Un chat sur ma palette...

Publié le 16 Septembre 2008


Ah ben c'est malin!




        Bizarrement cela ressemble fort au souffle impertinent qui secoue mes couleurs intérieures, un vrai parallèle, ce chat serait-il shaman?

On a beau me dire que les dés sont jetés depuis bien longtemps, je sais, moi, que le "hasard"  comme une brise fraiche ouvre des portails rouillés, ou même des sentes dont on ignorait l'existence, je me dirige instinctivement vers un domaine qui me fait friser les moustaches que je n'ai pas, un vent de panique à bord, qui est là?

      Ai-je à comprendre ce que je peins? Ai-je à comprendre pourquoi mon univers est si à rebours de ce que je "sais faire", pourquoi dans ma panoplie , dans mon décor, il y a obligatoirement une boite sombre, pourquoi des petites filles en désordre, pourquoi des maisonnettes branlantes.

Pourquoi il y a tant de choses que je ne m'autorise pas?

Ces jours-ci, aidée sans doute par les clés de l'acupuncture, et par la grosse vague qui m'a amené à m'y  confronter (vous savez? quand vous DEVEZ aller vers quelque chose mais vous ne savez pas quoi et tout à coup vous trouvez le passage, le point de départ)  mon cerveau joue au sablier, il se renverse dans un sens puis dans l'autre.
J'ai beau apprendre à jouer de mon cerveau droit pour pouvoir peindre, l'autre fait toujours des siennes, je dois lui créer des embûches..
Certaines embûches me font ressembler à une boite à larmes bien fermée, mais cela aussi je dois apprendre à l'apprivoiser. Chez moi, on ne sait pas faire avec la tristesse, horreur et damnation, une bonne colère ou un un rire sarcastique sont souhaitables, pas se répandre, pas s'adoucir. Je n'y vais cependant pas trop fort, commençons par la mélancolie..
Du coup j'ai laissé tomber la radio , pour peindre, et m'essaie à passer en revue la pléthore de cd. Bien-sûr que je fuyais la musique, je suis comme au cinéma, je bloblote intérieurement, l'intérieur n'est plus si sec et net, mais j'essaie d'affronter cette chose là.

Bizarrement et comme à chaque fois que les choses doivent aller ensemble, j'ai ouvert la radio tout à l'heure et un morceau de Chopin que maman jouait est entré à flots dans la voiture..

   Les chemins de nos familles sont des cimetières, mais si je n'ose pas tourner la tête pour les regarder , qui les regardera? et ne plus avoir ce sentiment de les trahir..

Non, je ne vais pas faire une pirouette, une grimace pour faire rire, les grilles et les barreaux que je peignais, qui sont devenus les verticales de mes maisons, les jambes étriquées de mes personnages, je ne les comprends pas encore, ni les boites noires au contenu enchevêtré, j'attendrai mais je ne les ignore plus.

 




Rédigé par Planeth

Publié dans #L'enfer c'est moi...

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mab 19/09/2008 19:29

Tu as décrit la sortie du bain comme j'aurais aimé le faire.

Planeth 19/09/2008 20:23


Oh, on a eu quasi les même mots!


eve 18/09/2008 20:55

Ces mots me font frissonner... Brrrrr. Il serait temps que je passe te voir, pas pour toi, non, pour moi. Pour prendre la mesure en vrai (de ta personne ?) de ta peinture. L'impact que je redoute au travers de ce que je perçois déjà. Sans doute pour ça que je tarde.;-)

Planeth 19/09/2008 20:24


Ne tarde dont plus! ;0)


Loïs de Murphy 17/09/2008 16:01

Petit salut rapide, je suis toujours sans connexion Internet.

Planeth 17/09/2008 21:54


Méééé!   t'es toujours dans le Gers?


mab 17/09/2008 08:24

Tu es bien grave ce matin...

Planeth 17/09/2008 21:54


Oui mais ça me fait pas de mal! ;0)


Maky 17/09/2008 01:02

Je ne vois que la peinture pour exorciser tout ce questionnement...Prévois grand !Un triptyque...Avant, Pendant, Après ?Courage, mais rassure-toi, tu n'es pas seule dans ces méandres...

Planeth 17/09/2008 21:58


Oui, ça c'est sûr, mais... je ne sais pas si c'est une consolation! ;0)

pour le triptyque, je va y songer!