Koikadi?

truc-bidule

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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 11:38



Voilà, c'est fini,

Depuis Sultan, le petit cheval bai cerise, que je montais à Lauzerte, et mes calculs infinis pour faire coïncider mon argent de poche avec un tel achat avant ma mort, il y a eu P'tit Roi, Nodes, Birdy, Nikita, Fleur des Planches, Swann, Bruna, Kelly, et tous ceux que j'ai croisés dans les clubs où je suis passée, en tant qu'élève, puis aide-monitrice, puis monitrice, puis dégoutée.

Les rêves infinis, les essais douloureux, les chevaux mal aimés qu'on console, les tordus, les cinglés qu'on tente d'apprivoiser en se disant qu'on est la seule capable d'y arriver, la peur, les pistes d'entrainements de Pau et les larmes qui zèbrent les tempes quand on lâche un peu le "pont"*, les concours avec le coeur qui n'est pas là, les tripes qui se nouent et le goût amer de l'échec, le monitorat , passé bravache, candidate libre, la décision, la veille, de l'avoir coûte que coûte, viser les meilleurs, et se dire qu'il faut les dépasser..
Les rencontres, personnages étranges, entités absolues,  caractères de cochons..

La beauté, l'élégance, la classe, l'ivresse de toutes ces silhouettes aperçues, la douceur, la sensibilité, la violence dégagées par leurs masses de chair dense.

La volonté de rester fidèle aux rêves de l'enfant, confondre son identité et sa passion, persister,

Puis enfin lâcher, quitter, laisser filer au loin, cette corde attachée dont on n'a pas besoin.

Oh, je n'oublierai pas: embrasser à plein bras l'encolure chaude, se coller au poitrail, s'étendre sur les flancs, sentir les frémissements, le sang qui gronde, glisser les mains sous la crinière, les poser sur le bout de nez, le souffle chaud, couvrir de la paume l'oeil sombre comme un étang de forêt, ils ne bougent pas, ils se confient à toi..


* "Le pont", c'est un croisement des rênes sur l'encolure, qui double leur maintien et permet de résister à la traction d'un cheval de course et le maintenir dans un train d'entrainement



Aïduck, anglo arabe, Bénac
Calin, anglo arabe,Pau

Monsieur Verdier, et Lucifer, La Bride, Pau, 81


PS arabe, endurance Oletta

Poneys, Club de Montfort, Isère



édit de lundi: Merci aux quelques "maitres" dont je n'ai pas douté, à l'inverse de bien d'autres:  Monsieur Verdier, mon premier instructeur, à Pau;  Marc Adenot, enseignant étrange et fantasque qui travaillait sur l'énergie interne (et grâce à qui j'ai réussi ma péda au monitorat); Philippe Karl,  qui venait malheureusement de quitter  le TS Hippique de Rambouillet quand j'y suis allée ;  Michel et Catherine Henriquet, à peine croisés,  et bien-sûr Nuno Oliveira, mais que dans les livres....
Par Planeth - Publié dans : Boîte à souvenirs - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
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