Publié le 30 Septembre 2010

            Et dire que j'ai attendu si longtemps pour faire du caramel au beurre salé. Comme dirait l'autre: c'est une tuerie (ah oui ça c'est l'exclamation à la mode, ainsi que : "c'est gourmand", quand j'entends ça, j'ai envie de donner un coup de fusil dans la télé)

 

Brefle, c'est tellement bon, qu'on pourrait presque mourir après. Et c'est hyper simple, mais je vais garder la recette pour moi, hé hé...

 

Bon par contre mes pains perdus, y valent pas tripette. Rien à voir avec ceux de ma manman, mais il faut dire que je ne les ai pas laissés tremper assez longtemps et il était vraiment rassis, le pain.

 

   En ce moment, je me sens comme quelqu'un qui a plusieurs marmites au feu, et ça poupoute tranquillement, du coup je me permets des sauteries de temps, et pas seulement l'organisation métronomique de mes différentes tâches journalières,

          Et ça fait du bien! 

             Avant-hier nous avons fini de peindre le salon. Aahh !! Ce rouge profond, de Chine, ben tiens, il est tellement beau! 

     Le poêle noir et mon adorable petit secrétaire  (le seul meuble que j'ai gardé de ma famille)  sont comme des princes sur ce fond! 

 Nous garderons notre vieux canaprout pourri, parce que finalement il est tellement défoncé qu'il est très confortable, et son rouge éteint se glisse dans le rouge royal du mur avec simplicité.  Ainsi, on ne criera pas quand les chats feront leurs griffes dessus, ni quand on apportera une assiette pleine dans son voisinage, ni quand Billie par une extrême courtoisie aura été  conviée par S à venir s'y allonger et y déposer ses poils.

 

  Je renoue avec quelques ventes.. Après la joyeuse période de Tracker d'art, cela s'était un peu éteint faute de lieu où exposer.  Maintenant je m'ancre un petit peu, je m'assois, je me conforte, et je me sens moins comme un animal aux oreille dressées, avec le sang qui tape dans la jugulaire.

Le danger du renoncement est passé, et je peux un peu plus profiter du plaisir que j'ai toujours et encore à peindre.

 

Je ne laisse rien tomber cette année, chouette.

 

La médecine chinoise me captive de plus en plus, son pendant: la langue chinoise elle aussi , même si elle me terrifie un poil. Elle m'attire toujours dans ses filets et je ne désespère pas de pouvoir un jour l'entendre. 

  Alors avec mes trois brouettes à pousser, j'ai parfois tendance à cloisonner ma journée , ce qui pourrait au bout d'un moment me conduire à l'ennui de la répétition. Cela ne sera pas, je filerai à l'anglaise quelques fois, je désorganiserai l'organisation, pour happer l'air frais du dehors, l'imprévu, l'impromptu..7

 

 

Et d'abord une petite virée dans la montagne nous fera du bien de partout!

 

 

(Dès que j'ai le derrière posé dans un camion, c'est... c'est le bonheur! ben oui...)

Voir les commentaires

Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

Publié le 24 Septembre 2010

 Continuant mes tribulations hasardeuses, j'ai depuis l'autre jour, tenté un 4GI, Hegu qui est un point important sur la main.

Là c'était juste pour voir, il sert à plein de choses (dont la vue), et donne un genre de coup de peps à la circulation d'énergie.

J'ai eu l'impression que ma vue s'éclaircissait   (j'étais sur mes bouquins) mais où est la frontière ente la sensation et le désir de sensation...  Et que mes pas étaient plus légers ensuite , je vous le livre comme ça me vient, je ne trie pas,

Le souci c'est que je suis droitière et n'ai donc pu tenter que la main gauche. Normalement, on doit piquer les deux côtés...

 

Le but c'est en fait de m'habituer à piquer pour ne pas trembler le jour où ce sera une aute peau que la mienne, et j'ai bien fait de tenter ce point, parcequ'à cet endroit, la peau est très élastique et résistante, y a intérêt à avoir vraiment envie de la mettre, cette aiguille! ;0)

 

Hier soir, S est rentré du lycée avec un sérieux coup de froid . J'ai réussi à lui arracher un oui pour lui appliquer des ventouses, c'était pas gagné, il n'est pas du genre cobaye, sauf pour les massages.

 

C'est donc tremblante qu'il change d'avis que j'ai tenté 4 ventouses. Au départ je les voulais sur les 12V et 13V (points sur les côtés de la colonnes , en haut du dos), mais avec mes gestes hésitants et patauds (et je vous dis pas la manip du coton enflammé au dessus de quelqu'un qui crie: tu va me cramer le dos!!) c'est descendu plus bas..

Je les ai laissées, mais avec un gros doute sur l'efficacité. S les a gardées à peine 10 minutes.. et ce matin, il est au lit, ça a gagné les bronches comme je le craignais.

(edit de 13h : pas si mal, il est toujours bien pris de la face et des sinus, mais les poumons ça va, plus de toux grasse ;0))

 

C'est rageant, c'est justement l'affection pour laquelle les ventouses sont magiques, appliquées par quelqu'un qui sait le faire...

Mais je dois en passer par l'apprentissage pour acquérir la sureté du geste, j'espère que ça n'a pas dégouté S .. Ce matin, M a toussé, et lui je sais qu'il sera volontiers cobaye, ce soir... hé hé hé.. son dos est bien plus large et moelleux, c'est plus fastoche que le dos mince et nerveux de mon ado rebelle ;0) (mais manman, j'y crois pas à tes trucs, pffff)

 

 

Ce matin, j'ai profité d'une légère sinusite qui s'annonçait pour me repiquer le 2V (au coin interne du sourcil) mais que du côté douloureux  et aussi essayé un point estomac, le 4E, au coin de la bouche,  il est dit qu'il améliore la vision, et ça je suis toujours preneuse vu qu'elle est un peu aléatoire (mais là c'est pas mal, je ne mets plus mes lunettes en ce moment)  et aussi, hu hu, ce sont des points  lifting pour les rides de la bouche, hum oui, ben quoi, ça vaut le coup d'essayer non? ;0)

 

acu-010.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 21 Septembre 2010

           Mes pérégrinations à la découverte de la MTC (je vais commencer ma deuxième année, youp youp!) me poussent  à expérimenter sur mon moi-même , alors même que nous sommes encore dans la phase pleinement théorique de la chose au niveau de nos apprentissages, mais je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, n'est ce pas Caroline...

 

Sur mes cobayes familiers, mari et enfants je ne pousse pas plus loin pour l'instant que massages ou moxas éventuellement pose de ventouses, mais l'envie de me puncturer moi-même était d'abord inimaginable (je suis normale, pas maso ni rien) puis extrêmement tentante.

 

J'ai commencé , il y a quelques jours par un point sensé me soulager de ma sinusite chronique.

Je n'avais que le petit kit de 5 aiguilles fournies par une visite passée chez un médecin acupuncteur du coin. Des bonnes grosses aiguilles, Mr T est Vietnamien, et la douleur n'est pas un problème pour lui. 

Le pratique de la chose, c'est que se piquant soi-même, on sait tout de suite si il y a sensation ou pas. Et si ça fonctionne ou pas. C'était le 2V ( point au coin interne du sourcil)

 

Pour cette fois, ça a marché, fière j'étais.

 

Ma deuxième expérimentation fut de tenter de me débarrasser d'un noeud dans le dos, mais là, la visée était beaucoup plus hasardeuse, j'avais l'impression de m'attaquer par derrière.

J'ai piqué ce qui me semblait être la zone la plus douloureuse, me demandant si ce genre  de théorie tenait bien la route,

J'y vais assez volontiers, je crois que j'ai bien planté  1,5 à 2cm d'aiguille, un peu en oblique. De dos, on ne mesure pas bien le geste et j'ai tendance à planter ça comme un clou dans le mur.

 

Inefficacité totale....

 

 

Aujourd'hui , je venais me consulter pour oppression thoracique.

Vous connaissez bien, n'est ce pas les filles? Un truc de nana ça, l'oppression thoracique, ne plus savoir respirer correctement, la plaie je vous dis.

 

Un moxa sur le 17 RM pendant 1/4heure,  (le moxa est un gros baton d'armoise roulée , cmme un gros cigare, qu'on allume, le bout rougeoyant est dirigé vers le point, à environ 3 cm, ça doit chauffer , même rougir, parait-il. (le 17 RM est au milieu de la cage thoracique, enre les deux seins en fait, faut pas être parkinsonien ;0)

 

Je ne sais pas encore si c'est vraiment efficace, c'est un poil mieux mais moins bien sans doute que ça pourrait être...

En même temps, la MTC c'est pas ça, moi je fais juste du bricolage genre Pif et Tondu..

 

Donc comme j'avais les doigts qui me démangeaient, je viens de me piquer les deux 18 IG (point sous la pommette)

 

Parait que ça dynamise les muscles du visage, on appelle ça des points lifting, je vous dirais si j'ai l'air repassée de frais, pour l'instant je ressemble encore à un coléoptère.

 

(zut je les ai enlevés j'aurais dû prendre une photo pour vous montrer!)

Voir les commentaires

Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...

Publié le 16 Septembre 2010

 

   Voilà...

 

Voilà c'était la rentrée, on est habitué, mais habitué aussi  à penser que tout recommence de la même façon, comme ces enièmes reportages saisonniers..

Moi aussi je pense que je suis pareille, la pareille d'automne, comme j'étais la pareille d'été,

 Pourtant je le sais, que notre paysage interne est aussi vivace et fugace que l'externe, mais c'est comme si à chaque fois qu'on est dans un certain état, d'esprit et de corps, cela devait durer toujours  ...

Quand S vient me voir avec une douleur, un souci, il l'exprime toujours de cette façon, :" ça fait super longtemps", ou "c'est depuis tout le temps"... Moi je m'affolais de penser qu'ils avaient tant de maux ancrés en eux, et puis ensuite je me souviens que moi aussi lorsque j'ai un petit quelque chose qui me tracasse, il me semble qu'il a toujours été là, ou en tous les cas qu'il y sera toujours..

 

On nous dit de vivre dans le présent, mais je crois qu'on y est tellement, dans le présent qu'à nos yeux tout est immobile. Le souci ,si souci il y a est un monument de présence indéracinable, le petit bobo, la petite douleur agacante, elle aussi n'a pas de temps limité.

 

Pourtant, si on y prête attention, à quel point nous changeons!  Tout se module sans arrêt, confronté à notre trompeuse vision immobile: je me dis: je suis ainsi, j'ai tel trait de caractère, j'ai telle envie. Et l'instant d'après ce n'est plus vrai.

 

Pour rester fidèle à quoi que ce soit, on doit faire un effort de volonté, y penser, s'en donner les raisons, ou suis-je la seule à faire ce travail?

Mon penchant naturel me pousse à laisser toujours se modifier mon entourage, mes habitudes, sans que j'y puisse grand chose.

Ma raison est pugnace et casanière, elle me susurre: "mais si voyons, tu sais bien que tu es ainsi!"  Mais la réalité, les impulsions, les souffles emportent cet édifice faussement ancré.

 

La peinture me permet de prendre  sur le fait ce mouvement incessant, car le lendemain d'avoir posé quelque chose sur une toile, avec des intentions bien précises, je me retrouve transportée sur une inspiration bien différente,

Le soir j'éteins avec la satisfaction d'avoir mis en germe une image qui me donne envie de la poursuivre, mais le lendemain, elle a filé et je suis dans cette humeur de lendemain qui n'a plus rien à voir.

Jurer ses grands dieux que désormais l'on a décidé que notre goût nous porterait vers ceci ou cela, et c'est déconstruit aussitôt par les faits.

 

On s'inquiète d'une chose qui n'est pas: peur d'être restreint à son pauvre soi, sans imagination, et c'est l'inverse qui sans cesse se produit, sans que nous veuillons bien l'apercevoir.

 

Je me suis aussi aperçue d'une chose, qui est là sans que nous la voyions, c'est l'idée de bonheur..

Le bonheur , si je suis ma théorie d'aujourd'hui qui sera sans doute autre demain, est cet état qui nous effraie tellement que nous repoussons absolument l'idée d'y être confrontés, l'état du rien. Rien pour les esprits contamment échauffés qui sont les nôtres, (ou en tous les cas qui est le mien).

Chaque jour apporte sa moisson de menus soucis, inquiétudes, désagréments physiques, voire maladies, et si par hasard dans le tranquille quotidien, il n'y a plus rien de tout ça, on est si peu habitué à cet état que tout nous pousse à le chasser: j'ai l'impression que chez moi, mon insconscient affolé va cogner sur ce vide jusqu'à ce qu'il trouve un moyen de le contourner: je m'emplis l'estomac jusqu'à en être mal, je me mets à fumer, ou m'invente un souci, ou m'accroche aux menues broutilles qui ne me posaient pas problèmes..

 

On n'arrive à se confronter à cet espace vacant que si quelqu'un ou un évènement nous sert de cadre, une obligation, une parenthèse qui n'appartient pas au quotidien:

 

Le train, la convalescence, la méditation, etc...

 

Mais avouez, quel rare plaisir de découvrir ces plaines libres de notre esprit, tout à coup, ça fout le vertige, non?

 

Apprivoiser cette sensation au jour le jour, oui je pense que c'est ça le sentiment de bonheur, rien de criard et de trépidant, juste un immense espace  où nous pouvons commencer à goûter ce qui nous parait d'infiniment microscopiques sensations.

 

    Sourds au pays des sourds, aveugles au pays des aveugles, quel apprentissage peu évident!

 

 

Voir les commentaires

Publié le 8 Septembre 2010

Toute la série pour la galerie T.... est sur mon site, ,

  Y en a trop et je finirais pas lasser les derniers visiteurs de mon îlot qui flotte si je venais tous les faire échouer sur cette petite plage. 

 

 

Maintenant je reviens à mes gros poupous, 80X80, et je paresse, et je prends mon temps.

 

J'ai l'impression que je commence à discerner où je voulais en venir .. On parlait hier avec une amie de "raconter des histoires". Je ne sais pas raconter des histoires avec des mots, je n'ai pas l'imagination nécessaire pour monter de gros bateaux renflés de péripéties et de personnages.

Mais finalement, qu'est-ce que je me la raconte quand je peins, enfin c'est plutôt comme si j'entendais une très petite, très lointaine voix m'en raconter, des choses étranges....

 

Et là je me sens comme le petit poucet ou le chaperon rouge au milieu de la forêt.

 

mercredi8-002.JPG

 

 

 

 

mercredi8-004.JPG

 

 

 

et sinon, vous savez qu'on habite près d'une ville vraiment magique?

 

mardi17aout10-025.JPG

 

mardi17aout10-047.JPG

 

mardi17aout10-005.JPG Y a même des pêcheurs de lune....

Voir les commentaires