Publié le 22 Juillet 2007

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Depuis que Mimi Premier a eu la géniallissime idée de creuser un trou dans le jardin, me poussant alors dans mes retranchements, et dans l'achat d'une bâche et de quelques poissons rouges, un petit monde s'est créé dans un coin du jardin.
 
   Après avoir         -  Installé la bâche  (pas du tout ce qu'il faut, un truc transparent super fragile sur une autre bâche genre grise pour le bois, pffff des amateurs j'te le dis moi!)            
                            -Empli le trou,
                     
                           -Etre allés cherché du sable DE RIVIERE (si!) dans des seaux en une promenade exténuante, 
                           - Noyé le mini étang avec ce sable qui l'a transformé pendant quelques jours en brouet dégueu super dégueu. 
                         - Patiemment attendu tout ce temps sans maugréer enfin presque pas, 
                         - Fait l'acquisition de  8 petites chosuscules rouges frétillantes pas du tout sensées habiter des endroits sauvages mais plutôt des aquariums sombres et cocoonés, 
                         -Etre allé à la chasse aux grenouilles des steppes, en avoir ramené quelques-unes, avec des bonnes paroles...
                        -Sauvagement kidnappé des plantes qui avaient rien demandé à personne mais qui ont dit :"bon" et qui ont bien voulu pousser là où on les avait mises.

     Au bout de tout ce temps là, oui au bout de ça, on a vu l'espèce de trou krado devenir un petit paradis pour tous, un aqualand mini jungle pour les petites bestioles que s'en est un ravissement.
   Faut juste qu'on prévoie une plage parce que les hérissons risquent la noyade  (j'en ai sauvé un in extrémis l'autre jour) en plongeant du 5m.

Ajoutez à ça le fait que le raisin  à côté est presque mûr (oui, déjà) et les brugnons (pourrites, rien à récupérer, sâle temps tiens!) sont un délice de chaque instant pour tous ceux là.... 
Que du bonheur!
(j'ai pas pris les poissons en photo, ils sont contre)


photo prise par M-Huyette
               photo prise par Simon Huyette



  photo prise par Simon Huyette                 photo prise par ma pomme                 













(Ces photos ayant été prises par la Huyette's compagny, je me suis fendue d'un siouper logo, j'suis fière!)

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 11 Juillet 2007

Habiter une station balnéaire, c'est voir arriver dès le mois de Juin une foultitude de gens qui se mettent en 4 sur une affaire diablement sérieuse: être en vacances. 

 Des groupes lents dans Saint-Florent marchent à pas comptés: - les familles

         Papa, maman,  deux ou trois enfants tout autour, on sent que la parentitude s'interroge sur le prix de tout, des glaces, des serviettes de plage, du repas du soir, et que ça enraye sérieusement la belle après-midi. 
Il faut occuper les petits, la plage bien-sûr,  et peut-être quelques excursions, mais pas trop loin, sinon ils auront mal au coeur, les routes sont sinueuses, qu'est-ce qu'on va faire pour s'occuper soi, des bouquins, regarder les autres gens, qu'est-ce qu'on aurait été bien à la maison, sûrement pas toute cette foule, pas d'angoisse pour se nourrir, et tout un tas d'occupations, j'avais un bon bricolage en route, moi mes rangements d'armoire, et tante zézette à inviter. Ici on est loin de tout, va falloir s'adapter, c'est les vacances...
Sur la plage, la nature est rebelle, le sable s'infiltre partout, le vent s'en mêle, fouettant les cheveux, rafraichissant l'atmosphère, fermant les livres et les revues, pas moyen de lire tranquille, les enfants sont excités, se balancent du sable, réclament à manger, il faut veiller à ce qu'ils n'envahissent pas le territoire des voisins de plage , pas de jeté de ballon, de boules, de balles de tennis ou de raquettes qui font spotch,à moins de venir à 6 h du matin quand la plage est déserte.
Il y a des fourmis, ne pas sortir les biscuits, des mégots planqués sous le sable, quelques objets flottants entre deux eaux dans la belle bleue. Malgré le vent, le soleil est vorace et le peau  cuit à vue d'oeil..
Le temps n'est pas à la détente autant qu'on aurait pu le souhaiter, parents en vigilance de niveau 9, enfants rêvant de liberté et retenus au transat familial, le conflit guette.

   Pendant ce temps ,les "baroudeurs" ont pris possession du village,  traversant la place des boulistes comme la forêt d'amazonie, ils sont venus , ils ont vu et ils ont vaincu.
Ils ont le teint déjà halé, une tenue "de campagne" juste négligée, coton froissé, couleurs végétales, un bob écru jeté en arrière du crâne ou un vieux  chapeau de brousse déniché au "vieux campeur"..
Le must est de se balader pieds nus au milieu du village, l'air lointain, être comme chez soi dans les boutiques, plaisanter avec ces braves commerçants, arracher d'un coup de machoire sauvage le bout de la baguette de pain qu'on vient d'acquérir, traverser nonchalamment devant les voitures, sans un regard, parceque ici ça se fait, nan? si ça se fait! et aussi de s'arrêter avec la voiture au milieu et de papoter... 
Ils déambulent dans Saint-Florent comme dans une jungle bienveillante où ils seraient le Tarzan et la Jane de service, l'impression d'une maitrise totale de l'habitat indigène et des us et coutumes locales.
Des Corto Maltese parisiens en goguette...


Les vieux du village, assis sur la muraillette, les regardent sans plus, l'habitude de l'été envahissant, mais détaillent tout de même du regard  les déhanchés féminins et les cuisses dévoilées sous les paréos, les commentant entre eux.. en corse.
Les restaurateurs les cajolent, les palpent, les couvent, les poules aux oeufs d'or.

Meilleurs clients que les familles...


Le long du port, amarrées et exposées, les grosses chaloupes de luxe, noms exotiques, personnel de bord à foison, les  yachts bodybuildés se poussent de l'épaule, se compressent, s'empiètent, pour mettre le bout du nez sur le quai d'honneur et qu'enfin ses occupants puissent manger sur le pont arrière, devant tous les badauds.


Ahhh, parlez moi de la Chaise Dieu, petite ville pétrie d'abbaye, venteuse et froideuse, et calme et souchée au granit qu'il m'en vient des frissons de tendresse....

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Rédigé par Planeth

Publié dans #zistoires