La volonté ou l'intention..

Publié le 10 Janvier 2009

Ce morceau est la bande originale du film Donnie Darko,
un des plus chouettes et des plus curieux films dont je me souvienne
Il faut dire que le personnage est servi par Jake Gyllenhaal,
acteur assez magnétique, que l'on verra aussi dans  Brokeback mountain


Noirmoutier

     

   Cette nuit, au milieu de mes sommeils approximatifs de quelque fois, une pensée m'a traversée comme un skud et ça m'a fait sursauter.

J'avais l'impression d'avoir trouvé la source du Nil

Comme souvent quand on pense la nuit,

On a toujours la tentation de trouver ça génial...

Mais souvent au réveil, ça  ressemble plus à un matelas de plage dégonflé.

Alors soit je ne suis pas encore totalement réveillée malgré mon gros bol de café, soit effectivement j'ai mis la main sur une évidence qui m'échappait jusque là.

        Confondre la volonté et l'intention, intention au sens "être dans", voilà notre perte.
La volonté, c'est la muscu de l'esprit: on se tend comme un arc, on bande ses petits neurones, on serre les dents, la machoire et le reste: je VEUX.
Ça marche pour vous?
En général chez moi, ça produit l'effet inverse à celui escompté: ce truc dur, sourd et inflexible  tombe comme une mouche devant le premier obstacle venu, ou casse tout.
Forcément: c'est dur. De la brique. Du granit . Genre: z'êtes têtue vous, nan? z'êtes bretonne?

         L'intention, c'est une merveilleuse légèreté de l'âme (ouhhhh!) un soupir, une exhalaison, un frémissement, ça n'a l'air de rien, c'est doux au toucher, souple comme une feuille de bambou, mais coupant comme elle, zzzzzzzak! Comme un "poignard volant", s'pas, AnneC? ;0)

L'intention, c'est une apparence de laisser allez mais tout l'esprit est occupé de cette chose, ça parcourt le corps comme une onde , ça vibre.

(Faut que j'arrête de réfléchir la nuit moi....)

Le petit hic de l'histoire c'est que l'intention c'est pas comme la volonté, ça n'obéit pas comme un petit chien. On "y est", ou on n'"y est pas".
Avez vous remarqué comme on est souvent absent de ce que l'on fait?
Oui je sais, c'est une tarte à la crème que de dire ça, l'exemple type c'est la voiture, vous faites un trajet habituel et à l'arrivée vous ne vous souvenez d'aucuns détails de votre circuit...

Le bouddhisme, par exemple, en parle assez souvent :  être dans l'instant.

Etre dedans...

L'idée ce serait de ne pas "vouloir" les choses mais d'être habitées par elles.

Ça se produit parfois à notre insu d'ailleurs.

Je pense que c'est cela qui provoque les fameuses coïncidences, télescopages de hasards, l'esprit est à la pêche de quelque chose et le trouve.

Reste à essayer de comprendre et d'intégrer cette façon d'être pour la "dominer", la rendre aussi naturelle que sa propre respiration.

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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Lyjazz 11/01/2009 11:48

Ah, oui, comme dans "Comment Wang fo fut sauvé" de Marguerite Yourcenar....Le programme de toute une vie, autant dire...Maintenant que tu voies le chemin...

Planeth 14/01/2009 12:17


Ah! il faut que je vois ça, ma m'man était une fana de Marguerite Yourcenar, j'en ai jamais lu.

je vois le chemin, je vois le chemin... la direction tout au plus! ;0)


Lyjazz 10/01/2009 22:17

Tu l'expliques très bien. J'ai compris ça (je veux dire réellement compris, entièrement) quand mon ainé a eu 6 mois. Qu'il fallait que je sois entièrement présente et connectée à lui pour comprendre comment il fonctionnait et de quoi il avait besoin. Et depuis j'expérimente avec d'autres personnes. ça marche aussi par internet et par téléphone. Et c'est magique de compréhension.

Planeth 11/01/2009 11:43


Ben tu as de la veine, moi j'ai mis plus de temps, et encore, l'envisager n'est pas l'appliquer!
Mais maintenant je me dis que je ne vais pas assez loin, l'idéal serait d'"être" la chose , par exemple quand je peins, être la peinture et non pas "vouloir" faire de la peinture