Publié le 29 Juillet 2009

    

     Oui j'avoue, je suis un coeur d'artichaut, en tous les cas en ce qui concerne les lieux.
J'ai adoré Barcelone, mais Londres a botté en touche, une pointe, quelque chose de mélancolique et d'indéfinissablement poétique..

 J'en suis là.

C'est la Tamise,

de toutes façons ce sont les rivières, ce sont les eaux qui me percent, les reflets...

Le simple quai  de Hammersmith est un coin très familier, juste fait pour moi, j'y suis passée tous les jours, le matin, et le soir, essayer de capter la lumière de la vase gris blanche, douce comme une peau, ridée comme elle. Les oiseaux s'y caressent

L'air n'est pas le même.

Les beaux ciels,

Les bernaches et les cormorans.. les petits perroquets verts qui traversent la Tamise en criant, les arbres si anglais, avec leur silhouette digne, la vieille petite dame qui se faisait dévorer par ses fleurs (en fait elle tentait d'y mettre un peu d'ordre, dans son massif) la maison fantôme, les skifs esseulés..

Un endroit ancien, doux, assez silencieux.


Partout ailleurs, ça crépite de bruits, les garçons ont les yeux qui brillent, c'est de la vie qui coule à flot. Je regarde chaqu personne qui passe, je scrute chaque visage, les mains, les allures, les histoires qu'elles me racontent, les drôles et les tristes.

Les gens savent , ils font des choses, ils inventent chacun leur tracé, ils ont choisi un air, des bricoles, des accessoires, des choses à dire, ils téléphonent, ils écoutent de la musique, ils lisent de très gros livres..

Ils ont des costumes tous pareils, très bien peignés, des mains soignées, des suitcases, une démarche rapide, ... Ils boivent des bières dehors, debout, en fumant, tous habillés pareil, ils travaillent à la city.

J'aurais voulu tous les prendre en photo, cette jeune fille en face de nous dans le métro, on dirait une Papoose comme j'aurais pu en dessiner, les paupières lourdes, les cheveux lisses et longs,
le jeune homme avec sa copine, il a un visage d'enfant, très fin, c'est un genre de Peter pan qui a grandi cmme un haricot vert, il rit de toutes ses dents en mettant un peu la main.

Les têtes d'anglais... ou je sais ça ne se fait pas et moi-même je déteste qu'on fasse des généralités sur les gens devant moi, ... mais les têtes d'anglais, tout de même..
Des John Steed, des John Cleese, un inexprimable maintien, une nature de peau.

Mais bon, prendre les gens en photo, je ne peux pas, ou alors de très loin, et sans y penser trop.



Quai de la Tamise vers Hammersmith


restaurant chinois dans Covent Garden


edit de jeudi:

 

j'ai tenté de faire un petit montage, mais la qualité des photos y perd beaucoup, tanpire....

 




edit de 18h26, jeudi: et au fait, à Londres, c'est normal de trouver ce genre d'endroit...
ou celui-là



Et puis... il faudra que je vous parle de la peinture, et de pourquoi on peut avoir envie de retourner à Londres juste pour  Bonnard...

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 21 Juillet 2009

Avec une bonne dose de cynisme, on peut arriver à trouver ça très drôle en fait...

Il nous est promis dans un avenir assez proche une superbe transformation de notre petite départementale merdique avec trois voitures par jour,  en une belle RD tûte neuve avec , allez soyons larges, entre 5 et 15000 voitures par jour.

Nous, riverains fraichement arrivés et naïfs ne nous inquiétons pas outre mesure. L'état prend soin de nous, il n'y pas de raison de s'alarmer, n'est-ce pas?


Pourquoi nous alarmerions-nous?  

Puisque nous sommes en bordure du futur axe et qu'il est prouvé que le dégagement sonore et la dangerosité de la voie seront augmentés, il paraît absolument évident que ces points seront pris en considération.
Le but d'une telle mise en oeuvre est bien  d'accorder une place pour chacun, transports doux et véhicules motorisés, riverains calmes et conducteurs nerveux?

 En accord avec l'évolution de la société et des voix de bon sens qui nous encouragent à moins utiliser la voiture?

Non?


Mais quelle surprise, notre mairie ne sait rien , elle n'a AUCUN détail sur la forme que prendra le nouvel axe...Mince alors, c'est ballot!

Peut-être la mairie du village voisin, me sussure-t-on.

Enfin me lâche-t-on quand même, il n'est apparemment rien de prévu pour les humains vivant à proximité de la belle chose en devenir, ni dispositifs anti-bruit, ni dispositions de sécurité pour les piétons les cyclistes etc...

Je ne suis pas mais alors pas du tout d'un naturel militant...

J'aimerais mais je ne sais pas faire.

Malgré tout...

Là... l'histoire commence à m'intéresser.

On accuse les Français de râler à tout propos... 
Et bien rien n'est prévu pour nous qui sommes restés si calmes.
Par contre nos voisins du village d'à côté ont râlé...Ils ont obtenus des dispositifs.

Le village un peu plus loin, en bordure de la nouvelle 4 voies rutilante a semble-t-il été aussi très serein, trop... Quasiment pas de protection contre les nuisances.

Conclusion: il y a des règles de protection des riverains, mais si ceux-ci ne se manifestent pas, elles ne sont pas mis en place.. En tous les cas pas en Haute-Garonne..

C'est l'amour de la castagne chanté par Nougaro qui veut ça?  C'est plus drôle avec de la castagne? On va s'adapter aux moeurs de la région...Il n'y a pas de soucis, il suffisait de le savoir.

Je ne tiens pas à ce que mon fils démontre la dangerosité d'un axe  en sortie de 4 voies sans bandes piétonnes, sans dispositifs de sécurité, le jour où il sortira en vélo sur cet voie et qu'il aura moins de chance qu'à l'accoutumée.


Je persiste à penser que la voirie doit permettre aux humains de vivre mieux,  et que les véhicules restent des outils de ces humains,et  non pas une catégorie intouchable dont le confort et la vitesse prime sur tout le reste.

Un véhicule circulant au milieu des habitations doit être éminemment respectueux de ce milieu, et non pas l'inverse,

L'automobile reine est une vision tellement, tellement archaïque!!



A suivre.....


ps: et comment Simon ira-t-il voir son ami Johnny le musicien ? Il lui faudra traverser l'axe maudit, mon Mimi, mon cornichon, ma libellule à pois bleus,  et j'aurai la trouille, ... à chaque fois.





edit de 19h14: Hier soir, recueilli un jeune hérisson urbain qui trottinait sous une voiture et mis dans notre tas de bois, j'espère qu'il s'habituera à la campagne...
Cette nuit j'ai rêvé qu'on allait m'apprendre à jouer d'une sorte de violoncelle rustique pour folk musique, mais réveillée avant d'avoir pu y toucher, j'ai maintenant une assez furieuse envie d'apprendre le violon.... folk.

Demain, volons tous les 4 vers London,  .. Baker Street et Nothing Hill, nous voilà..


edit de 21h26:

Vous savez pourquoi j'aime apprendre le chinois ?:

        voilà comment se dit "reflet"  :   水  中 月     littéralement :  eau milieu lune  .....



edit de 22h47: une jolie découverte grâce à Cali:  Regina Spektor
Eet

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 18 Juillet 2009

edit de 22h28: en ce moment on a cette petite bestiole jolie qui s'obstine à rentrer dans la cuisine, j'ai beau la ramener vers la mare, rien à faire, quasi chaque soir elle est là, 
pourquoi, vous le savez vous?
image trouvée là: http://www.grenouilles.free.fr/especes/rainette_verte.php

                                                  ~~~~~~~~



Ces jours ci, nous avons repris la moto, Doud devant, moi derrière, pour de courtes sorties.

Et je trouve ça bien, très bien même, d'être menée.

 


        Voilà une chose que je sais faire et qui m'ennuie: Mener,
 J'ai une inaptitude chronique à me laisser mener, quelque soit l'enjeu.

Dans la danse je veux toujours quelque chose d'autre que ce que l'on me propose, dans la vie c'est un peu pareil je crois.

 

J'agis vite, parfois brusquement, j'ai une énergie masculine on dira avec ces expressions qui ne veulent rien dire.
Ça je sais le faire, c'est un truc ancien , d'avant, sûrement.

 

Je sais le faire mais ça m'agace de savoir le faire , ça m'ennuie, je l'ai dit, ça me lasse.


 

Heureusement,  la peinture me mène par le bout du nez . Je ne peux rien décider.

 


En ce moment elle me trouble d'eau, et de reflets et je suis incapable d'en sortir,

        Chaque fois que je détourne le pinceau, que j'essaie autre chose que je VOUDRAIS,  c'est impossible à supporter sur la toile, il faut revenir aux reflets, c'est comme ça.

 


       Voilà une chose où je ne décide pas, et j'ai l'impression que ça me regonfle d'énergie.

 

 
            Dans les transports, j'aime qu'on me mène, mais je ne le découvre presque que maintenant, être menée en voiture, en moto, être emmenée, et juste passivement pouvoir regarder autour de soi.

 


         Peut-être que je peux tenter quelque chose d'approchant dans ma vie, ne pas avoir toujours la réponse, le moyen, la façon, être indécis, juste observer, ne pas dire.  Peut-être que c'est une chose extrêmement reposante,

 

Peut-être qu'ainsi mes émotions pourront reprendre le chemin d'une expression juste, que je ne les baillonnerai point en les envahissant de mots.

 


Peut-être.







Bon, sinon rien à voir, mais je viens de retailler des photos (d'avant bruchetta), je rêve ou il est complètement photogénique ce garçon?!

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Publié le 15 Juillet 2009


edit de Vendredi matin:
 Après deux jours et demi d'absence, Billie était là comme une fleur ce matin, poil brillant, pas amaigrie, juste contente de nous voir... Sa copine de fugue était rentrée hier soir et je commençais vraiment à perdre espoir.   Je crois que je vais abandonner ma politique du portail ouvert (je déteste les portails fermés, c'est con..)..

OUF!




Vivre le magnifique film "Departures"  comme d'habitude , c'est à dire dans la très inconfortable contention de spasmes et de tremblements internes, et sortir le visage ravagé mais l'air de rien. Et pester contre cette malversation de la nature qui ne me laisse manifester mes émotions que pour du virtuel.

Et puis la disparition (que j'espère momentanée) de notre chienne Billie... Passer la nuit à la retrouver et me dire que non puisque je rêve, me réveiller avec enfin une réelle sensation de peine, pas décalée, pas commentée par mon singe intérieur. Presque un soulagement.

Mais tout ça ne fait pas revenir cette bête à laquelle on tient, et je n'imagine même pas que dire à Mimi à son retour, si on ne l'a pas retrouvée d'ici là.


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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 13 Juillet 2009

edit de mardi:  Organiser une mare n'est pas une mince affaire, les nèpes qui l'avaient colonisée m'ont dévoré une belle feuille de nénuphar ces grosses cochonnes et c'est elles qui bouffent les aliments pour les poissons!!  Armée de ma passoire emmanchée d'un long cou (le manche du balai-brosse) j'en ai zigouillé deux ce matin, mais elles sont drôlement fûtées! 
Par contre en faisant le tour, j'ai fait plonger une  nouvelle arrivante: une belle grenouille!! ;0)
Déjà que "beau pigeon" (c'est un visiteur régulier)  s'y est lavé à grandes eaux l'autre-jour! J'adore l'animation que crée ce point d'eau!

Sinon, bal de village hier soir, et étonnement: les gens d'ici ne boudent pas leur plaisir et dansent à donf!   Mes jambes évidemment n'ont pas résisté à la tentation , elles iraient sans moi de toutes façons, autant les suivre...

 ps: bon après vérification ce ne sont pas les nèpes qui bouffent mes nénuphars, sûrement plutôt les poissons rouges, il faut dire que je leur ai acheté de la nourriture pour poissons géants!  Je vais leur mettre de la salade! ;0)





Quelques coins que j'aime bien à la maison...



La vue qu'on a de l'intérieur des toilettes sèches.. on peut guetter , rêvasser, et être tranquiiillle!



mes petites prières tibétaines sous la pergola


La gai foutoir dans l'ex garage devenu atelier-pièce à musique-chambre d'ami



Le coin des plantes, miracle elles vivent et même elles se sentent bien!!


La mare de Simon, et depuis aujourd'hui , il y a des poissons et un nénuphar!!

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 12 Juillet 2009

Et si number two s'y met aussi....


La pharmacienne me dit: "heureusement, je n'ai que des filles..."

Dans mon sachet une montagne de boites de carton: tulle gras, compresses, bandages..

Hier soir nous avons fait la connaissance des urgences de Purpan,
( pfff c'est quoi cet espèce de labyrinthe impossible, il ne vaut  mieux pas être à l'agonie, le temps de trouver où se garer et la victime est déjà exsangue).

Mon mien grand fils de presque 17 ans s'est vautré en moto, s'est croûté, s'est étalé, s'est scratché dans un virage..la faute à un caillou, dit-il...

Sa bonne étoile est pleine de sagesse et je l'en remercie, elle lui a juste permis de sentir dans sa chair la brûlure du bitume. Une belle surface de jambe et de cuisse, de paume et de coude y est passée, suffisamment en tous les cas pour permettre  à un sérieux flash d'alerte de se poster dans le cerveau limbique de mon ainé, du moins je l'espère.

D'autres n'ont pas eu cette "chance" et dès la première incartade sont partis rejoindre les limbes.

Je suis époustouflée par la perfection du coup de semonce: ce genre de brûlure est très douloureuse, je le sais pour en avoir eu ma dose lors d'une chute à moto (et oui moi aussi) et handicapante pour une bonne dizaine voire quinzaine de jours, adieu le rafting avec les potes, adieu le camp en montagne, adieu la moto pour quelques temps.

Malgré tout, ces blessures ne lui occasionneront pas d'handicap , et s'effaceront petit à petit, le temps que sa mémoire garde gravée cette journée et que ses réflexes emmagasinent la prudence nécessaire et qui ne s'acquiert qu'à ce prix.

Grandainé est une tête brûlée, un grand corps vif et ardent, adorant la vitesse, aucune parole ne saurait le ramener au calme, et sinon, l'attacher? mais la vie se charge à sa façon de le prévenir,  et une fois encore je la remercie d'avoir choisi ce mode soft pour lui en causer.



Et sinon, ça n'a rien à voir mais  c'est vraiment l'été, dans cette maison, c'est vraiment les vacances, et ça me rappelle cette photo, prise à Bonifacio, en 2003, que j'ai toujours dans un petit coin, (j'ai réussi à arracher l'accord de Doud pour la mettre ici, youp!) Tiens c'était la fameuse année où je me suis gamellée!

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 6 Juillet 2009

edit de 22h59:        revoir "Vestiges du jour" ,   cette souffrance magnifique et absurde..  Anthony Hopkins et Emma Thompson... et les tripes en marmelade évidemment.

                                                                                     ~~~~~~~~~~


"Et si tout ça n'existait pas..". (air connu)

     Retour à Dhagpo,
Nous ne sommes plus dans les brumes d'Octobre, dans le blanc qui monte des vallons, dans le craquement des branches humides et noires, les silhouettes devinées au matin, le stupa embué de vapeurs fuligineuses.

Non, nous sommes aux jours d'été, aux herbes longues et d'un vert si pâle si pâle, les prairies sont blond cendré,  la brise fait danser les hirondelles.

Au sommet de cette colline de Landrevie, douce comme un ventre, accueillante comme une épaule, Dhagpo est niché , aussi discret qu'un nid de caille dans un champ.

Le visiteur qui passe trop vite pourrait ne pas l'apercevoir, quelques voiles de prières claquant au vent, vertes, rouges, blanches,  la pointe du stupa émergeant à peine du creux où il se cache,  les bâtiments sont tout ce qu'il y a de plus régionaux, pas de temple ,dorures, mugnifiscence exotique...

Rien ne laisse présager  la foule qui va envahir le site au mois d'Août pour la venue du Karmapa, à part d'immenses tentes blanches dressées sur les prairies environnantes.

Tout est serein.

Pour prolonger les bases perçues cet Automne, je nous avais inscrit à un stage de deux jours: "Les 4 placements de l'attention" .
L'approche était toute théorique même si entrecoupée de quelques séances de méditation, et fournie, et multiple, 

je vous fais grâce des infinis prolongements,  pour résumer,:  

Tout est construction de l'esprit

C'est drôle, on pourrait imaginer beaucoup de sortes de réactions à cet enseignement, bp d'interrogations, mais il ne semble naturel à personne de penser à l'aspect positif de cette "clairvoyance"
Personne ne nous demande pourtant de ne plus aimer nos proches, notre vie, de quitter nos maisons et nos emplois pour errer sans but, mais c'est comme s'il en était question.
Personne ne pense: mais alors moi aussi je suis dans l'impermanence à chaque microseconde.

Et pourtant, quel afflux d'oxygène, quelle fichue liberté cela donnerait de l'envisager.

Quitter  l'espèce de statuaire que l'on imagine devoir présenter au monde , l'espèce d'aperçu figé dans l'espace, permettre à l'autre cette fugacité, cette vivacité, cette permanente évolution, ce bouillonnement de particules..


Se permettre d'échapper aux sentiments dits normaux: la colère parce qu'on nous fait du mal, la jalousie, la rapacité, s'autoriser à la voir se diluer en une seconde, profiter du sentiment d'amour qu'on peut éprouver pour autrui sans "saisir", sans "prendre"..

Bref, on peut imaginer toutes les occasions dans la vie où ce sentiment de fugacité extrême, de transparence extrême, serait d'un grand secours.


A et Dördjé
 

PS:

Et sinon, dormir sous la tente ou à la belle étoile, et éprouver à quel point c'est ça qui me manque d'habitude, l'air autour, le vent léger sur la figure, et pas de murs..




Rappel de cet Automne:

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Publié le 1 Juillet 2009


Edit de jeudi: Hier soir une surprise, un cadeau de Yin Li, notre prof de chinois: une découverte de la calligraphie!!
Un vrai bonheur, même si j'étais tendue comme une corde de violon : la peur de mal faire...

mes premiers essais:



                                                                                       ~~~~~~~


          Bé non je ne parle pas de ma mienne maison, voyons, quoique c'est mignon comme appellation, mais non ça n'est pas ça.

La "maison des amis" c'est la maison XI en astro. Elle me titille en ce moment, j'y farfouille des clés.

J'en trouve. Oh je dois bien me planter de temps en temps, mais qui ne tente rien, n'est-ce pas..

Donc, tâchant de comprendre son mécanisme, j'ai eu l'impression de découvrir un truc finalement assez colossal pour ma petite réflexion personnelle.

Enfin peut-être l'amorce d'un début d'éclairage nouveau.

Donc résumons: si la planète est le "quoi", le signe occupé: le "pourquoi" et le "comment", la maison est comme son nom l'indique : le "lieu". (source :"Le ciel intérieur" de Steven Forrest, déjà cité)

Ce lieu là m'intriguait pour tout dire, le vague de sa définition surtout: la maison des amis, ok, le bar du coin? la table de crapette?

Mais si on creuse, ça représente en fait le lieu "idéal", qui peut éventuellement nous tirer , nous insuffler l'énergie supplémentaire vers nos buts.
 Autrement dit, si l'on sait trouver son environnement relationnel avec justesse, ce sera un formidable outil de progression. Au contraire si nous ne savons pas  vers quelle direction nous porter, le choix de notre paysage social restera confus, hasardeux et donc relativement stérile.

Ça paraît bête comme chou, dit comme ça. Mais est-ce que nous n'en sommes pas très souvent là?
Est-ce que nous ne nous laissons pas choisir par les autres plus souvent que nous ne les choisissons? Est-ce que du même coup nous ne sentons pas bien souvent  que notre univers relationnel ressemble à un puzzle disparate ?

Est-ce que même parfois, nous ne ressentons pas le fait que dans cet univers notre énergie stagne , voire diminue, absorbée par  l'éparpillement?

Comme une rivière qui, atteignant une plaine, se diviserait en une mutlitude de tout petits canaux qui finalement seraient absorbés par la terre?

Le plus difficile à un moment donné est de déterminer quelle dimension donner à cet environnement. Vers où aller, en somme.

Et c'est là le truc le plus intéressant à creuser.

Je farfouille alors la signification des noeuds Nord et Sud, parce que c'est eux qui vont me donner la direction possible.

En tous les cas qui vont m'apprendre que je "sais" faire des choses, mais que ce n'est peut-être pas ce que je sais faire qui doit constituer ce vers quoi je dois tendre.

On peut se leurrer sacrément longtemps.

Savoir faire des choses, rester sur son terrain, un terrain qui a peut-être été ameubli par plusieurs vies antérieures. (là, normalement quelques uns d'entre vous me lâchent en cours de lecture ;0))

Par exemple: chez moi, c'est le dessin, c'est un truc que je savais faire, sans doute. Je ne me suis jamais donné de mal pour ça..
Mais là où je me rends compte que ce savoir-faire n'est pas un but pour moi, c'est que quand je l'utilise, je n'en ressens que de l'ennui. Ça ne m'apporte rien.

Quelques branches annexes qui ont dû ocuper de la place dans d'autres temps m'ont pas mal désorientée aussi: les chevaux par exemple.

Découvrir ce qui est notre devenir, ce que nous n'avons pas abordé encore mais vers quoi nous devons tendre, c'est difficile. Par définition, on ne sait pas le faire, mais c'est notre raison d'être en ce temps X sur cette place Y.  A quoi bon répéter chaque existence dans les même traces?

Comment le reconnaître?  Perso, je pense que comme un pendule, si on y fait attention, on tourne autour de quelque chose pendant un certain temps, on s'en rapproche, par le fait du "hasard", et si nous sommes attentifs, il se produit un genre de déclic, une compréhension, une excitation.

Forcément c'est excitant: c'est comme d'aborder un continent inconnu et pourtant presque amical déjà.

La peur, la peur de se tromper est là, la peur de ne pas y arriver aussi. Voilà ce qu'on ne ressent pas à continuer à faire ce que l'on sait faire.

La maison XI intervient à ce moment là. C'est comme de mettre les morceaux de puzzle en place. Le ciel, la terre, les arbres...notre horizon.


  La peinture est importante pour moi, elle représente peut-être le seul endroit où mes ressentis peuvent s'exprimer réellement
Il n'y a pas de savoir-faire pré-établi, je suis dans le risque permanent de me tromper de voie, d'attacher de l'importance aux désirs des autres, ou aux miens trop raisonnés.
Mais c'est un domaine où je n'ai aucune envie de côtoyer mes homologues.
Partager leurs questionnements, leurs paysages intérieurs ne m'attire pas, ce serait un leurre de penser que ce doit représenter l'entourage idéal pour moi.

Pourtant, je pourrais penser que c'est ma voie ? 
Non, c'est juste un moyen d'expression très indispensable.

Le but de mon existence, je ne lui ai pas donné de définition, je ne l'entrevois que par bribes, je le laisse s'installer, peut-être qu'il n'aura de réalisation que dans une prochaine vie,
mais j'y travaillerai inlassablement.

Au fait ma maison XI?    Elle est en Scorpion, et Neptune y a fait son nid.

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