Publié le 21 Janvier 2010

Un, deux.... Un, deux... on respire à fond...;

Quand je travaille sur une série de tableaux, c'est comme si je faisais de la brasse coulée, et aujourd'hui j'ai eu le droit de sortir la tête et de respirer une bonne goulée d'air frais (d'ailleurs on a été courir, Doud et moi, ça m'a permis d'essayer mes nouvelles baskets de cross, trooop bien!)

Je mets tout en ordre, je photographie, j'entrepose, je dispose, je mets en ligne, mes bébés sont propres et habillés pour sortir. Enfin pas tout à fait, il me manque de la tresse noire adhésive pour masquer les bords du chassis.. Bon bon, ça va venir...

Mine de rien, c'est le genre de truc qu'on ne peut pas précipiter, et tant que ce n'est pas le moment , et bien on aura jamais la lumière nécessaire pour les photos, ou bien y a toujours une retouche à faire sur un de ces grands flandrins de tableaux , y en a toujours à la traîne, un qu'a oublié ses gants, l'autre de fermer la porte... Brefle ça prend du temps, parfois j'ai l'impression d'être monitrice de colo...

Mais là, c'est bon, j'en ai au moins une dizaine de "présentables", je vais pouvoir passer à la phase deux...Trouver une nouvelle et belle galerie pas trop loin, ou tout mettre sur les anciennes, c'est selon..On verra si mes recherches sont fructueuses. Et si c'est le bon moment.

chatgenouxUn chat sur les genoux   70/70cm



humhum

"Hum hum"   65/80cm


surlaplage
Sur la plage   80/80


Ils sont tous en ligne sur le site de base,   LA

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Publié le 20 Janvier 2010

            Voilà, je viens de poser mes premières ventouses...
Bon d'accord ce sont des pots de yaourts en verre, et mon choix de points est sans doute approximatif,( pour les connaisseurs, pour des poumons encombrés, j'ai choisi par ex 13V, mais l'ai-je bien placé?.).

Un volumineux et très bel ouvage en chinois traditionnel  m'accompagnera désormais dans mes tribulations. J'espère petit à petit en découvrir les arcanes, le décoder avec mon maigre bagage linguistique, m'apprivoiser à son contact, mais je sais qu'il va m'inspirer, d'autant que son auteur a écrit ce livre avec en tête des soucis de santé qui ont perturbé sa jeunesse et  qui sont les mêmes  que traînent ma famille..

Ce beau livre me dynamise, je ne sais pas pourquoi, et voir mon Doud, allongé et confiant(?) sur ma table de massage m'a parut finalement très naturel.

Ce sentiment d'appopriation, j'ai mis un très grand nombre d'années à l'avoir avec la peinture, peut-être que ça n'a pas d'importance d'ailleurs, et peut-être qu'il vaut mieux ne jamais avoir le sentiment de s'approprier cette chose là...

Oui, on a des choses, ainsi, dans la peau, que l'on ignore parfois très longtemps, ou qu'on feint d'ignorer..

Est-ce ça, s'enraciner, se poser?

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 12 Janvier 2010


stflo
Saint-Florent,2005


Si j'avais un seul souhait à faire pour cette année et les suivantes, ce serait d'arrêter de me pencher avec désespoir sur la fuite du temps.
Je ne parle pas d'une constatation philosophique autant que mélancolique mais de ma détestable habitude  de lorgner l'horloge à chaque instant de la journée et de constater, à chaque fois, que je perds du temps en choses futiles, que je ne densifie pas assez studieusement mes heures.
Voilà bien une chose absolument inutile et perverse...

La peinture est par essence une dévoreuse de temps, mais de temps lacunaire, effrangé, aussi aérien que le souffle de l'air. Tenter de l'y canaliser et d'en tirer efficacité et promptitude relève de la crétinerie la plus absolue.

Mais le sujet de mon billet n'est pas celui-ci,

Non plus que le fait dans le même temps d'arrêter un sport très testostéroné et de reprendre une activité vocale: ça c'est j'en suis sûre le résultat de la pirouette intérieure que j'ai effectuée depuis l'année dernière, et qui me fait enfin retomber sur mes pattes.(J'ai aussi repris la méditation depuis deux jours!!L'impression en le faisant de passer un bon coup d'aspi dans un territoire enchevêtré de moutons!)

Non pas du tout le sujet de mon billet, qui était plutôt ceci:

On peut gloser tout ce qu'on veut sur l'état de bien-être ou de mal-être, les lier à tous les phénomènes qui nous entourent, tous les évènements, positifs et négatifs, que nous subissons au quotidien, de près ou de loin. 
A moins d'être vraiment dans la situation que connaissent certains, de délabrement total, de manque de tout, je suis persuadée que tout n'est qu'une question d'angle de vue.

Et personnellement, cet angle de vue me paraît totalement influencé lui-même par l'état de nos intérieurs...

Ceci pris au sens large: Un trop plein de pâtes  qui tombe d'un coup sur la digestion me rend illico très aggressive et colérique, et j'ai mis bien du temps à  comprendre, donc, cet état de colère pouvait se justifier de mille façons extérieures , ce qui me paraissait lui donner toute sa légitimité.(et le plaisir de râler avec un sentiment de légitimité...)

 Une cigarette que l'on vous offre alors que vous ne fumez plus par restriction morale, un verre de vin, et hop quelque chose de divin monte à l'esprit, le bonheur est là, tout près de vous, à le toucher, et l'angle de vue, ahh, l'angle de vue, comme il est joli, comme le ciel est rose tout  coup...

Une remarque anodine, passée presque, presqu'inaperçue, une petite critique, oh , à peine, effleurée, et vous n'y pensiez déjà plus.. mais quelque chose de sombre s'est glissé dans l'arrière plan de votre esprit, qui teinte tout de même.. Il vous faut de la pugnacité pour découvrir le petit caillou dans la chaussure, qui blesse, qui blesse..

Une douleur physique , ténue, mais toujours là, un pincement, une pointe, dans le dos, dans la tête, une crispation, et vous avez beau vous dire que vraiment ce n'est rien, mais tout est  grisé, une brume voile la brillance du jour.

Un mauvais sommeil, et votre entourage est devenu bruyant, indélicat, encombrant..


A l'inverse, une lumière dans cette toile, une porte, une solution, une trouvaille,  et vous parcourez en chantonnant la maison, affrontez les embouteillages avec le sourire, les emmerdes de la même façon..

Parfois c'est très difficile de déceler la source de notre sentiment de bien ou de mal être, qui a tellement modifié notre angle de vue , ce peut être aussi imbécile qu'un aliment qui ne vous convient pas, une odeur même faible qui a brouillé vos sens...

Chaque heure du jour a son humeur, son inspiration, chaque anticyclone, chaque basse pression, chaque phénomène météorologique..

Comme dirait mes profs de la FLETC, tout est Qi,  et si celui-ci ne circule pas harmonieusement, en nous, et autour de nous..

Bon, c'est pas tout ça mais le temps passe, et j'ai plein de choses à faire..et mal au crâne, uhhhh ;0)






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Publié le 6 Janvier 2010

édit de 20h44:

premier essai d'une gratinée, ché bon, mais ché chô, ....et  cha câle
peinture 005


édit de 19h16:

peinture 002

et un démarrage de je ne sais quoi:
peinture 004


et  vue lorgnée de la maison ce soir:

dessins 002

                                                                                           ~~~~~~~~


pouh, en comparaison, comme c'est froid cette lumière du matin!

très difficile d'avoir les vraies couleurs avec une photo!
dessins 007


dessins 006

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Publié le 5 Janvier 2010


Bretagne, 1990Bretagne,1990

J'ai quelques indices sur ce que je serai cette année.. ça vient, .. j'émerge de mes flous apathiques..

Planter le talon en terre, ça je sais que je dois le faire (du coup je vais planter des bulbes aussi, tiens...)
m'enraciner , donc.
Avancer pas à pas, ne pas forcément laisser tomber de sa cape ce qui tombe quand on ne s'en occupe pas assez, garder, être patiente, être fidèle,  être persévérante dans ce qui est mon axe, ma colonne, mon bâti, laisser sans regrets ce qui m'évapore.
Mieux me connaître pour alléger le superflu, tailler les feuilles mortes. Ne pas écouter la voix d'une autre que je ne suis pas, une qu'on attend de moi, ne pas me mettre moi-même de laisse au cou... Ne pas me cacher sous un personnage parce que c'est plus facile.
 Je voulais retrouver celle que je voyais sur les photos d'enfance, je croyais que je ne serai jamais plus celle-là, que la vie m'avait leurrée, que je m'étais leurrée sur moi, qu'il fallait que je m'adapte, mais non, je suis cette personne là, elle attendait juste que je me décide.


oui je sais c'est un peu brumeux mon affaire, je tire ma pelote, désolée..

En papotant l'autre jour avec un de mes frères, j'ai trouvé ce qui faisait que je laissais des pans entiers de moi et des autres partir à vau-l'eau: j'avais tellement peur que ce soit imparfait.  
Rencontrer l'autre est forcément imparfait, les mots sont imparfaits, les attitudes sont imparfaites, il ne sert à rien d'essayer de plâtrer tout cela pour que ça" ait l'air".
La vie est imparfaite. C'est terriblement intéressant qu'elle soit ainsi.
 
J'aurais dû me douter qu'au fond j'aimais ces imperfections, puisqu'en peinture je ne supporte pas de faire l'exacte reproduction de ce que je vois, ma main veut le faire mais mon intention est tout autre, c'est au dérapage que je commence à vivre dans ma toile.
Et j'aurais dû m'en douter que j'aimais  l'imperfection puisque c'est de tout temps ce que je  cherche dans le visage de l'autre, dans son caractère.

Et moi qui voulais que tout file recta, sans accroc, quelle erreur d'aiguillage, j'aime le désordre et l'inexactitude, les failles et les accrocs, le burlesque, l'absurde, le rugueux.. mais parfois c'est si près de soi, l'évidence...


J'ai commencé l'année dernière à ne plus être tout à fait à l'heure, plus si parfaitement ponctuelle... pfiouuuu... il était temps.

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Publié le 3 Janvier 2010




jouran10-copie-1





mrow
Non, je n'ai pas pris de bonnes résolutions, en plus je ne peux pas écrire autrement qu'en gris clair, ça va être commode, tiens!

Non je n'en ai pas prises, parceque de toutes façons je ne suis plus l'Aneth de 2009, et je ne sais pas encore ce que celle de 2010 me prépare.  La mue n'a pas fini de tomber, ça m'épuise... je dormais là, bien larvée, mais  je sais qu'il va falloir que je me bouge. Retrouver la fraicheur, l'impulsion, le temps, la créativité, l'imagination, la ferveur, le temps, .. pas juste cette grosse paresse qui me fait juste rêver de mes envies sans les mettre en route.

C'est ça la frilosité, quand on est juste une boule enveloppée de laine, avec pas très envie de sortir, pas très envie de voir du monde, pas très envie de faire rien, en fait.

J'ai juste une très belle Mercedes sur mon bureau, un cadeau surprise de mondoudou qui pense à tout, un portable tout noir tout luisant...donc là, je peux décemment pas vous dire que je n'ai plus le temps et la place d'aller sur les blogs et d'écrire un peu...

Dire qu'il y a eu un temps l'année dernière ou celle d'avant , ou j'avais envie de faire de la musique, et je la faisais, de chanter, et je le faisais, de faire des croquis, et je les faisais, etc etc...  Neptune m'a tenu un moment  dans les airs, et c'était assez agréable, de rêvasser.. là je suis  pluss sur terre, je vois les choses autour de moi, j'y suis plus présente, c'est sûrement plus fatiguant parce qu'il n'y a pas cettte sorte de gaz planant pour me pousser, mais les gens autour de moi ont sûrement quelqu'un de plus réel à côté d'eux , de moins fuyant. (enfin peut-être)
Je ne rêve pas d'être de l'autre côté du monde sans ma famille, ça j'ai fait, mais de repartir avec eux, mes trois gars bien serrés contre moi. Je ne rêve pas d'une autre ville, d'une autre maison, d'une autre vie. Mes pieds sont plus collés à mon sol.

Il faut redémarrer l'année comme ça, avec juste la réalité, et cependant trouver l'inspiration, la respiration qui va pousser ma voile. Je rêve toujours de tout ce que je n'ai pas fait, je regrette tout ce que je n'ai pas mis en oeuvre, mais au fond je suis très exactement là où je dois être, à partir de là, laisser les choses sortir de moi, celles qui le doivent, et laisse des choses rentrer,  celles qui le doivent.


Alors... Bonne Année...

F1000063
exceptionnellement , toute la fratrie et ma môman

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