Publié le 29 Mai 2009

      

je la remets, celle là, parce qu'elle me remue les tripes grave...


      Tout à trac, tout en vrac:  Vu, entendu le beau "Hobbo" sur la scène du Bikini hier soir, Charlie Winston himself.
Il est charmant ce garçon , encore un que j'adopterais bien pour dans ma maison de coeur.

   On sent un naturel étonnant à livrer à l'autre, un bonheur sans calcul, une joie à se laisser gagner par la fièvre du public, il s'y livre sans ménagements,  y laissant un peu sa voix au passage..
 Brefle, on l'aime beaucoup.

   Tenir debout pendant trois heures dans tout plein de gens c'est une tâche sacrément ardue pour les déshabitués du monde que nous sommes, mais une salle de spectacle vibre si fort,  on en oublierait ce corps qui pèse dans les chaussures .

Et qu'est-ce que ça m'a donné envie d'y être, là, sur la scène, bon sang, qu'est-ce qui remue au fond de moi, un rêve de gamine?


Mais tout ça n'a rien à voir avec mes pensées de ces temps-ci, qui nagent entre la Chine et l'astrologie.
J'ai cru courir deux lièvres à la fois comme souvent, mais pourtant que de cousinage  entre ces deux mondes, la structure de la pensée chinoise et la conception même de l'astrologie ont tant à voir ensemble: 

      Tout y est symbole, tout se relie, univers et individu, temps et espace, nombres et énergies, ce système de réflexion me va.
Je vois, je comprends, j'appréhende, je touche presque du bout du sens.
Tout est à sa place, rien n'est hasard hasardeux, et comme lorsque j'ai découvert  mon premier livre sur le Qi, je m'exclame de ravissement devant ces merveilleux mille feuilles qui me livrent à chaque couche une saveur particulière.

       Je comprends qu'on reproche à l'astrologie de nourrir un besoin de tout expliquer, de peut-être se défosser de toute responsabilité propre.
 Je l'ai abordé de cette façon, il y a très longtemps, pour pardonner à une parentèle acariâtre sa façon d'être avec nous, me dire que d'une certaine façon, "il " était ainsi par son ciel de naissance , que ce n'était pas volontaire.

M'y replongeant, je découvre une autre face, ou plutôt la partie immergée de l'iceberg et les multitudes de petites clés que cela représente , pour comprendre ses propres cheminements, et ceux des autres.

C'est comme d'ouvrir une grande porte-fenêtre sur un espace immense: le but de nos vies n'est pas simplement d'assurer le quotidien valeureusement, le nez dans le guidon, mais de lâcher les mains, de se tenir droit, de regarder loin,
Où est l'essentiel?  Qu'est ce que je poursuis?
Notre maître interne le sait, mais nous ne l'entendons pas toujours, préoccupés par l'immédiat.

Quel dessin géant , vu d'oiseau,  représente le fil conducteur de notre existence?

Tentant de le découvrir, ça nous permet de passer les petites ornières qui nous paraissent des gouffres, les touffes d'herbes qui nous paraissent aussi hautes que des montagnes.

Et faire le lien avec l'avant, ... et avec l'après.

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Publié le 26 Mai 2009

edit de mercredi: Quelle bénédiction d'avoir des musiciens dans cette famille, Simon rentre du collège, et sa guitare enchante la maison.. 


Etang de Bethmale, été 08

Zique: Childhood,   Craig Armstrong



Où suis-je , dans ces eaux dormantes?
 Elles viennent envahir ma peinture, mon esprit sans doute aussi, les reflets, les miroitements, les profondeurs devinées, les couleurs étranges, les souhaits à projeter à la fée de l'étang,
 Une onde se propage,
 D'où vient-elle?








travail en cours:





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Publié le 21 Mai 2009

edit de 14h37:  "Romaine par moins 30", sourire aux lèvres et envie d'adopter cette fille illico chez soi, plus la musique:


                                                                                     ~~~~~~~~


zique: "Zubrowka", Claire Diterzi



Tiens, je n'ai pas eu besoin de déverser mes pensées pendant plus d'une semaine?! Par quel miracle!

Il faut dire que je suis plongée dans des domaines tellement passionnants que j'en oublierais presque le manger et le dormir..
En ce moment, je me conforte.


Pour cela, le ciel qui décidément veille sur moi m'a placé devant le nez une marmite fumante et délicieuse pleine de notions , de mots, de projections nouvelles pour moi.
Encore une piste? Danger d'écartèlement, vous dites-vous, la dilettante repointerait son nez?
Mais non, car mon ami ciel me confie ce met délicat pour me conforter, je le sais.

Il me donne à voir les mécanismes qui régulent, orientent, colorent nos destinées, en tout cas je me plais à le voir comme ça.

  Savoir que grâce à Saturne en harmonie avec mon Uranus natal, ma faim de loup pour engranger des connaissances se fait avec l'appui d'un courage intellectuel qui m'a souvent fait défaut, c'est très apaisant.

je me méfie tant de moi, de mes engouements, de mes lâchetés ensuite, de mes abandons.

Sentir que ces astres lourds et lents, loin de la fugacité, m'apportent leur soutien  m'encourage, me donne la force et la ténacité. Je sais que je peux compter sur eux pendant de longs mois.

   Loin de nous donner des prédictions, ces transits planétaires sont comme des parents lointains qui nous suivent, ombrent ou ensoleillent nos choix.

je ne suis qu'au début de mes découvertes, mon langage est balbutiant, ma pensée confuse, mais je tiens un fil qui je le sais, me donnera l'appui qui me manquait.

Je peux sans inquiétudes libérer mon appétit de savoir, celui qui se tenait tapi , écrasé sous un complexe d'insignifiance plus gros que la tour Eiffel, mais si bien caché.


       Oh bien sûr je suis loin du "raisonnable", et l'astrologie karmique me tire le regard même si à prendre avec des pincettes. Mettre des mots sur des impressions, des fulgurences, des évidences qui n'ont pas de nom, ça permet de s'apaiser, de trouver une normalité à l'extraordinaire, de l'étudier, de l'adoucir, de ne pas se laisser emporter par ses intuitions comme par des ballons d'hydrogène.

Envisager l'extra-ordinaire....le para-normal, l'extra-sensible, comme des éléments qui jalonnent nos courses.

Oui, je sais, je lance beaucoup de bouteilles dans la mer ce matin, mais je sais aussi que ceux qui viennent ici pardonnent mes sauts de moutons.

ps: voilà un article ou le verbe "savoir" est omniprésent...un hasard?


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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 13 Mai 2009

 Irlande 77, photo F.Patay 




       Soulever cette dalle  si ancienne, qui date sûrement d'avant ma naissance, recouverte  d'un fatras de culpabilités: Se devoir à..

Je comprends maintenant les barres verticales qui ont surnagé pendant longtemps sur mes tableaux, les carrés noirs, les traces de l'enfermement.

Ne pas se sentir subordonnée à...

Subordonnée voilà le mot juste, qui inclut la notion d'immanence.

Toucher ce mot , ce sentiment tellement incrusté dans les chairs, l'enrouler autour de sa baguette (de son pinceau..) et le projeter au loin.
Ce point au milieu du plexus, cet acouphène, vont-ils alors me laisser , s'effacer, se désagréger, mes gardiens ? Ils en donnent l'impression.

 Le grillon est encore là, lui, mais que fait-on, sans peine?



cette chanson (comme bp de choses dans la vie) révèle son meilleur en dernière partie, il faut avoir eu la patience de..

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Publié le 11 Mai 2009

edit de mardi: ça bosse dit le chameau...:


 




                                                           ~~~~~~ 

Oui, j'ai mis "part two" parceque j'avais déjà fait un billet là-dessus  mais j'arrive pas à remettre la main dessus, si quelqu'un...

brefle..


Ça me reprend, cette idée sotte et grenue. En fait on en a reparlé l'autre jour avec mon frérôt, qui lui est sacrément nomade sur les bords et puis aussi au milieu.

Est-ce qu'on choisit ça d'abord? D'être l'un ou l'autre, veux-je dire. Depuis que je suis petite, j'ai dû déménager 40 fois, et j'exagère peut-être même pas. Entre le pater familias un peu remuant, puis ma vie hasardeuse de jeune adulte, mes multiples renoncements et périgrinations, puis nos virevoltements avec Dou', ça fait du chemin.

Pour autant je crois que depuis que je suis femme (de) et mère, je me sens extrêmement sédentaire, dans le sens ou je ne suis plus un électron libre, j'appartiens à une sorte de mini clan qui se déplace  par quatre, par trois, par deux, quasiment jamais en solo.

Le bout de mes doigts touchent toujours quelque chose de familier, mon regard recontre toujours quelque chose de familier, mon esprit  , ma parole, mon ouïe rencontrent toujours quelque chose de familier, d'intra familial même.

Cela a une signification très importante: on est jamais en contact direct avec le monde extérieur. On est jamais seulement soi.

Cela a-t-il une importance? Pour moi aujourd'hui sans doute puisque cette pensée est installée entre mes deux cerveaux comme dans un gros fauteuil et ne veut pas s'en éjecter.

Se départir de sa famille, c'est se mettre à nu, sans doute, s'éprouver, se rencontrer.

Après ce long travail de retrouvailles que j'effectue depuis quelques mois, ça vient comme une sorte de besoin de mettre en pratique tout ce que j'ai mis à découvert.  Se reconnaître au sein de son nid, certes, c'est très joli, mais dehors, là-bas, loin?


Bien-sûr, je n'imagine pas ça comme une épreuve, mes papilles salivent, mes neurones sautillent comme des lampions dans le vent à l'idée de ce que ça pourrait être.   Mon héroïne absolue, Alexandra David Neel, me sourit avec sa face barbouillée de suie et hoche de la tête...


En y réfléchissant, c'est pas nouveau cette histoire,  que ce soit du côté paternel ou maternel.
Le père de ma grand-mère Fourneron, ingénieur (il faisait des ponts) est devenu bey en Egypte (du coup Germaine , sa fille, est née au Caire) .  Ernest, le père de maman,(le mari de Germaine donc) emmena à New-York  un grand bateau à vapeur de l'époque. Tous mes oncles  des deux côtés sont partis travailler à l'étranger, mon père lui même avait choisi l'agronomie tropicale, pour pouvoir partir lui aussi.

L'arbre est voyageur..  Il est bien possible que ce qui me démange soit simplement un patrimoine génétique de la poudre d'escampette.


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Bivouac dans un pressoir à huile, Espagne(88)


Bivouac avec frérôt dans Sierra de Guara, 1990

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Publié le 8 Mai 2009

(...)Les cuirasses des guerriers sont recouvertes de cordons ou de soie. Leur vernis brille. Les archers ont des doigtiers d'ivoire. L'extrémité des arcs est en ivoire aussi; Arcs, carquois, brassards, genouillères, sont peints de couleurs vives. Les boucliers sont décorés de peintures. Sur le poitrail de chevaux pendent des ornements ciselés. Les chars avancent avec majesté, conduits par des cochers habiles à tenir leurs rênes bien unies, s'appliquant à faire avancer de front leurs quatre bêtes dont les ornements et les sonnailles doivent tinter d'accord. L'armée poursuit sa route, toujours orientée, dans un ordre immuable et dominateur, comme si, en progressant, elle regardait le Sud, ainsi que fait un chef.
En avant est portée la bannière de l'Oiseau rouge(Sud); en arrière, celle du Guerrier sombre (tortue et serpent: Nord); à l'aile droite (Ouest) celle du Tigre blanc; à l'aile gauche (Est) celle du Dragon azuré.(...)

Extrait de "la civilisation chinoise", Marcel Granet

Mouvement d'une armée vers ~600 av JC

Et moi je suis là, tranquille à lire sur mon fauteuil, et le couloir du temps m'envoie un souffle chargé d'odeurs de cuir et de transpiration, herbes coupées, chaleur, crottin, ...

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 6 Mai 2009

edit de jeudi:

Et voilà, la migraine me vrille, et tout chute autour...


















































 Camille, mon grand-oncle paternel, signait normalement ses poèmes et peintures 'Yatapek',

Et puis un jour je me suis rendue compte que sur le portrait à l'aquarelle qu'il a fait de mon grand-père, il y a ça..




C'est tout con, YAT, ce sont les trois dernières lettres inversées de mon nom de famille. N'empêche , j'avais déjà regardé ce portrait des tas de fois, je n'avais jamais "consciemment" remarqué cette signature.
Je ne ressemble pas du tout à Camille, il était sûrement Scorpion, il en a peint tout un tas sur les murs du grenier du Manoir. Il a fait la guerre de 14, y a perdu un bras, et est mort jeune très probablement de la tuberculose dans un sana  quelque part au fond de la Bretagne si les rumeurs engrangées dans ma cervelle sont exactes.

Mais bon, cela fait que je pense à lui très souvent quand je peins.


Feuilletant toujours, je suis tombée en amour de mon arrière-grand-père René, je  retrouve en lui une expression un peu ironique de mon papa.
 Je n'aurais pas résisté à ses paupières très dessinées fermant la fin de ses yeux comme à regrets, personne n'a hérité de ça dans la famille, dommage.
 




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Rédigé par Planeth

Publié dans #Boîte à souvenirs

Publié le 4 Mai 2009

 


Depuis que j'ai repiqué du nez dans mes livres d'astro, grâce à copine pointue du sujet (merci Carole! ;0)), en peignant me viennent des images  bizarroïdes.

 Bien sûr, j'écoute pour la 412 millième fois le dernier disque de Craig Armstrong (quelle résistance étonnante ont ces cd, je me souviens avoir complètement effacé une cassette d'Harmonium en l'écoutant trop, mais c'était il y a longtemps!)  et cet état hypnotique et vaguement saturnien dans lequel il me plonge me donne parfois des idées bizarres.

Je pensais à Neptune, j'aime beaucoup cette planète, je la vois comme une immense montgolfière de papier sur laquelle sont peints des dragons  bleu de prusse, découpés comme des ombres chinoises.
Elle flotte,  et m'entraîne avec elle d'un filin long long comme la queue d'une comète. Je la sais pleine de rêves et d'illusions et ne pas savoir trancher entre  ce qu'elle présente souvent comme des fulminences et qui sont parfois juste d'énormes lanternes de papier proches de l'embrasement est d'une douceur amère assez délicieuse.

Peindre dans l'ombre d'une mélancolie est comme se reposer sous un saule pleureur, c'est beau, bon et déchirant à la fois. Peu importe le résultat .

Donc, que Neptune me tienne ainsi en otage est très légèrement inconfortable mais d'une nécessité absolue. Merci à elle. Quand à Vénus rétrograde, qu'elle prenne ses affaires et se remette à tourner comme tout le monde. Elle  nous casse les pieds finalement. 

Le sol profond de cette région donne droit à la lune de ma naissance d'entrer en résonnance comme elle le doit, les échos amplifiés de ses soupirs font une respiration derrière mes côtes, une palpitation dans mon cerveau droit, un quelque chose derrière mes yeux comme une ombre furtive, comme un déplacement de feuilles... Shhhht, j'y retourne...


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