On rentre...

Publié le 21 Novembre 2007

 

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Quand on a appris la nouvelle, j'ai pensé: "On rentre".

Et pourtant.

Et pourtant il y a plus de 5 ans quand on a découvert cet endroit pour la première fois, je m'y suis vue jusqu'au bout, poser mes valises, et mes racines, une terre élue, sans restrictions.
Nous étions arrivées par Propriano, le bateau du matin tôt, le bateau de 6h, quand le jour n'est ni gris ni bleu, le temps immobile. Il n'y avait que nous à nous être arrêtés tout de suite là, descendre de la voiture et marcher sur les pontons . A plat ventre sur les planches, on a regardé à travers l'eau, et on y a vu un poulpe nonchalant. 

         Quand j'y repense, bien-sûr , quel choc après la région Grenobloise, ses vallées encombrées et bruyantes de trains, d'autoroutes, d'industries, son côté high-teck, son brouhaha latin, et se retrouver là un matin et ne plus rien entendre, que le léger bruissement de l'eau sur le sable.
Comment ne pas être stupéfait, les petites routes  mangées, sans un seul panneau publicitaire hurlant, le collines désertes, un air de quelque chose de passé et qui manque, un air de rien d'évident à ce que le fric et la croissance soit omniprésents. Un air de ça a été oublié, et pourvu que personne n'y pense.

Bien-sûr mes jambes frétillaient de partir  de temps en temps, bouger, virer, changer, puis je m'apaisais à regarder autour.. Et finissais par croire que ma boulimie d'ailleurs était  guérie.

Puis un jour, comme à chaque fois cela nous est arrivé, où qu'on soit, Dou' et moi nous sommes regardé et nous avons pensé: c'est le moment.

Mais nous n'étions pas pressés, une envie de bouger,certes, mais dolente, encore un tout petit peu ensommeillée.

Puis, il y a quelques jours....la nouvelle.

En même temps j'adore quand le hasard, le destin, ou quoique ce soit nous prend par surprise, et nous file une gifle bruyante de vie: en 10 jours, notre futur est autre, plus rien n'est installé, de chênes plantés nous redevenons roseaux , et tout ou presque est possible. L'arrachement se fera sentir plus tard, quand tout aura repris sa place, ailleurs, et qu'on se retournera pour tenir la main de...

ils ne sont plus là, il sont restés là-bas, sur l'île,

l'ex-île.

Rédigé par Planeth

Publié dans #Vie de famille

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isabelle 01/06/2008 22:39

Arg j'ai raté un épisode je pensais que tu attendais la fin de l'année scolaire... coté ouest de Toulouse ??? Alors c'est pas loin des Landes ça  ;)

Planeth 06/06/2008 08:39


Pas trop trop en effet! Le jour où on vient goûter le vent de l'océan , on tâche de passer te voir promis!


Isabelle 27/05/2008 09:41

Alors ça avance cette recherche d'un "autre part" ?vous revenez quand et où dans cette bonne vieille métropole, encombrée polluée et bruyante ???  :)

Planeth 29/05/2008 08:30


Rha ben lala , ma sbonne dame, mais ça fait déjà deux mois qu'on est installé sur le vieux continent!  Près de Toulouse, (c^té Ouest)!


L'est très bô ton site, ouahhh, ça fait envie!


nellooo 28/11/2007 15:09

Bonjour.
Tombée sur votre site par hasard (je ne sais plus trop ce que j'ai tapé sur google) ; je tombe sur cet écrit : "vie de famille" ... :-D ... qui m'interpelle, me fait sourire, que je lis en diagonnale (et que je me dis que je reviendrais le lire, plus tard), parce qu'en fait, j'voulais faire un truc, avant, bref ... envie de réagir ... contact ? ... blog ! ... hop un petit coucou en attendant la prochaine visite.

Planeth 30/11/2007 09:42

Sympa ces visites tombées du ciel, et ta région est splendide!

Auteure 26/11/2007 14:02

Quelle chance ! Ces jours de novembre me créent des envies d'ailleurs. Alors quand pour d'autres, l'ailleurs est possible ; forcément, cela fait rêver...

Planeth 30/11/2007 09:41

Alors ..c'est déjà ça! ;0) merci d'être passée Auteure

papa de Lili 24/11/2007 20:48

J'ai passé une partie de ma vie à errer de-ci, de-là donc je comprends!Mais n'oublie pas de garder une racine bien plantée quelque part! Bonne chance.... Amitiés.

Planeth 30/11/2007 09:44

Oui ça devait être d'autant plusimportant pour toi vu tes périgrinations! Non des vraies racines on en a plus des masses, mais bon, va bien arriver un moment où on va se planter pour de bon quelque part!