Publié le 24 Septembre 2007

A lire absolument: Le "Monde diplomatique" fait également un bimestriel thématique(Manière de voir).
Celui d'Octobre-Novembre est titré: "Les droites au pouvoir": un certain nombre d'articles pour dénoncer de façon très objective les ravages de la droite, au travers par exemple de l'expérience du thatchérisme en Angleterre, chemin que le gouvernement actuel français a l'air de trouver à son goût .

Nul n'est besoin d'être fin politologue pour "apprécier" la tactique sarkosiste: 
  -Désigner à la vindicte populaire les ennemis de la France et de leurs foyers: Actuellement les chiens d'attaque  et les pédophiles (étiquetés, nommés, tout juste si on ne donne pas l'adresse du dernier cité, vive le lynchage) (à ce sujet lire cet article de mon Dou')
   -Pendant ce temps, asséner les annonces de réformes façon tir de mitraillette, ne pas laisser aux syndicats le temps de se mettre en ordre de bataille, et laisser les gens pantois et médusés devant ce travail de sape .
   -Prendre soin comme les gouvernements précédents de monter les groupes entre eux: fonctionnaires, bénéficiaires de régimes spéciaux, police, immigrés, etc...fastoche.

   -Afficher une  camaraderie rigolarde (ça en serait même comique si ce n'était pas dangereux) avec les plus grands requins de la planère (Bush et Poutine), et quelques murènes (Kadafi)

Bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Travailler pour son petit club très fermé (Le 1% qui possède  richesses et pouvoir dans ce pays) était de toute façon son seul but même pas vraiment inavoué (d'où le magnifique cadeau fiscal, cadeau qui à lui seul aurait pu combler le gouffre de la sécu)

Braves gens "de base", bêlons ensemble:
 Oh c'est pas bien, "il" supprime des postes de prof dans l'enseignement,(35 élèves dans les secondes des lycées de Bastia),
 Oh c'est pas bien, on va payer de plus en plus pour ce service public primordial qu'est la santé(au fait on payait pas des impôts pour ça déjà?)(Lire là: chez "Vive le feu")

etc... etc...


 Etre unis contre lui

Un petit lien pour la route, ça soulage:  http://lecharanconlibere.blog.20minutes.fr

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Le monde est stone

Publié le 24 Septembre 2007

non, ceci n'est pas ma maison
La première chose que je fais quand je rentre dans ma maison, c'est d'ôter mes chaussures et mes chaussettes..

je parle rarement de mon quotidien , il n'y a pas de raison évidente, je n'y pense pas, je n'en ai pas envie voilà tout, (même si j'aime beaucoup aller retrouver le quotidien de certains blogs, ben oui c'est comme ça).
Donc voilà un scoop, (enfin pas tout à fait, j'en ai déjà parlé , tout au début de ce blog, il y a longemps, presque 9 mois (tiens donc!)):
j'aime être pieds nus le plus souvent possible.

En suivant ce fil, voilà ce que j'aimerais: habiter dans un lieu sans meubles, où on est facilement par terre et non juchés sur des trucs, chaises, escabeaux, divans,
Il y aurait des tapis très beaux par terre, des nattes, des trucs de laine, pas des trucs de poil, il y aurait beaucoup de murs blancs mais usé le blanc, le blanc des murs qui ont de la bouteille, le blanc qu'on met sur les pierres sans arriver complètement à les cacher, ou sur des murs de terre, ou bien des murs de bois, mais pas partout.   Pas de meubles donc, mais le mur pourrait être façonné d'étagères incorporés dans le matériau, indissociables.

L'autre jour je parlais du sentiment qu'on a d'être nomade ou sédentaire, si vous vous débarrassiez de tout ce qui fait votre armature d'éducation et de conventions, vers quelle voie iriez vous, vers quel habitat?

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Publié le 20 Septembre 2007

Entendu hier aux infos : un père d'origine africaine et résidant belge désirait faire venir ses filles en Belgique il devait faire la preuve (à ses frais bien que cela soit demandé par l'administration) par un test ADN qu'elles étaient bien de son sang.
Par malheur, l'une d'entre elle semble-t-il  ne l'était pas. Elle est donc restée dans le pays d'origine (seule???)
Donc, cette jeune fille, qui est la fille de sa mère à  priori,  n'est plus la fille de son père?  Son père étant le mari de sa mère et ayant reconnu l'enfant est pourtant bien son père , juridiquement! 
Donc cet enfant, il devient quoi?  Il n'est plus reconnu enfant de la famille???

C'est absurde, on nage dans l'absurde en ce moment, et je vomis ces institutions  complètement à côté de leurs pompes sociales.
Quand à nous, nous avons hérité d'un dictateur, puisse cela nous rendre unis contre l'adversité, et nous donner l'envie de faire corps contre ce déferlement de réformes  qui ne permettent même pas un semblant  de débat. C'est Lucky Lucke matiné de Lénine? Ce président tire plus vite que son ombre? Mais mal..

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Le monde est stone

Publié le 18 Septembre 2007

Palais de sable -2



En continuant  à dérouler la bobine, qu'est-ce que je trouve?

Cycliquement je me sens redevenir nomade, je me projette ailleurs, et enverrais volontiers tout valdinguer autour de moi, tout balayer, pour ne garder que l'essentiel: les trois mecs qui forment ma famille.
Je me suis toujours méfiée de cet état d'esprit là. Une fois de plus l'éducation me rattrape par le col pour me souffler: "Dis donc ma belle, c'est quoi ces envies: fuir? Faire tomber le chateau de cartes pour le remonter ailleurs? C'est mal, tu sais? Ca veut dire que tu n'as pas de constance, pas de fidélité, pas de patience...Il faut construire lentement et durablement, et conserver chaque acquis. Tu gaspilles , mon enfant, tu es instable!  "

    Si j'avais résisté, jeune adulte, à l'appel du sac à dos, je serais peut-être toujours en train de frotter la sciure de mes boots usés, la clope roulée au coin du bec et en train de lancer comme au premier cours mes directives éraillées: "demi-voooolte!" 
Si je n'avais pas fait 10 clubs, restant 8 jours là, un mois ici, comment en serais-je arrivée à la conclusion que ce métier n'était pas fait pour moi?
Si j'avais eu de la constance à l'époque, je me serais pliée, adaptée, engoncée dans un rôle qui n'était pas le mien.

Donc revenons à nos moutons: partir, c'est mal, rester c'est bien. C'est ce qu'on a essayé de m'inculquer. En déménageant tous les deux ou trois ans, pas facile.
Donc ça n'a pas marché.
Mais m'en reste toujours l'empreinte, et donc une certaine culpabilité à l'idée de ne pas respecter ces consignes .
Où je suis, je plante des arbres, je plante des graines d'amitié, avec l'espoir de voir pousser et fructifier tout ça, et un peu  d'angoisse à l'idée de devoir le gérer dans le temps.

Mais l'obsession, tenace, est tapie: Rester c'est mourir un peu, et non l'inverse.
Je sais bien moi, que la répétition, les habitudes, les automatismes ensevelissent le temps. Les journées qui se ressemblent finissent par n'en faire plus qu'une. Trois jours ailleurs, et c'est un monde qui s'est déplacé, tout ce qu'on voit, tout ce qu'on ressent est différent. Trois jours à la maison sont trois jours comme les autres, noyés, rapides comme l'éclair.
En voilà bien, une idée adolescente: vouloir vivre chaque journée à 100%! (ça c'est ma petite voix interne, elle est insupportable, ironique, sceptique, elle me juge tout le temps)

Non bien-sûr, mais tout de même, pas au rabais.

En ce moment, j'ai l'impression de vivre à la retraite. Très bien, mais dans un truc doux moëlleux, confort, sans risques (enfin...presque..), et au soleil.
Il y manque le flot de la vie, on dirait qu'on est "à côté". C'était sûrement nécessaire, j'ai travaillé à l'abri, forgé ma conviction de peintre qui n'était qu'une petite feuille timide sous le vent .

Et maintenant je rêve de me risquer de nouveau, de nager fort, de voir les autres, la vie fourmillante sur la terre ferme.

Raser mon chateau de sable pour en construire un autre.

 
 

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Publié le 15 Septembre 2007


copyright Patay
          









(les conventions d'alors nous paraissent aujourd'hui si évidentes, si encombrantes...et nous ne voyons pas les notres!)




          Je rêve  ou nous vivons tous dans des palais de sable? Même pas de sable: de poussière, de brouillard, des prisons de fumée. des tourbillons, des constructions imaginaires, des mondes  immatériels.
"Je ne pourrais pas vivre sans ... peindre"  Un autre  me dit: "je ne pourrais pas vivre ailleurs qu'en Bretagne".
"Je ne pourrais pas me séparer de mes chats" (chevaux, chiens, perruches, serpents à plumes, etc...)
                              "Je ne pourrais pas me passer de... mon piano" (ma moto, mes photos, mon ordinateur, etc...)                            

Notre vie s'articule d'une façon extrêmement rigoureuse, sur des choses "indispensables", elle acquiert ainsi une rigidité qui , si elle nous était imposée, serait insupportable. Une dictature. Cela nous semble répondre à nos désirs, à nos passions, à nos affections. Mais le serpent s'enroule inexorablement autour de nous, le serpent des choses indispensables.

Et puis il y a toutes les choses que nous feignons d'endurer avec de légers soupirs de lassitude: mes enfants ont tellement besoin de moi, ils ne pourraient pas se débrouiller. Je suis obligée de m'occuper de leurs vêtements, (devoirs, santé, amis, etc...)
Encore des pièces s'ajoutent à la construction imaginaire, un étage de plus, le fardeau est enduré avec adoration, et impatience.
Après, ce sera bien quand....ils seront grands, ils sauront se débrouiller, mes parents ne s'inquièteront plus pour moi, je n'aurai plus à m'en occuper après, plus tard, quand je serai délivrée....

Parfois des ruptures, des accidents, des bouleversements cassent le beau montage, et on se retrouve léger, flottant, les racines à l'air, voguant dans le courant.
Mais ça ne dure pas, il faut réendosser des choses , reconstruire un monde de : "je dois faire, je dois m'occuper de, j'ai besoin de .."

Pourtant, on sait pour l'avoir vécu enfant, que tout ce qu'on a voulu pour nous nous semblait déjà un fardeau,  nos parents commençaient pour nous une construction de projets, d'idéaux, et nous le posait déjà sur le dos.

Moi j'aime peindre. Et peindre me sauve aussi . J'admets que cette chose (certainement pas indispensable comme je me plais à l'imaginer), me permets de ne pas encombrer la vie de mes proches, en bref, de leur "lâcher la grappe".
Si ma peinture s'enraye, et m'ennuie, je vais sans doute m'appliquer à remplir l'espace de mes enfants: conseils, avertissements, directives, répétitions, je me mets à surveiller leurs devoirs , le rangement des chambres, leurs allées et venues, à vouloir des choses pour eux,  bref à manger leur atmosphère, à poser des briques sur leur dos.

Toutes ces choses si indispensables(sic)...

En réalité, de quoi avons nous besoin:   -De manger, de dormir, de jouer, de s'aimer, et si possible de pouvoir exercer son esprit et son corps sur des matières qui leur résistent, se sentir bon dans quelque chose , oui voilà aussi sans doute une chose qui nous est vitale.

Et puis c'est tout.

Mais on a été élevé de telle façon que s'encombrer la vie fait partie de nos évidences, se créer des soucis, des responsabilités, on pense qu'un parent sans litanies n'est pas un bon parent, que la famille est obligatoirement une zone de conflits, puisque nous voulons des choses pour nos enfants, qu'ils refusent ou négligent..(les ingrats)

En, réalité nous voulons pour eux les choses que nous voulions pour nous, nous projetons sur eux les angoisses que nous avions, nous réparons à travers eux les manques que nous avons pensé subir.

Mais ils ne sont pas nous;


Désolée, j'ai encore disgressé par rappot à mon titre, enfin ça a un lien, mais , en fait , je réfléchis en même temps que j'écris, c'est pas toujours facile!





 

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Publié le 4 Septembre 2007

Ahem... maintenant que j'appartiens à une communauté, wow wow wow, ici , présidée par l'éminente "Loïs de Murphy de la griffe aiguë", (un nom à particule, tudsuite ça vous pose là), je me sens investie quelque part d'une mission:
Vous faire part, chers concitoyens et yennes de mes pensées les plus absconses.

Or donc là, subséquement, j'ai un sac à vider, pas celui de l'aspirateur, non non, ni un vieux sac de déprime moisie toute verdâtre, parceque non j'ai plutôt la patate parce que c'est Septembre et donc plus l'été et donc qu'on va enfin avoir de l'eau, j'espère .
(je sais je suis lourde pour les continentaux qui me lisent et qui ne se doutent pas qu'ici en Corse il fait beau 300 jours par an, et , pour une océanique comme moi c'est dur)


Non juste un gros sac de pensées que je n'ai pas encore eu le temps de vider sur mon clavier.

         L'autre jour, j'ai lu un article intéressant d'une thérapeute lambda qui avait soigné un type pour des douleurs importantes . (Autant signaler tout de suite que vu mes préférences en ce domaine il ne s'agit pas de médecine allopathique)
La dame fait parler le monsieur, entre autre sur son enfance, qu'il aborde sans émotion apparente, mais simplement pour faire le constat, encore une fois de façon extrêmement neutre, que ça n'avait pas été de la tarte, je ne sais plus pour quelle raison, enfin bref qu'il n'en avait pas de bons souvenirs.
Cet homme, par sa posture et son physique, semblait porter une armure lourde et rouillée, et de fait ses muscles noués, ses articulations douloureuse ne lui permettaient plus que des mouvements raccourcis et pénibles.
Une thérapie s'ensuit donc et permet à l'homme d'exprimer la colère, la solitude et donc la détresse qui l'avaient empoisonné dès l'enfance, et qui avaient petit à petit façonné son corps pour résister à l'hostilité du monde extérieur tel qu'il lui avait été donné de le percevoir.
 Le cheminement lui a permis semble-t-il de retrouver une ouverture au monde et donc peu à peu une meilleure mobilité.

   Ce qui me stupéfie, c'est d'observer le nombre de personnes (moi y compris) de qui l'on pourrait dire, ton intérieur t'a façonné, ton ressenti t'a donné telle ou telle posture corporelle.
Notre corps a tout pour pousser droit et tout à coup, nos épaules se voussent, notre colonne se tord, parfois nos vertêbres jouent aux dominos, sans qu'on ait fait le moindre travail de force, nos pieds se tordent, notre corps enfle ou au contraire s'amenuise jusqu'aux confins de l'inexistence.

Tel a le cou qui part vers l'avant comme s'il portait un sac sur ses épaules, tel autre au contraire se tient si droit qu'on a l'impression qu'on l'a enfermé dans la table de repassage. 
 Des épaules sont crispées, il y a des douleurs dans les bras, les machoires sont tendues, les dents serrées..

Et je pense à ce qu'ont vécu nos parents et grands-parents: guerres, privations, mariages souvent contraints, codes multiples à respecter. Ce qu'il fallait faire, ce qu'il ne fallait pas faire. Inégalités flagrantes entre hommes et femmes..

J'imagine que beaucoup d'entre nous (je parle des quarantenaires hein, les moyens vieux quoi ;0) auraient des choses à dire sur leur enfance. 
Les couples harmonieux et légers ne devaient pas courir les rues. L'autorité envers les enfants était la règle certes, mais distribuée de quelle façon, et avec quelles contreparties. 
On ne songeait guère à l'époque aux humiliations que l'on faisait subir aux enfants, à la violence à laquelle ils étaient parfois exposés, il s'était passé tellement de choses abominables en France qu'on allait pas chipoter pour une raclée mal dosée.

Nos pères étaient anxieux et enfermés dans leurs soucis, rentrant chez eux pour soupirer d'avantage sous le poids de la famille. Chez beaucoup d'entre nous, le shéma était le même: père autoritaire, mère silencieuse ou fuyante ou sapant en douce l'autorité trop pesante. Pas de discussions enfants-parents. Combien d'entre nous ont fait leurs découvertes successives tout seuls..

Et on s'imagine avoir échappé à tout ça sans dommages:" Moi, mon enfance? top..."

Sauf que: je n'ai jamais vu mes parents rirent ensembles, ni discuter sans s'engueuler. 
Il y avait tant d'inégalités de traitement entre mes frères et moi que ça m'a donné des complexes monolithiques. Avoir une famille me semblait quand j'étais petite, le summum de l'emmerdement maximal, et se marier une fichue mauvaise idée.
Pour parler à mon père, même adulte, je lui ai écris. 
Ma mère une fois séparée de mon père est devenue la personne qu'elle aurait dû être : drôle, indépendante et fantaisiste.. Mon père est resté claquemuré dans ses pensées , avec parfois des éclairs de plaisir, voire de bonheur, en regardant les petits-enfants (très peu nombreux).
Ce n'est pas une auto analyse que je fais là, mais partager des souvenirs sans doute communs à bien des gens de ma génération. 
Alors oui, on est courbé, tordu, avec des complexes bien enfouis, c'est pas très grave, mais cette question reste tabou bien souvent, et aller chez le psy relève encore de l'exploit face à soi-même et aux autres (d'ailleurs j'y suis pas allée, nan j'ai fait un blog, ha! ha! ha!)

S'occuper de soi, non en surface mais en profondeur , semble toujours superflu alors que ce devrait être la base . Il faudra encore une génération pour y songer.

L'autre jour j'ai observé mon fils de 15 ans (tous frais les 15!) il est droit, il est bien bâti, il est beau comme un astre, j'espère de tout coeur que ce qu'il a vécu avec nous ne ternira pas ce bel élan. 
Moi j'ai dû commencer à me vousser vers cet âge là.

 

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