Publié le 30 Septembre 2008

 

 

 

      

 

 

 

           Je me sens tenue de venir au secours de mon blog .

 Je le sens désemparé, perdu, un peu à l'abandon, et ce ne serait pas juste que parce que de mon côté, je me sens pleine comme un marron d'Inde, je le laisse lui voguer entre deux eaux .
      En ce moment je ne suis pas loin de me sentir parfaite,
je le dit sans forfanterie aucune, bien-sûr.
        J'arrive à battre Dou (quelque fois) au ping-pong, (yes!), je me suis inscrite au cours de chant, (re-yes!), je cours, je médite, je qi-gong, je mange correk, je mincis,..

        Seule ombre au tableau, je me fais consciencieusement dévorer par les puces.
 
  C'est la faute de Chaussette: cette petite bébé râleuse voluptueusement installée sur notre couette dans son petit mantel de vair gris (ben non c'est pas du vair puisque c'est du chat (tais toi !)), avec ses petits chaussons blancs enfilés à moitié. Son regard souligné au khôl, son damier blanc et gris sur le menton, ses petits miaulements qui ressemblent à des cris de bébé.
       Mais l'asperger pour ça de KKbeurk monstrueusement chimique super dangerous?
Trop petite!
 Prendre son mal en patience.

         Trop de parfaititude de toutes façons serait ennuyeux.

 Je suis troublée que l'humain veuille reprendre sa place avec tant d'insistance dans mes tableaux.. Parfois c'est niet, pas l'ombre d'un pied ne s'immisce, mais là, un format impossible depuis plusieurs jours voire semaines cède enfin sur une silhouette.
Je ne décide de rien.

         C'est peu de dire que je suis morte de trouille: "Représenter" est pour moi comme une drogue dure que je tiens à distance avec mes petits bras velus.
J'ai été droguée de ça jusqu'à l'écœurement, et contempler le désastre sur mes toiles, de mes chimères merveilleuse qui devenaient de sombres ramassis convenus dès qu'elles s'étaient posées.. J'en ai encore le frisson.

        Ça me rappelle les symphonies que je composais sous mon drap, en attendant que la maisonnée se réveille, là-bas, à la Passagère. J'avais 8 ou 10 ans. Il y avait tout, les cordes, les cuivres, de formidables rugissements de percussions.
          Il y a certaines choses qui doivent rester fuligineuses.

J'adore ce terme: Fuligineuses.

    J'ai récemment décoré ma petite auto de motifs fuligineux. Pour moi cela signifie comme des filaments de brouillard, en fait c'est pour décrire ce qui est produit par la suie, bon c'est moins poétique.. Mais maintenant au moins, je la reconnais dans les parkings.

         Tout ça pour dire que je m'attends toujours au pire quand quelque chose de signifiant apparait sur mes toiles. Le serpent Kâ.. Je me laisse embobiner par le plaisir vénéneux d'esquisser un visage.
Comme c'est douloureux et émotionnant..

Et si c'est tellement flou qu'on peut passer à côté? Et si c'est tellement gratté qu'on peut s'imaginer que je ne l'ai pas fait exprès?
       C'est de ma faute aussi, je ré-écoute de la musique en peignant, et forcément c'est très illustrant. Quel est le mot déjà qui me fait frémir? 
Evocateur, voilà, c'est évocateur…
Brrrr, on peut s'imaginer le pire.
Je suis impossiblement romantique : dès qu'un motif musical me chope le gras du cerveau, quelque chose de mou, de mièvre, de tremblotant m'envahit. 

Si j'ajoutais à cela quelques motifs équestres, vous voyez d'ici le tableau, à vomir..

La tentation du joli.

Brefle j'en suis là de mes explorations peinturluresques, il faut que j'en prenne en photo pour illustrer mon propos, mais vous voyez dans quelle panade je suis, même si par ailleurs je suis parfaite..


 

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Publié le 25 Septembre 2008



                     Il parait que cette chienne est hyperlaxe....

Moi je dirais qu'elle est hyper relaxe.

On peut voir que l'atmosphère s'est réchauffée entre les deux belligérantes..

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 19 Septembre 2008



   Je ne sais pas pourquoi, cette expression me poursuit, elle est comme une aile blanche, parfois légère parfois violente, une aile de goéland qui viendrait fouetter l'eau. D'ailleurs quand j'essaie de visualiser mon "troisième oeil" c'est une paire d'ailes blanches que je vois qui bat au ralenti.
Tant de temps à penser qu'il ne faut pas vouloir au delà du raisonnable, qu'il faut savoir se cantonner, se contenter, tant de temps empli des choses à faire, et puis parfois les ailes blanches arrivent et sifflent au-dessus de mon crâne,  devant moi un champ à perte de vue, le champ des possibles.
 
    C'est comme une zone interdite, inquiétante et grisante à la fois, c'est trop violent pour moi, presque je voudrais que la porte se referme et redevenir paisible autant que je puisse l'être, mais qu'une fine poussière d'or ait eu le temps de se déposer sur mes mains.


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Publié le 16 Septembre 2008


Ah ben c'est malin!




        Bizarrement cela ressemble fort au souffle impertinent qui secoue mes couleurs intérieures, un vrai parallèle, ce chat serait-il shaman?

On a beau me dire que les dés sont jetés depuis bien longtemps, je sais, moi, que le "hasard"  comme une brise fraiche ouvre des portails rouillés, ou même des sentes dont on ignorait l'existence, je me dirige instinctivement vers un domaine qui me fait friser les moustaches que je n'ai pas, un vent de panique à bord, qui est là?

      Ai-je à comprendre ce que je peins? Ai-je à comprendre pourquoi mon univers est si à rebours de ce que je "sais faire", pourquoi dans ma panoplie , dans mon décor, il y a obligatoirement une boite sombre, pourquoi des petites filles en désordre, pourquoi des maisonnettes branlantes.

Pourquoi il y a tant de choses que je ne m'autorise pas?

Ces jours-ci, aidée sans doute par les clés de l'acupuncture, et par la grosse vague qui m'a amené à m'y  confronter (vous savez? quand vous DEVEZ aller vers quelque chose mais vous ne savez pas quoi et tout à coup vous trouvez le passage, le point de départ)  mon cerveau joue au sablier, il se renverse dans un sens puis dans l'autre.
J'ai beau apprendre à jouer de mon cerveau droit pour pouvoir peindre, l'autre fait toujours des siennes, je dois lui créer des embûches..
Certaines embûches me font ressembler à une boite à larmes bien fermée, mais cela aussi je dois apprendre à l'apprivoiser. Chez moi, on ne sait pas faire avec la tristesse, horreur et damnation, une bonne colère ou un un rire sarcastique sont souhaitables, pas se répandre, pas s'adoucir. Je n'y vais cependant pas trop fort, commençons par la mélancolie..
Du coup j'ai laissé tomber la radio , pour peindre, et m'essaie à passer en revue la pléthore de cd. Bien-sûr que je fuyais la musique, je suis comme au cinéma, je bloblote intérieurement, l'intérieur n'est plus si sec et net, mais j'essaie d'affronter cette chose là.

Bizarrement et comme à chaque fois que les choses doivent aller ensemble, j'ai ouvert la radio tout à l'heure et un morceau de Chopin que maman jouait est entré à flots dans la voiture..

   Les chemins de nos familles sont des cimetières, mais si je n'ose pas tourner la tête pour les regarder , qui les regardera? et ne plus avoir ce sentiment de les trahir..

Non, je ne vais pas faire une pirouette, une grimace pour faire rire, les grilles et les barreaux que je peignais, qui sont devenus les verticales de mes maisons, les jambes étriquées de mes personnages, je ne les comprends pas encore, ni les boites noires au contenu enchevêtré, j'attendrai mais je ne les ignore plus.

 




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Publié le 14 Septembre 2008

 


Ce texte a été écrit en 2006 à la suite d'un échange de maison avec une famille Franco-américaine bien sympa.. Les noms et prénoms ont bien sûr été modifiés.

 

 

 

                     Les Américains d’ici n’ont pas eu le même biberon que nous, c’est sûr.  Sont pas tombés dans la même marmite petits. N’ont pas eu les même jouets, n’ont pas vu les même films, n’ont pas mangé les même bonbons.

 

Sont-ils beaucoup plus grands que nous ? Beaucoup plus larges ? Ici , y en a que pour le plus grand des trois ours, Boucle d’or se serait paumée à essayer de trouver quelque chose à sa taille, la pauvrette. Et on se prend à se dire, mais pourquoi nous on ne fait pas ça aussi, prendre toute cette place, prendre tous ces aises là ?


           Et l’impression que tout a été un choix?

  Est-ce que je rêve ou chez moi, on hérite de tout ? Mes parents comme mes grands parents faisaient comme ça, et donc moi aussi, dans la maison de mes parents, les choses devaient être disposées de telle et telle façon, et donc moi aussi je fais de cette façon ainsi je suis si rassurée et j’ai tant l’impression de faire les choses comme il faut.

 

        La suite ici....  

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 12 Septembre 2008

 

                 

        Comme chaque fois, j'ai guetté LE premier jour d'Automne.
Il existe, c'est une perle, il est chaque fois semblable même à des centaines de kilomètres de distance. Bien-sûr il démarre plus frisquet en Bretagne ou dans les Alpes, plus doré en Corse. Mais je l'ai retrouvé ici, à point nommé, je l'attendais.

       Des "Croooaaa" sombres traversent le ciel , un vent  régulier comme un chant s'installe dans les feuilles des chênes verts. Elles ne sont pas tout à fait prêtes à tomber mais dans pas longtemps les petites, dans pas longtemps... Le soleil est pâle et doré, c'est un jour un peu craquant, mais doux et tiède à l'intérieur.  Cette saison c'est un vrai bonheur de la voir arriver.
 
Bien-sûr que c'est le foutoir et la pagaille partout: c'est la rentrée! La maison est en binz, le linge court partout, le ménage ne se fait pas ou pas assez vite, on mange n'importe quoi, ça bouillonne là-dedans. On voudrait tout attaquer en même temps, les envies tapent comme des petits béliers entêtés.
Puis tranquillement les choses se mettent en place, un semblant de routine avec des soubresauts. Ça permet d'innover, la place qui reste, à quoi va-t-elle servir cette année?

Peindre d'avantage oui ça je me le suis promis mais c'est tellement difficile pour moi de rester assise plus d'une heure d'affilé, il faut que je tourne un moment que je fasse autre chose et que je revienne m'assoir encore une heure, et ainsi de suite. Arrêter de grignoter comme un écureuil, arrêter de passer du coq à l'âne, arrêter de réfléchir à tout.
  Arrêter de vouloir attraper la queue de tous les ballons qui s'envolent.

Laisser les ballons s'envoler..

Oui c'est sûrement une bonne phase. Chacun dans la maison a trouvé sa corbeille à merveilles, son univers à creuser.
Je finis par me dire que j'ai vraiment quelque chose à faire sur une toile, que ce qui me touche peut en toucher d'autres, mes bébés d'huiles qui s'en vont me le disent et c'est chouette.

J'ai encore des tas de fils à tirer, à dénouer, et découvrir les moyens d'y arriver.

Le temps qui m'est si cher m'est donné avec assez de générosité cette année.

Vais-je pouvoir commencer à en perdre sans culpabiliser? En perdre c'est à dire le retrouver?


Ah ! Et puis j'ai trouvé mon cadeau d'anniversaire! Oui je sais je suis en avance ...

                                                 Un établi!
 Il est beau hein?

Bon on dira que ça fera Noël aussi!


Rien que de le regarder j'en salive déjà!


Edit de 16h39: je me suis fait une petite aprèm celtique, maintenant que je peux enfin réécouter des cd dans l'atelier: Dublin songs, puis deux Alan Stivell,  bouh pinaise, un bon bol de mélancolie !
Bon je mets pas Craig Amstrong pour finir , faut pas pousser mémé!
       

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Publié le 3 Septembre 2008



J'ai la sombre impression que ce billet va être encore plus foutraque que d'habitude, pour cause de rentrée neuronale et d'agitation intérieure, mais quand même ce blog solitaire et glacé , ça va bien...

Ci-dessus, miss Billie, qu'a bien grandi, souhaitant la bienvenue à "Chaussette" (mais non ça ne va pas du tout ce nom, je sais, d'ailleurs elle n'y répond pas), comme dirait Simon: dis-donc, y a des animaux dans cette maison.  Le pauvre Moustic, mon vieux matou puant, se voit relégué au titre d'antiquité et squatte en désespoir de cause la niche somptueuse que j'ai faite pour le chien...

Billie préfère nettement ça, niveau confort:

Bien... (encore heureux, à cette heure-ci elle ne pète pas) (oui, parce que là elle est juste à côté de moi, sur l'autre pouf orange)(elle aime beaucoup les poufs oranges...)(elle aime bien les fauteuils sur la terrasse aussi..)


Bon d'abord je fais un coucou amical à un lointain cousin dont on a rencontré la fille l'autre jour, oui, j'ai parfaitement le droit. Et se découvrir des lecteurs comme ça, ça fait toujours quelques chose.


Je me tâte pour me mettre au Qi Qong..  je suis sûre que c'est bon pour ce que j'ai, mais est-ce que je suis bonne pour ça?
C'est très lent, très calme, très beau, l'envol de l'aigrette ou de l'ibis royal, là, je ne sais plus , c'est vraiment très beau...

Mais suis-je capable d'endurer ce calme et cette patience... Le Taï-shi m'a filé de ces migraines...

Ne serait-il pas plus raisonnable d'aller faire de la danse africaine ou du jazz?

Et puis je rêve de rechanter..

Brefle c'est la rentrée.


On va rentrer avec un bouquin du feu de ieud: la diététique du Tao, ouaip...

Je me mets illico à la MTC, j'explique pour les ignorants: la médecine traditionnelle chinoise. Je le sens bien ce truc là.

Oui je sais , avant les vacances j'avais une vocation maouss pour la phytothérapie et même que j'allais m'inscrire à l'école par  correspondance de Bruxelles pour devenir herboriste.

Là, y a une école à Toulouse . Pour devenir acupunctrice. Ça ne va pas du tout, je n'ai pas envie de devenir acupunctrice.


Faudrait mettre un peu d'ordre dans tout ça. Je suis peintre, là, on se calme, c'est peu mais faut s'habituer, et pi d'abord si je peignais plus au lieu de baguenauder sur le net là...

Je ne peux pas avoir plusieurs vies en même temps, que je me le dise.


Le tout, c'est de me le dire un peu tous les jours.


N'empêche la MTC c'est fascinant.

           Sinon pour les autres vocations, y en a une qui commence à prendre sérieusement un coup dans l'aile c'est celle de jardinière. Le beau filet que j'avais planté autour de mes fraisiers pour contrer l'invasion de limaces, ça a marché....Ça A marché. Là, le carré il est bondé de limaces, on dirait que c'est leur parc de jeux, et en plus y a de quoi bouffer les filles...
Je ne sais pas comment elles rentrent, elles ont pigé qu'elles devaient se faire toutes fines pour passer entre les mailles et se regonfler après? Ou c'est une génération spontanée? 
         Et les pieds de tomates que j'avais spécialement acheté en coop bio,( si) m'ont donné des tomates ridicules et moitié creuses, pas bonnes du tout...
Mais j'ai une voisine qui jardine et qui fait des tomates plus grosses que le boeuf, excellentissimes. Je vais cultiver le voisinage plutôt que mon jardin.

Enfin n'empêche qu'après nos agapes de l'été,( trop d'alcool, oui, trop d'alcool, enfin!) on va trouver la force de ne plus prendre l'apéro tous les jours, si.. Et moins de gras et de sucre...Et plus de céréales, de légumes et tout et tout... Et on va continuer à aller courir  et vététer dans la forêt, et on va devenir odieusement beaux et sains et pontifiants.

Ça c'est pour les bonnes résolutions de la rentrée.

Je vais essayer de faire des billets qui se tiennent et pas ces trucs échevelés là..

Je vais peindre plus.

Je vais moins me noyer dans un verre d'eau...(ben oui parceque avec la nouvelle diététique chinoise, je vais manger rien que du bon pour mon qi, mon mental va être super chouette, si!)

Je vais me pincer le orteils tous les jours (pour les sinus)

Je vais battre Doud au ping pong parce que ça va bien..

Et d'autres trucs, je sais pas encore..

Biz à tous et bonne rentrée!





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