ai essayé celui-là; le but c'est de pouvoir coloriser mes dessins-crayon sur l'ordi. J'y ai passé un temps fou, pour découvrir toutes les fonctions, mais c'est rigolo comme tout!

fillettes.jpg 

et un petit crobard crayon pour la route

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Crobartitudes

Publié le 1 Juin 2007

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çui là je l'ai encore retouché, mais maintenant je crois que c''est fini.

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çui là, je ne 'l'aime pas tellement  (si sûr de lui, quel effronté!) mais il était sûrement nécessaire, terminé aussi.

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une bizarrerie dans le potage, mais elle me faisait envie cette petite dame, restera-t-elle?

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un petit chaperon rouge, réminiscence de 2005 ou inflence du livre que je lis? sais pas..comment va-t-il finir aussi celui-là?

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çui là est sans doute mon préféré , j'espère le finir.

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et un petit ovni pour la fin, il est rigolo, mais a-t-il une suite?

voilà c'est tout pour aujourd'hui!

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