Esprit es-tu là?

Publié le 13 Novembre 2008

         
Ce qu'il y a de bien quand on vous a martelé pendant plusieurs jours que tout est construction de l'esprit, c'est qu'au bout du compte, des choses inébranlables en vous s'ébranlent,

J'en ai bien besoin à vrai dire, pro que je suis du montage cacophonique là-haut dans mes hauteurs. Le contrôleur aérien a bien du mal à garder le cap et les pieds sur terre. Alors tout à coup , à bout de mes fièvres, enflammements, inventions diverses et variées je me glisse à l'oreille dans un souffle:" Hey, pépète! Construction de l'esprit,  construction de l'esprit! 
Alors le mirage en peau de vrai prend l'eau, le chateau de granit est en sable, tout vacille, l'air tremble, comme en plein désert et une légèreté certaine pourrait prendre place.
"Pourrait"!, évidemment je m'accroche à mes fumées, un morceau de moi est irrémédiablement accroché en l'air, au pays des imaginations superfétatoires..

Mais j'ai flairé l'air frais de la légèreté, ça sentait l'eau qui court, et ça m'a fait bien envie, alors j'y reviendrai.. 

Ben mais si c'était tout ma bonne dame, mais j'avais ça aussi aujourd'hui dans ma caboche:

            Le souci quand on enlève la sourdine sur un piano, c'est que tout est plus fort, après il faut modérer son jeu sinon c'est inécoutable. Or dans le fond de mon piano était tapi un gros orgueil sauvage avec des griffes . Quand je l'ai attrapé pour le voir en plein jour, il a déjà perdu quelques poils et ressemblait plus à un matou, est-il encore éducable?

J'ai maté ce matou (mais quand?) et l'avais jeté au fond de mon piano sans doute parcequ'il ne supportait rien , rétif à toute discipline , ricanant, cynique, doutant de tout et de tous, ne ronronnant que sur les causes perdues.

J'aimerais bien l'apprivoiser, maintenant que j'accepte de le regarder dans les yeux, "Oui tu existes, orgueil touffu comme un buisson d'épines , alors deviens mon allié et plus mon ennemi, veux-tu?"

Je précise  pour les non avertis et qui n'en valent donc pas deux, que je ne parle pas d'un vrai piano...je n'ai pas hérité à ce niveau du talent maternel.

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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