Publié le 24 Octobre 2013

 

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          Les êtres vivants sont porteurs d'une vibration énergétique. Celle-ci rayonne à l'extérieur de l'enveloppe physique,  elle rejoint le courant énergétique universel.

Celui-ci ne contient pas de notions de distances (ni de temps ?)  cela ne fonctionne pas comme des ondes physiques qui ont un rayon d'action limité.

Le rayonnement énergétique peut avoir une action à des milliers de kilomètres  du lieu d'où il émane.

      

       Les dictons populaires, certaines théories de développement personnel    font dire que  "si l'on veut, on peut",  ou "aide-toi, le ciel t'aidera", ou il faut "positiver", "si on veut vraiment quelque chose, il arrive". 

Cela met l'humain dans la position de réfléchir à ce qu'il veut et simplement cela, or pour ce faire il utilise sa raison, c'est à dire son mode de pensée conscient. 

        Mais ce mode ne fait qu'effleurer le monde énergétique , il n'a pas réellement d'action sur lui.

Dans la réalité , "vouloir" est même singulièrement contre-productif,  l'esprit se raidit, se contracte et  d'une façon complètement contraire à ce qu'on désirait, notre énergie se bloque à l'intérieur.  On s'expose ainsi plutôt à des mauvaises expériences qu'à des positives.

 

                Il n'en est pas moins vrai que cette sagesse populaire est fondée sur un état de clairvoyance inconscient. Ce bagage fait partie de cette nébuleuse qu'est l'inconscient collectif, nourrie de toutes les expériences passées universelles.


Effectivement, s'il émane de nous un rayonnement de polarité positive, dirigé vers un domaine particulier, ce domaine en sera affecté de façon également positive.

On peut prendre exemple sur le domaine professionnel. 

Plusieurs collègues et enseignant ont fait part du fait que les patients se manifestent lorsque l'on se sent soi-même prêt à les accueillir.

S'il se produit un évènement qui contrarie notre propre énergie, que nous ne sommes donc plus vraiment dans la position d'aider énergétiquement nos patients, ceux-ci ne prennent pas de rendez-vous. 

 

On peut se cabrer à cette idée et se dire: "mais pourtant je suis totalement prêt à recevoir mes patients". 

Mais d'ou vient cette certitude, est-ce simplement une construction raisonnée?  Ou est-ce une intime sensation, une complète acceptation ? 


Nous sommes habitués à donner beaucoup de poids à nos pensées, à notre réflexion, et très peu à nos ressentis et réactions inconscientes. 

Donc très logiquement, lorsque notre raison nous dit: "tu as un beau cabinet, ta blouse est parfaite, ton diplôme est flambant neuf, donc tu es prête à recevoir des patients", nous la croyons sur parole.

Mais cela ne se produit pas.  Il manque peut-être un ingrédient : la conviction  intime, qui émane de notre énergie interne.

Car si celle-ci est présente, le dégagement énergétique, le rayonnement qu'il produit vers l'extérieur de notre être va toucher les personnes qui sont en demande de soins .

Lorsque que cet ingrédient est présent, les patients téléphonent.

 

edit de 10h18: il m'est arrivé à contrario la chose suivante  plusieurs fois: un patient prend rendez-vous, et ne me dit rien sur sa problématique ou d'une façon très schématique.  Pendant l'heure précédant son arrivée, je vais compulser un secteur particulier de mtc, ou avoir en tête certains états mentaux, ou avoir une image de ce que dégage la personne, et  lorsque la personne arrive, soit elle ressemble à ce que je m'étais imaginée, soit la cause de sa venue corrobore ce que je viens de chercher dans mes livres, ou les images de syndrômes qui me sont venues...

 

Il en est de même dans le domaine de la séduction. (le terme recouvre tous les types d'interactions sociales , pensons au postulat de base instinctif de l'être vivant : "être le "préféré", c'est à dire, avoir la meilleure place pour survivre)

Bien des gens se font la réflexion  que ce ne sont pas, loin de là, les personnes qui paraissent le  plus attractives physiquement qui le sont dans la réalité. 

Le physique, la sensibilité, l'intelligence et même l'humour ne suffisent pas. 

Il existe un ingrédient nécessaire et indispensable, c'est le dégagement énergétique de la personne vers les autres, et sa complète acceptation de ce dégagement. 

D'où vient-il, ce mouvement? 

A chacun d'examiner ses fantômes, ses complexes, ses blocages. 

Il est certain que dans les relations en général,  il est nécessaire que le rayonnement ne soit en rien freiné par l'opinion que nous avons de nous-même et qui est bâtie sur un ensemble de fausses croyances.

Et c'est généralement là que ça se complique, car si nous sommes soumis à tout un tas de pensées contre-productives, nées de notre éducation, et des contraintes extérieures, injonctions négatives etc..,  il est très difficile de les chasser et de libérer les "voies". 

Nous ne pouvons littéralement pas agir par décision sur ce type de rayonnement négatif. 

Aucun raisonnement ne sera susceptible de modifier cet état interne.

De la même façon qu'il est absolument contre-productif de vouloir faire arrêter une personne de fumer par des arguments réfléchis.

Le rayonnement énergétique devrait être, en quelque sorte, ré-orienté positivement. 

 

        Notre  positionnement dans l'univers  doit trouver une place "juste".  Et ainsi seulement le dialogue aisé entre l'inconscient et le conscient va nous permettre de dégager de manière harmonieuse l'expression de notre énergie.

 


            D'autres exemples nous montrent que nous ne sommes pas les seuls à posséder ce rayonnement énergétique, tout être vivant le possède  ainsi que les éléments naturels .

L'avantage  qu'ils ont est de ne pas être encombrés par la raison. 


Il a été fait l'expérience suivante avec un chien: 

Une observation a permis de montrer qu'au moment où sont maître décide de quitter puis quitte réellement son travail, à quelque distance que ce soit, le chien manifeste une agitation joyeuse.

(http://www.rene-mettey.fr/pages/La_conscience_5_ces_animaux_qui_attendent_leurs_maitres_et_autres_capacites_animales_de_conscience-6258544.html)


On peut imaginer toute sorte d'instinct mais là il s'agit d'une réponse à une "intention". Ce qui tendrait à prouver que le chien a ressenti une émanation énergétique de son maître en direction de la maison.


On a souvent cité les cas d'animaux fidèles retrouvant à des centaines de kilomètres de là le chemin pour retrouver leur maître.

Aucun sens de l'orientation aussi puissant soit-il ne saurait expliquer ce phénomène,  il s'agit beaucoup plus probablement  d'une sensibilité élevée au rayonnement dégagé par le maître.

 


D'où l'idée que ce rayonnement ne faiblit pas avec la distance, ce qui rejoint la théorie suivant laquelle l'énergie est indépendante de la distance. 

 

On s'étonne parfois de voir des médiums travailler à distance, voire au téléphone et nous sommes nombreux à penser  à du charlatanisme.  Mais si l'on s'en réfère au type d'expérience citée plus haut, cette distance n'affecte pas le lien que le médium peut établir avec le patient soigné à distance ou sa recherche d'un être (humain ou animal) disparu.

 

           Le problème c'est que depuis que l'humain a développé sa raison, il est devenu en quelque sorte handicapé de l'inconscient,  privé de la plupart de ses instincts, sourds à la plupart de ses sens. 

Et donc il est devenu prisonnier de tout ce qui affecte son moi conscient.

Il faudrait ré-apprivoiser dans nos vies l'intuition, le geste dit "inconscient" , ré-activer l'écoute de nos ressentis. 

Ainsi on pourrait commencer à se mobiliser sur notre axe, retrouver une souplesse dans nos positionnements, car rien ne nous prive plus de nos sens que nos certitudes, nous nous retrouvons fixés au sol comme de gros blocs de granit. 

 

Pensons à être légers et sensibles au moindre souffle, pour être en accord avec le monde qui nous entoure.

 

Anne

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Publié le 7 Octobre 2013

 

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l'illusion de...                                           (Malaguet, 1967)

 

 

      Dedans les bois, ce soir, à fouler et tâtonner du bout du pied pour voir si j'en aperçois la tête d'un. Je me demande pourquoi c'est si essentiel, de chercher les champignons.

   Pourquoi c'est dans les encoignures de mon cerveau, et que ça fait des pshitt lumineux dès que j'aperçois un angle de forêt?

 

    Pourquoi c'est un fantasme et que du coup je ne prends même pas la peine de faire les kilomètres nécessaires pour me donner les chances d'en trouver.

  Pourquoi je me contente de ce qui pourrait être, pourquoi je me contente de juste parfois l'odeur qui pourrait être celle.

 

Juste dans les bois, avec l'espèce de chambre que ça fait sous les voiles des arbres, à couvert.  Traverser , couper , rompre avec le chemin, pour mieux s'emberlificoter  entre les branches tombées, les souches auprès desquelles on s'agenouille presque, les tas et les tas de feuilles de l'année dernière, et le chien qui s'éparpille.

 

Je sais, ça y est, j'ai vu,

On est dans un chemin creux en Bretagne , et sur la haute bordure, tout à coup je le vois, un cèpe, une tête ronde sombre et luisante, il est beau comme un nouveau-né et c'est moi qui l'ai vu la première.  

Il y a mon père, il y a ma mère, et sans doute deux ou trois de mes frères.

 La cueillette des champignons..Les trompettes de la mort dans les bois près de la Noé-Luce,  les girolles dans les allées d'herbe au milieu de la forêt de Paimpont, et  le Bager quand on habitait Pau, les immenses pentes roussies sous les chataigners, qui donnaient envie de faire du toboggan sur les fesses.

Un truc qu'on faisait en famille... Le truc..
C'est con... c'est ça qui est resté, dans une petite planque dans un coin de chez moi.

Les champignons, c'est la main de papa, les "houhouuu " de maman qui se perdait tout le temps, les trop de vêtements parcequ'il risque de faire frais, et qui finissent tous attachés par les manches, autour de la taille, et on se sent à la fois tout encombré et tout libre .

L'illusion de ...

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