Publié le 23 Octobre 2012

        Parfois j'en suis consciente, parfois non. 

Là c'est revenu : je réalise à quel point deux volontés s'affrontent en moi, la consciente et l'inconsciente.

 

j'ai commencé cette toile comme ça:

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Mais ça me déplaisait , ce personnage naïf, je n'en voulais pas.

C'est devenu ça:

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la partie gauche du visage tend à se fermer ou disparaître, parfois elle a été recouverte de lignes, puis effacée, ne laissant plus que le carré sur la partie droite, puis est revenue mais avec cet oeil fermé, 

le rouge que je n'utilise jamais sous cette forme est très violent et je le supporte de moins en moins

 

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Là, le personnage avait complètement disparu de la toile, mais il est revenu, sur la gauche, sous une forme où il serait plus "acceptable" pour moi, (l'insonscient est rusé ;))

mais c'est encore trop

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Le corps s'est suffisament déformé pour m'apprivoiser, il reste la figure, je ne peux pas l'enlever et elle est bien trop "physique"

Ça fait deux jours que je me bats avec elle.. je ne sais pas ce qu'il va en sortir, peut-être quelque chose d'absolument différent..

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Publié le 9 Octobre 2012

 

Nous sommes assis sur un banc, face à la mer, .. à 20m sur la droite, des copines..

 

Une simili gitane, grande jupe dentelée sur les chevilles, châle et chevelure blonde qui dégouline sur le dos, 

Une avec des grandes guibolles nues, les pieds en dedans, et par dessus , un corps enveloppé d'une vaste veste en laine, informe, une queue de cheval à la diable,deux chiens minuscules au bout de laisses, 

La troisième a les cheveux tressés à l'africaine, et un chien bondissant qu'elle nourrit avec des bouts de trucs qu'elle émiette, elle a un truc à pois,  

Une autre a des soucis de téléphone, elle est comme un petit tonneau, et cheveux jaunes paille à la diable

Y a encore d'autres chiens , 

la gitane dit: "rappuie deux fois..., faut appuyer deux fois..

"Quand tu veux rappeler , faut appuyer deux fois",

l'autre parle à son chien

Elles avancent doucement , comme un ballet de feuilles mortes qui tourne, imprécis.

La dame aux chiens minuscules en a un qui gène la progression, d'un geste souple, elle le soulève au bout de sa laisse et le repose à côté, comme un hélicoptère qui déplace un colis au bout d'un cable.

 

Moyenne d'âge: la soixantaine.

Complexes visibles: aucun.

Détente apparente du lot: parfaite

 

Je kiffe les copines du bord de mer

 

Vive la différence..

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