L(âme) de fond...

Publié le 20 Novembre 2008

    

 

    Il y a quelques temps, l'auteure de ce blog-ci  parlait  des déesses qu'elle abritait en elle et qui demandaient à être révélées, scintillantes, présentes .

 Je lis ses billets chaque jour, car même si nous sommes très différentes, par nos choix de vies, notre culture, nos parcours, en filigrane, je sais exactement de quoi elle parle en ce moment. Je le sais avec mes propres mots.  Et la phrase qui m'est venue pour incarner ce parallèle  c'est: Sortir la lame du fourreau.

 

Je sais, à côté des déesses, c'est pas top glamour, mais c'est très exactement la sensation qui se précise au fil des semaines: le flou qui s'estompe. De cette enveloppe approximative qui me tenait lieu d'habitat-persona émerge quelque chose de plus net, aux contours ciselés, et sur cette lame, la peur n'a plus tellement de place. Pas la peur physique, mais  la peur insidieuse, qui paralyse, la peur du regard, du jugement, la peur de son propre mentor interne, la peur culturelle, la peur sociale, la peur qui met des barrières, qui rétrécit le champ de vision... le champ des possibles.

 

La peur qui fait douter de chacun de ses pas, la peur qui ressemble à s'y méprendre à la honte d'être soi.

 

  Voilà ce qui arrive quand on ouvre ses persiennes sur l'orgueil planqué, il s'adoucit, devient un compagnon tout à fait acceptable.

Révélé au jour, notre fatras intérieur n'est aucunement monstrueux, c'est l'ombre qui lui donne cette silhouette menaçante , inquiétante, bizarre. 

 

La plus belle chose qui en ce moment me trotte en tête, et  que dit le bouddhisme en substance (sans doute réinterprété par ma pomme), c'est : Quelle merveilleuse chance d'être locataire pendant quelques dizaines d'années de ce corps d'être humain, de cet esprit d'être humain, dont on ne connait même pas les limites, quelle chance incroyable et comment ne pas en être foudroyé de gratitude?

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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lechalote 22/11/2008 08:13

Salut ma belle...j pense à "la honte d'être soi", ce qui m'a fait le plus de bien dans l'hypnôse avec ma psy, c'est quand elle m'a renvoyé en enfance et m'a fait me souvenir du "bonheur d'être soi". J'ai ressenti presque physiquement cette sensation oubliée d'insouciance, d'être en harmonie avec son corps, de courir, jouer, danser...quand je vais moins bien, j'essaie de m'en souvenir encore, que cette petite fille simplement heureuse d'ête elle même est quelque part...et que le fatras en grande partie, je peux le laisser sur le bord de la route quand je veux, ou le rendre, gentiment, au choix...

Planeth 23/11/2008 13:18


Oui malgré ton fatras on la sent bien la petite fille, ça va! ;0))


mab 22/11/2008 07:49

Le plus difficile est sans doute de prendre conscience de cette chance et de cesser de malmener cette enveloppe charnelle qui nous est bien utile.

Planeth 23/11/2008 13:19


Déjà, bien s'aimer, c'est du job, après c'est plus facile sans doute de ne pas se faire de mal!