Remords ou regrets...

Publié le 2 Novembre 2008

    


A quel âge on commence à s'enfermer soi-même? 



    Je réfléchis en ce moment à une phrase qui m'est arrivée deux ou trois fois dans les oreilles par hasard(?) ces temps-ci :      "Vaut-il mieux avoir des regrets ou des remords?"

C'est très judéo-chrétien ça, comme dilemne. De toutes façons, on s'en colle pour une dose de souffrance.
 Mais bon, on est d'ici et pas d'ailleurs et cette culture là, on l'a bu au biberon même avec des parents allergiques à la religion. C'est comme la culpabilité (uhuhuh comme je connais bien ce  terrain..)
Donc partant du constat que pour l'intant je fonctionne encore comme ça, qu'est-ce que je fais de ce type de choix qui s'apparente au jugement de Salomon?

  La première fois que j'ai entendu ça, je me suis dit:  " Bien évidemment il vaut mieux avoir des regrets car on n'engage alors que soi-même. Si on a des remords c'est qu'on a causé de la souffrance à l'autre donc pas bon ('fin à priori c'est pas ce qu'on souhaite, on est d'accord, surtout qu'en général ça concerne du proche)
Oui mais : le risque de transporter avec soi un sac de regrets c'est de le faire payer aux autres tôt ou tard, de s'emplir de colère, de frustration, et qui sait, si le sac est trop lourd ou le tempérament trop vif, de tout envoyer valdinguer à un moment X ou Y..
Ou se flétrir comme une vieille gousse et devenir aussi intéressant qu'un meuble faute d'avoir nourri son animal intérieur.
Et qui dit que ce qui concerne ces remords serait perçu de la même façon à l'extérieur de nous-même?

          Nous sommes moulés à la louche dans l'idée que la vie est un combat, nous sommes revêtus d'ailleurs d'une cuirasse à cet effet, nous sommes situés dans la piétaille ou dans le commandement, obéissants ou autoritaires, les règles sont fixes et définies par d'autres et les transgresser nous remplit de terreur anticipative. 
          Les liens sociaux s'apparentent  à des degrés divers à la possession pure et simple . On est loin du simple bonheur de voir grandir et s'épanouir quelqu'un à côté de soi (compagnons , enfants, parents etc...) et donc on trouve tout naturel que les relations au niveau extra familial, c'est à dire de toute une société, soient basées sur l'emprise de l'autre, le pouvoir, la subordination.

          Le pire dans cette histoire et là je parle pour moi, c'est que ce tyran autoritaire (pléonasme ça non?) est aussi et presque surtout à l'intérieur de soi, c'est le boss suprême de mon karma.

Donc finalement, la bonne nouvelle après ce stage à Dhagpo, c'est que je ne suis pas une victime ad libidum de cet empaffé, mon oeil de Moscou interne, puisque le karma, c'est un truc qu'on peut modifier.

Mais alors : regrets ou remords..... la question ne devrait(vra) plus se poser?   

Un jour peut-être.... quand je serai grande....

Edit de 17h38:
En me relisant je me rends compte à quel point nos vies sont remplies de : "je dois" et de "je ne dois pas".
C'est pas stupide puisqu' on vit en société, mais l'ennuyeux dans l'histoire ce sont toutes les limites parfois absurdes qu'on s'est fixé soi-même sans qu'on y prenne garde, résultats conjugués de nos vies antérieures (ben oui pourquoi pas!) de notre famille, de notre culture...

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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tharin 08/11/2008 17:03

ni regrets ni remords.ce qui est fait est fait et passé,toujours regarder vers l'avant et faire en sorte que ce que l'on fait n'entrenera ni regrets,ni remords!

planeth 05/11/2008 10:29

Et pourtant , avec les héroïnes qu'on se choisit, on devrait être motivées! (A David-Neel par ex! ;0))

Tinou 04/11/2008 14:06

bienvenue au clubc'est le lot de pas mal de nanas je penseon a du boulot ...

planeth 04/11/2008 13:59

Ezatement! j'aurais pas dit mieux , bizarrement moi qui pense avoir un caractère plutôt fort, c'est exactement ce que je ressens: avoir pris le pli  d'une sorte  de soumission..qui ressemble fort à du fatalisme!

Tinou 04/11/2008 12:47

D pas G pardon