Publié le 26 Mai 2008

Oui je sais, ça se fait pas de laisser le divan vide et la porte pas fermée, j'étais ailleurs, et pi même j'y retourne,  la blog-attitude me fuit, ou est-ce moi qui lui tourne (momentanément?) le dos? Plus d'inspire et trop envie de patouiller dans l'atelier..

Quelques crotitudes en passant! ;0)





Le reste est dans
"expo"! ;0)

bizous

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Publié le 7 Mai 2008


                                                (Le tableau n'a rien à voir, c'est juste pour voir si la photo que j'en ai prise n'est pas trop infidèle, c'est dur à prendre les couleurs pâles... 'fectivement, il est un peu plombé)




      Depuis que nous sommes revenus vers la civilisation (sic!), nous avons aussi redécouvert les zones artisanales.

Zone artisanale... ça évoque  l'osier qu'on ploie dans l'eau, la terre crue qui tourne sous des mains douces, le bois frais, enfin des trucs artisanaux, non?  On y courerait pour un peu, voir tous ces artisans au travail, dans une zone.. On avait oublié, un tout petit peu.

En fait on y court. Plein, beaucoup, des masses de gens y courent, toute la semaine, et même le dimanche en fait si ce serait possible, et ça l'est forcément.
Il se passe des choses dans les zones artisanales. On y vient pour l'éblouissement, pour l'aimantation, pour l'envoûtement.
C'est plein de choses faites pour nous, super gentilles et pleines d'amour pour nous.
Les zones nous veulent du bien.

C'est plein de "super", "géant", "maxi" trucs. Des cubes colorés, très jolis, énormes, avec de grandes bouches pleines de vitres, des panneaux grands comme des piscines olympiques pour marquer tout le bonheur qu'on va recevoir dans ces boites.

Alors bien avant l'heure, on se presse, on s'est muni d'un panier géant pour aller dans la boite géante. On a le sourire béat du patient hypnotisée ou de l'adepte lobotomisé d'une secte.

Hier, on était en panne, notre super machine chère à laver le linge  qui se déglingue depuis qu'elle a appris qu'elle n'était plus sous garantie, a dans un dernier effort fait sauter le circuit électrique de la maison.
Belle performance, je venais juste de trouver la parade à son tambour défaillant. Elle n'a pas supporté cet affrontement plus longtemps.
En fait elle en avait marre que j'essaie de la sauver. Et là, elle a trouvé un truc imparable, je l'allume, le fusible saute. Moi, là, je deviens comme une grosse bête toute molle. l'électricité c'est satan. J'y touche pas.

Donc, je sors ma lessive dégoulinante (là j'ai eu du bol quand même parceque l'autre jour, le tambour était coincé à l'envers, et là mes chatons, c'est pas de la tarte, j'vous le dis, au pied de biche j'y suis allée) et on se précipite Dou' et moi vers la zone artisanale la plus proche.

On a beau s'y attendre, on a quand même cet espèce de frétillement, d'angoisse joyeuse; on va acheter un truc.
Acheter un lave-linge c'est pas très glamour ni complètement exciting, mais quand même, 10mn avant l'ouverture, on était pantelants derrière les vitres du gros cube adéquat.

"Et si on allait pas trouver", "mais si, c'est énorme ici, y a forcément des centaines de lave-linge géniaux et des gens supersoniques pour tout nous expliquer",  le rêve. La légende. La promesse d'un monde meilleur.

A trois minutes de l'ouverture, les gens autour ont commencé à remuer un peu. Une famille de vieux est sortie de la voiture, on aurait dit qu'ils allaient à la kermesse, ou à la messe . Les monsieurs étaient sérieux, se tâtant un peu la poche arrière pour voir si le portefeuille était bien en place. L'expression grave mais néammoins un peu fébrile,  prêts à dégainer un sourire de joie pure. Les dames, devant, ensembles, le regard essayant de traverser les parois du gros cube, imaginant déjà les milles trésors qu'elle allaient pouvoir ramener à la maison.

En fait une fois à la maison, c'est plus si drôle. Non, le plaisir, c'est juste avant d'entrer. On ne sait pas ce qui nous attend. C'est forcément un monde merveilleux, des couleurs, de la musique, et toutes ces choses qu'on imagine même pas.

Dès qu'on a passé la porte, on descend d'un cran dans la béatitude.
La réalité c'est quand même un monde de mochetés chères et toc, et ça on en est tous plus ou moins un peu conscient tout de même.
Mais on fait avec, on continue à espérer.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça m'épuise, les zones artisanales. Dès qu'on y entre, mes yeux crachent des larmes de sommeil, je baille, mes pieds pèsent trois tonnes. Je fais peut-être une allergie.
Mais on sait jamais, je vais peut-être trouver, la prochaine fois, quoi... on ne sait pas...un miracle...


Au fait on a trouvé un lave-linge.. le moins cher, c'est cool.

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...