Tout nouveau tout beau!

Publié le 19 Mai 2007

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         Bon, je vous préviens, cette conversation n'aura ni queue ni tête, même si pour moi ça a sûrement un sens puisque je mets tout ça ensemble ...mais, bref..
 
         Or donc l'autre jour, j'avisai une charmante petite carriole en ferraille au cul d'une voiture lambda, elle était agrémentée de grilles sur ses 4 côtés ce qui avait permis à son propriétaire de la remplir d'un gros tas de végétation sacrifiée.
Cela me mis en joie, quel ustensile agréable et pratique, me disais-je en la lorgnant... comme on doit être content d'emmener ainsi ses affaires sans craindre de les perdre en chemin.
J'aime beaucoup les ustensiles adaptés, comme tout le monde,  c'est d'ailleurs à se demander si les gens n'ont pas des activités pour pouvoir se fournir du matériel ad 'hoc: Les chasseurs...chhhht...les pêcheurs, oui.... les cyclistes, ahhh les cyclistes, et leur petit bermuda moulant (avec le petit rembourre-c...lles), le tee-shirt criard collant qui va bien, la pitite casquette , les lunettes de ouf... y en a d'autres hein. 
 Pour chaque activité entreprise, un monceau de matériel acheté avec amour et convoitise, et dont quelques semaines ou mois plus tard on se demandera comment on va bien pouvoir se débarrasser.

Curieusement de cette réflexion derrière la petite carriole est venue une autre pensée, quand même pas mal éloignée, mais bon voilà. 
Je  réflexionne souvent sur les rapports humains, parceque vraiment ça, c'est un truc de la mort qui tue, d'une complexité et d'une difficulté effarante, à se demander comment il se fait qu'il n'y ait pas plus d'ermites sur terre.
Or donc, je me disais:
 Quand on se lie d'amitié ou d'amour avec quelqu'un, au début, une sorte de leurre s'installe. On est tout fou parce que qu'on veut montrer ses meilleurs côtés bien-sûr, et en le faisant ça nous met en joie. 
On est agréablement surpris de pouvoir déployer avec autant d'énergie autant  d'agrément pour l'autre personne. C'est l'expression  "se mettre en quatre".
 En fait on fait "visiter sa maison", et ça produit exactement la même chose que quand on fait réellement visiter sa maison, on est content de redécouvrir les lieux avec d'autres yeux et parfois bêtement satisfait, avouons le.. 
Puis au bout de quelques temps, la magie s'estompe, le carrosse est redevenu citrouille. On a bien fait visiter, l'autre nous apparait alors pour ce qu'il est vraiment, ayant oté à son tour son habit de fête .
On est un peu décu, forcément. Ce nouvel ami ou amour mérite-t-il encore toute notre attention? Est-il plus lourd de poursuivre la relation ou mérite-t-elle un petit effort d'adaptation pour  prendre sa vitesse de croisière?

         Longtemps je ne me suis même pas posé cette question, après les démarrages fulgurants, mon intérêt nettement diminuait et l'autre devenait pesant. Et de ce constat naissait parfois une petite amertume: Où suis-je où vais-je? Suis-je donc incapable d'entretenir un lien quelconque?

        Mais en y réfléchissant ces temps-ci, je me disais  que comme les dizaines d'activités qu'on teste et qui nous font mourir de passion pour tout le beau matériel qu'on peut y adjoindre,  il n'y en a qu'une très petite quantité pour lesquelles on aura le souffle nécessaire  sur la durée..     Tout ça est très normal et ne mérite pas qu'on se désole.
Cela  n'empêche qu' il est parfois nécessaire d'apporter quelque soin à une relation, comme à une plante un peu fragile.
Voilà,désolée, mais parfois j'ai l'impression qu'il me faut un temps fou pour piger des expressions toutes bêtes.. enfin pour les piger vraiment!

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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Hélène 21/05/2007 08:18

Je tourne et retourne autour de ton texte et je sens bien qu'il touche quelque chose d'un peu indéterminé, flou mais très juste. Quelque chose qui a trait avec le côté rassurant de l'accumulation de matériel accessoire qui tient lieu parfois de projet (je n'ai plus qu'à, maintenant que j'ai tout !), l'idée d'un rythme dans l'existence entre le trop et le peu, l'envie que ça s'apaise et la crainte que ça s'apaise. Et ça me fait penser entre autres à ta démarche artistique de personne qui cherche de plus en plus me semble-t-il une forme d'épure, comme une mise en deux dimensions d'un sentiment de confiance en soi tout en étant le lieu du conflit avec la matière. Je ne suis pas très claire dans mon propos, c'est le reflet de la germination de l'écho à ton texte... (tu es toute jolie et rêveuse sur la photo!!!)

Planeth 21/05/2007 13:27

"comme une mise en deux dimensions d'un sentiment de confiance en soi "   ouaip c'est bien vu, je n'avais pas réfléchi  à ça, mais bien-sûr , il y a de ça,  tu vas plus loin que moi, peut-être tu pourrais nous faire un billet là-dessus??quand à se dire : j'ai tout réuni pour commencer  quelque chose et s'en tenir là, oui combien sommes nous à l'avoir vécu!!

Eryn 19/05/2007 21:12

de filosofie en fil tout court ta réflexion m'inspire... sur le vif je tape un truc chez moi :-)merci !PS trop fort le code : 5MN :-))) donc dans 5mn j'y suis

Planeth 20/05/2007 01:07

Bon super! je vais voir ça!

Loïs de Murphy 19/05/2007 21:03

T'inquiète pas, moi j'ai mis un temps fou à m'apercevoir que je n'étais pas une rapide :o)Par contre j'ai la chance que mes passions durent car je vois l'Autre tel qu'il est dès le départ et j'adore le quotidien.

Planeth 20/05/2007 01:07

oui parfois l'instinct nous guide, la preuve: mon dou', que je n'échangerai pas contre deux barils d'omo.... mais pour les amitiés j'avoue c'est plus compliqué..