Publié le 28 Février 2010

ciels 011

Incontestablement, on se plie.
On a tant chagriné, ruminé, pesté d'être coi au logis durant la froidure, les temps gris qui vous emmitouflent, les genoux remontés jusqu'au menton sous la couette, le livre et les lunettes, le feu (quand le poele ne fume pas mais ceci est une autre histoire)

Et voici qu'aux premiers beaux jours, comme les oiseaux, comme les bourgeons, les fleurs d'ajonc et les narcisses, on met le nez dehors, on pépie, on s'agite en redécouvrant à chaque fois ce miracle: nous sommes des animaux proches de nos racines; quoi qu'on en fasse, la terre nous domine, les saisons nous gèrent et nous n'avons pas besoin de tourner et retourner tout cela dans notre tête.
Inlassablement, et chaque fois recommencé le cycle nous appelle.


Et que dit le Nei Jing ,  tout à fait la même chose: - en hiver, ne pas s'agiter, ne pas chercher la fatigue physique, se rencogner, se cantonner, se coucher tôt,   - au printemps, il est temps de remettre ses forces en action..


Il ne dit rien, je crois, de la joie que ça procure de ressentir son sang vibrer dans ses veines, et de l'air doux et suave qui coule sur nos visages..


     Or donc on en est là, n'est ce pas, et moi qui suis une amoureuse des mois d'Automne,  je frémis bien-sûr  quand même à cet appel;  renaître, est-ce que ça se refuse?!



Sinon je m'amuse avec ma mémoire en ce moment, la découvrir,  faire connaisance avec cette belle capricieuse. C'est un vrai jeu, même si parfois c'est extrêmement agaçant de ne pas savoir quelles arcanes la régissent, et comment la maîtriser .

Vous avez peut-être remarqué dans un coin du blog, des enregistrements aussi mystérieux que soporifiques. Ce sont des essais pour amadouer la mémoire  par le son, puisque notre lot, à mes correligionnaires et à moi-même, est d'avaler sans s'étouffer les six cent et quelques points de méridiens que compte notre corps.

Finalement, pour moi, il faut mieux guetter l'heure propice ou tout semble s'avaler sans effort, me les dicter à haute voix, voir les mots s'écrire sous ma main, sur un tableau blanc par exemple, les voir s'exprimer sur l'atlas, dans le fatras de muscles d'os et de nerfs, les voir s'articuler comme de bons petits soldats sur notre territoire épidermique, bref VOIR, m'aide infiniment.
 Mais si je m'amuse à trouver des images saisissantes pour les fixer à tout jamais, je risque fort d'être surprise du résultat.

Le 54 vessie, que je croyais si réfractaire à mon imaginaire, y a pris place sous la forme d'un petit garçon bien peigné, avec la raie sur le côté. Pourquoi? Alors ça!   Son nom:  Zhi Bian, je crois, et prononcé avec l'accent un peu traînant, ça ressemble à  :" Djyé bieng gentil"...  un truc un peu gnagnasse qu'on sortirait à un garçon bien poli et bien peigné.

Tout ça pour dire que par contre, mon 53 vessie , dont je me croyais très maline de l'avoir associé à la Mayenne, et donc à l'humidité, me donne bien du fil à retordre.
Je suis bien avancée de savoir que du coup, ça ouvre la voie des eaux.
Certes, mais son nom?  Laval? Pas du tout... Las, une demi bonne idée..

ciels 012Les ciels d'hier soir, avant le vent....

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 24 Février 2010


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Non non Papadeul, tout va bien, c'est vrai que je ne vais pas trop sur le web en ce moment, et que je ne réponds pas beaucoup aux comm, mais j'ai bien du mal à partager mon temps entre tous mes chemins! ;0)
 Vous avez ce temps aussi aujourd'hui, si miraculeux?  la douceur incroyable, le léger frr frr, l'envie de lézarder au soleil? Hi ha!

Je vous embrasse mes amis

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Publié le 17 Février 2010



La terreur d'un être humain, enfin d'une femme, c'est d'être inefficace..

C'est mon pot-au-noir, j'ai la voile qui flotte...

Même ma quête de la combine de ski pour Mimi a fait un  flop total, plus rien dans les magasins de sport, on est plus en hiver, il n'y a plus de montagnes, on ne fera plus jamais de ski, qu'on se le dise...

Même pas pour une petite journée à la neige de rien du tout?
Non..

J'ai fait pas loin de 50 bornes pour ce rien là.. j'en suis toute retournée de ce tas de bonnes minutes gaspillées...


Ce matin, un essai d'article a fait long-feu, à la relecture, il m'a paru à la fois si puissamment gnangnan et en même temps si indiscret que ça m'a indisposé..
 (non pas le "indisposé " de "madame! je peux pas faire gym, je suis indisposée")

Le truc c'est qu'à la fois j'adore me regarder le nombril, le tâter,  en causer ici, en essayant de vous  faire croire que je parle en termes génériques et que tout le monde va s'y retrouver, et à la fois je déteste parler de ce qui se passe chez moi..
Et mes mecs sont pas fort partants non plus pour le style exhibition, même s'ils sont tous très beaux, très musclés, très intelligents...  ça va sans dire...




J'ai besoin de soleil, immédiatement, et d'un objectif excitant... L'année dernière miroitait à la même époque un sublissime voyage en Chine en été, et  rien que pour ma pomme...

Pas d'objectif excitant là tout de suite...

 Je suis soi-disant à la recherche d'une belle galerie impatiente déjà de m'avoir sur ses murs.

J'ai plein d'adresses, mais même pas fini d'imprimer mes photos pour les books... Ouhhh l'apprentie!

La grosse astuce qui tue, c'est que maintenant je peux passer tout plein de temps dans les bouquins, et ça c'est hyper rusé.  Pas de culpabilisation...j'apprends.

Mais au bout du compte , un vieux doute s'installe:  planquée là dans mon bazar sur le bureau, je suis aussi créative qu'une paire de lunettes en plastique marron.   Après faut pas venir pleurer que l'inspiration est  chez moi aussi riche en ce moment qu'un plat de pâtes avec des pâtes.


Allez grosse feignasse, le soleil, il est dans le petit coin qui caille un peu, là, dans l'atelier, avec la radio, la lumière jaune, le grand chevalet trop lourd,  la toile qui veut pas se laisser faire n'importe quoi.

J'y vais...

Bzous


mais quand même je vous remets la photo de ce matin parcequ'elle est trop mignonne:
voiture 002                                         'purée, sxge t'es psxgoilue des sxgoreilles, tsxgoi!"





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Publié le 10 Février 2010

   
ouahhh ça date ça!

dadmoiflou.jpg
         Elle était encore là aujourd'hui, la joie,  je dormais le sourire aux lèvres, et me suis éveillée ainsi ce matin.

A quoi c'est dû, ces vagues qui passent sur nous? A quoi le doit-on?
Est-ce que mon corps sent le printemps qui s'installe, l'arrivée du Tigre de métal?
Comment ça se fait qu'on se mette tout à coup à chanter comme ça m'est arrivé hier après-midi,et qu'ensuite la musique redevienne indispensable, en voiture, en peignant, ou dans le salon, et que l'âme en sautille d'aise.

Il n'y a pas d'explications, en tout cas je ne veux pas m'en donner moi qui coupe sans arrêt les cheveux en quatre,
Cette chose est, c'est bien suffisant, bien-sûr que de voir passer le geai avec un brin de je ne sais quoi, ça ne cherche pas de mots mais le corps frétille à l'unisson, d'entendre certains sons, certains sifflements d'oiseaux le matin, pas besoin de mots là non plus...

Du coup dans ma peinture revient le besoin d'indéfini, de chasser les personnages trop établis, de retrouver le goût de juste la couleur, de juste le trait, de juste cette  effrangement de matière sur cette autre là, de juste ces formes qui n'en sont pas mais qui me rappellent, ah qui me rappellent, je ne sais quoi.

J'ai retenu l'autre jour que le Qi dit du ciel antérieur, qui nous a été "passé" par nos pères et nos mères , était  dit: des "10 000 êtres" ou quelque chose d'approchant, car l'idée, c'est que dans cette essence qui nous est livrée, la multitude des êtres passés se retrouve, on est unique et en même temps sous notre apparence d'unicité, des milliers et des milliers de visages, de personnalités, de devenirs, sont présents..

Une facette est devenu notre projection en ce monde, mais elle aurait pu être totalement différente, et parfois, oui parfois, vous le savez bien, on sent passer en nous la cavalcade de ces multitudes. Nos pensées sont envahies, nous sautons d'un esprit à l'autre, nous sommes tant.

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Publié le 9 Février 2010

66moi 66moi


C'est drôle, moi qui feignassais à travailler un petit peu le chant hors les cours,  je m'y suis mise aujourd'hui, se ré-enregistrer, et quoi .., s'amuser en fait, et c'est comme d'appuyer sur la touche"play",  les petites étoiles dans les cheveux, envie de mettre la musique fort fort, la joie quoi.. Tout simplement la joie, mais parfois elle est discrète, il y a le plaisir, la passion, la curiosité, mais la joie, débridée, qui inspire et qui donne envie de danser, où se cache-t-elle la plupart du temps?



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Publié le 5 Février 2010

divers 005

Mal au crâne, un brin de sciatique, et les yeux qui brûlent, la rançon de ces derniers jours vautrée dans le canapé défoncé, à me plonger dans les livres.. demain, premier test sur mon retour vers l'étude, l'impression de savoir déjà beaucoup et très peu, une prescience et une absolue ignorance; J'ai refait un moxa ce matin sur le dos douloureux de Doud, la maison embaume le "chichon"..sera-ce efficace?

Je sais que le nouveau look du blog ne fait pas l'unanimité, mais j'avais envie, je trouve que c'est pas mal pour les photos et les peintures...au fait, ça y est, le blog a trois ans passés..

La MTC force à écouter le moindre mini chaos de soi et de l'autre, c'est parfois trop, bien trop, je suis déjà hypocondriaque, ça ne s'arrange pas, mais c'est drôle d'enquêter sur les méandres de nos adaptations ou non-adaptations au milieu, de suivre les mille petits ruisselets mêlés de notre conscience et de notre physiologie au gré des jours. Je et ma famille est un terrain d'étude , j'observe, je suppute, j'expérimente. J'affirme d'un ton docte avant de me raviser platement, je suis comme la marmotte qui surgit du terrier, pousse son cri d'alarme et se replonge dans les profondeurs, pour potasser, sûrement..


divers 010
                                                   là, je copie Lola, et ses clichés-tenues, juste pour voir que la glace est chez mon ainé(;0)) et que bizarrement, je sais maintenant presque choisir des fringues de fille, 45 balais, il était temps, et encore je ne vous montre pas la petite robe en laine!


Quand à miss Shan,  elle ne démord pas d'un charme absolu.

divers 015


Bizous aux courageux visiteurs du Noir!

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 3 Février 2010

Cette nuit, j'ai rêvé que je mangeais une chaussure...

Sinon, je suis toujours dans ma job d'études et sans le prendre avec la légèreté nécessaire parce que mes souvenirs d'étudiante ne sont pas des plus brillants, or il y a exam samedi,  donc mes cherzamites, je bûche!  

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille