Publié le 10 Mars 2013

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Silbar, PS,(81)

 

Eté 81

J'ai 16 ans, mon amie G m'a proposée que nous allions voir au culot les entraîneurs du domaine de Sers.

Je ne sais pas comment nous nous débrouillons, mais je vais venir tous les matins à 6h à l'écurie de je-ne-sais-plus-qui pendant le mois de .. Juillet? Août?

C'est très flou, je me souviens que je suis d'une timidité écrasante à l'époque. Comment ai-je fait pour atterrir là-bas et surtout m'y présenter le premier matin?

Il me semble qu'ils sont quatre, l'entraîneur et les lads , c'est une petite écurie, il doit y avoir une dizaine de chevaux..

Je descend en mobylette de mon coteau. J'ai dû faire comme souvent dans ces cas là, me mettre en mode off pour passer l'épreuve, peut-être pour ça que j'en ai si peu d'images. L'arrivée, présentation, explications.

Je sais qu'ils m'ont dit : tu te mets en selle dans le box, si tu n'y arrives pas, tu nous préviens.

Je prépare un grand PS bai brun, je crois qu'il s'appelle Le Béout ou quelque chose d'approchant.

Les purs sangs et anglo de course, on en a l'habitude à La Bride, les réformés, parfois ils sont abimés par les courses, les tendons marqués par les feux, ils arrivent à 4 ans, jeunes pour un centre équestre mais trop vieux souvent pour courir.  Je sais  qu'ils détestent le coup de brosse agressif, la peau d'un PS est très fine,  parcourue de frémissements. Il faut y aller tout en douceur. 

Les boxes de chevaux de course sont très bien paillés , ça remonte généreusement sur les côtés.

Je ne veux évidemment pas demander de l'aide, et Le Béout est gentil, il me laisse me hisser sur son dos comme je peux. Je suis fière comme un bar-tabac en poussant la porte du box pour sortir.

Se faire régler les étriers sans poids à une hauteur extraordinaire, sentir le cuir dur et fin sous ses fesses, si peu d'assise, je n'ai jamais fait ça.

Le domaine de Sers est immense, il y a les pistes d'entraînement, le champ de course n'est pas très loin,  le terrain de concours complet, le terrain de CSO, les multiples écuries, des allées  de terre trouées par le passage des chevaux, on s'approche en petit groupe des pistes. La plus extérieure est réservée au pas, on commence toujours pas ça, je ne sais plus combien de temps, très longtemps, j'ai mal au cul. Mais le temps de m'habituer un peu.

Les gars doivent me parler sans doute mais je ne répond pas ou à peine, dans ces situations, je n'ai pas accès à mes mots.  Je sais qu'ils me surnomment 'la cavalière", d'abord parce qu'il y a très peu de filles et surtout très peu avec une bombe et qui viennent de club.

On démarre la détente au trot,  le trot enlevé à cette hauteur , ça tient du jokari, je dois faire attention à encaisser les rebonds , sinon je me soulève à une hauteur ridicule.

Les gars m'ont expliqué comment canaliser Le Béout pour le canter,  on doit croiser les rênes sur l'encolure, et les bloquer, les mains tenant deux sens de cuir de chaque côté, ainsi le cheval est contré par sa propre force. C'est le "pont".

Je ne sais plus quel a été mon ressenti la première fois que nous sommes sortis sur la piste de canter, d'ailleurs je ne sais plus s'il s'agissait de Le Béout, il y  avait aussi un cheval noir (un nom en "i"?), assez âgé pour la course, très rôdé, il m'a servi de professeur, mais je ne sais plus son nom.

Tout d'un coup, on  jaillit sur la piste, c'est comme si on ouvrait grand une porte, il y a un élan de tout le corps, des deux corps en même temps, et tout de suite on doit prendre la main.

  La piste, la lumière, le vent, le souffle, les articulations qui dansent, et tout avoir dans ses deux mains, la maîtrise de la vitesse, la maîtrise.

Les yeux plein de larmes, et le martèlement dans le sable.

Le reste , la pause de 10 heures pendant laquelle on est tous assis dans un petit local, je n'ai rien prévu, les gars mangent, m'en proposent, je meurs de faim mais je dis non, non merci, ou juste je secoue la tête.

Il y a trois lots ou quatre lots à passer, je ne crois pas que je les fais tous.

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Boîte à souvenirs

Publié le 4 Mars 2013

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En plein mélange des genres ou au contraire en pleine "fusion" des genres, je me penche en ce moment sur les pierres.

Le point de départ: le rêve dans lequel je saisis une malachite sur une étagère où s'en trouvent deux, pierre dont je ne connaissais pas l'usage et qui ne m'avait jusque là pas frappée.  C'était il y a quelques jours, ou semaines je ne sais plus.

Il se trouve que la malachite, comme la chrysocolle qui m'a attirée hier, sont deux dérivées du cuivre,

Il y a quelques jours, j'ai acquis un bol chantant, là aussi, par hasard.

N'y connaissant rien de rien, j'ai appris qu'il était constitué (en principe) de sept métaux: l'or, l'argent, le mercure, le cuivre, le fer, l'étain et le plomb.

Chaque métal étant lui-même symbolique d'une planète:

L'or pour le Soleil, l'argent pour la Lune, le mercure pour  Mercure, le cuivre pour Vénus, le fer pour Mars,  l'étain pour Jupiter, et le plomb pour Saturne.

Il y a donc eu "juste" un tropisme vers des éléments contenant du cuivre.  Sans doute un besoin signalé de mon propre corps en ce moment.

Tout ça pour dire : quel rapport avec la médecine chinoise?

J'ai la "fâcheuse" conviction que tout , absolument tout, est lié, le présent le passé et l'avenir, l'ailleurs et l'ici, l'interne et l'externe, l'inerte et le vivant, etc...

Pour la MTC, tout cela se résume en une phrase:

"Il n'y a qu'une énergie qui est la matière fondamentale constituant l'univers, et toute chose au monde est le résultat de ses mouvements et de ses transformations"

                                    C'est le Qi.

Cela fait 40 ans que je suis dominée par ma raison, mais l'inconscient  réussit peu à peu à pousser une porte de mille tonnes qui lui barrait la route.

Ainsi, au fil de ma peinture, je me rends compte qu'elle est truffée de symbolique sans que j'y puisse.

 Je fais le chemin à l'envers, je découvre des choses et je suis le fil à l'aveugle,

tous les fils se rejoignent.

Je ne fais rien de mes découvertes, elles sont juste posées là, mais je sais que cela réveille une perméabilité qui existait , totalement bâillonnée (combien sommes nous dans ce cas..)

les portes et cloisons fictives installées dans mon cerveau se dissolvent peu à peu.

Veulent y entrer des éléments que j'accepte volontiers, le dernier en date: le Jin Shin Jyutsu.

Le toucher, et l'énergie qui l'accompagne, comme élément de base du soin... évidemment, non?  Si proche du TuiNa, si proche du QiGong thérapeutique, si proche de nous tout simplement.

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Rédigé par Planeth

Publié dans #Expériences...