Publié le 5 Juillet 2015

Séparement..

Une fois, j'ai calculé, et depuis il y a eu d'autres lieux, 40 fois, j'ai changé de lieu de vie 40 fois depuis ma naissance.

Ce matin je cherchais ce qui me confrontait au rejet parfois, et qui creusait alors une rigole si douloureuse à l'intérieur. Raisonnable, je me disais: "Puisque tu y es confrontée de nouveau, c'est que tu dois continuer à guérir cette faille".

Emotionnellement dans ces périodes je ficherais plutôt le camp loin loin pour me planquer sous un buisson épais ou un tas de rocaille, ce que j'ai fait souvent ( pas littéralement évidemment ;))

Et puis en vélo, ça a surgi.

Oui évidemment ça vient de moi, je me disais : "Pourquoi lorsque tu rencontres des gens veux-tu fonder en un instant ce qui se contruit pas à pas, aller du point A au point Z en un clin d'oeil, en une conversation partagée. Et se faisant violenter les codes, abasourdir, effarer , provoquer le rejet..

Rentrer en amitié, c'est sérieux, c'est pas les auto-tamponneuses...

Oui mais alors pourquoi cette précipitation

Alors je me suis souvenu des 40 déménagements,... l'urgence,

L'urgence et puis planquer la timidité atroce, pour aller au devant de..

C'est moins terrifiant qu'avant, la brûlure du rejet, ça m'insomnise toujours mais c'est plus doux, et puis il n'y a pas de faute, il n'y a pas de bourreaux et de victimes, il y a juste une histoire comme toutes les histoires, dont il faut trouver les quelques noeuds qui font des bleus encore , sous la peau.

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