De l'inspiration...

Publié le 19 Février 2009

edit de vendredi soir: pourquoi tant de haine, mon mal derrière l'épaule vient à peine de disparaitre, qu'un gros méchant point dans le milieu du dos s'y colle,  j'ai les écailles qui poussent ou quoi, j'en ai marrrrreeuuuuu!


edit de vendredi: crokizzz







Corse, 2003

          Chaque minute qui passe me convainc plus encore que l'inspiration doit être le moteur. Elle n'obéit à aucune règle, la volonté n'a pas de prise sur elle, elle n'existe pas pour telle ou telle raison, elle est ou pas.

Elle est le moteur, elle est la source d'énergie, elle est la joie d'être. Plus on la laisse nous guider, plus on s'enrichit par tous les pores.
Mais pour qu'elle existe, il faut l'étincelle, comme pour allumer le poele
Il lui faut l'objet, le piédestal, la rampe d'envol.

Sinon on est condamné à voleter à 1 m du sol , les yeux baissés, affrontant le quotidien, cherchant le petit détail, la petite bête comme si c'était l'essentiel.

L'inspiration n'a rien à voir avec la raison, elle ne se laisse pas réfléchir ni analyser, elle guide, elle conduit, elle propulse.

Le magnifique de la chose c'est que lorsqu'on a l'impression  de nager dans ce courant, rien ne nous rend peureux,  plus de crainte sur "devrais-je le faire?",  on peut se tromper, on se trompe parfois sans doute mais c'est comme si le jugement  de ce qu'on accomplit ne nous atteignait pas, que nous n'avions pas de temps à perdre avec ça.
  Alors bien-sûr peut-être que parfois de l'extérieur, on pourrait s'écrier: le roi est nu!  mais dans cette folie douce, il est si facile d'avancer, l'energie est tellement puissante , il n'est pas temps de se poser pour juger ce que l'on accomplit.

Oui, c'est peut-être une sorte d'ailleurs, mais qui ne nous laisse pas les bras ballants mais au contraire  intensément actif.

Lorsque ce genre de ressenti se présente, il faut plonger.

être "dedans"


Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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Lyjazz 21/02/2009 01:07

J'aime le regard lecteur de l'homme poilu, et le regard clair du jeune homme à la peau lisse.J'aime la silhouette juvénile dans le rideau, les différentes plans du reflet. C'est en pensant à toi que je me photographie parfois dans l'ascenseur, maintenant qu'il y a un miroir....Tu as raison : se laisser porter, se mettre dans l'état, trouver le chemin et se laisser guider par l'inspiration.

Planeth 21/02/2009 10:56


en fait, je suis pas très contente de ces deux croquis, trop scolaires!
mais merci pour le reflet juvénile, ça doit être une photo de 2003, en corse!
Oui ben moi j'aime bien tes photos prises sur la route, et je me dis que je devrais prendre l'appareil toujours dans la voiture!


Papa de Lili 20/02/2009 18:21

Y a-t-il pour les peintres la même angoisse de la toile vierge comme pour les écrivains celle de la page blanche?Si c'est le cas il semblerait que Madame ton inspiration fonctionne à la perfection, comme tout ce que tu nous montres: dessins, tableaux où photos! Que cette inspiration là ne s'arrête pas!Amitiés.

Planeth 21/02/2009 10:57


Oui bien sûr! plus on court après l'inspiration plus elle s'échappe, c'est une arlésienne sauvage, mais il ne faut pas la chercher surtout!

ces temps ci elle est douce avec moi, j'en profite! ;0)

amitiés itou!


mab 20/02/2009 08:19

Mais est-elle toujours au rendez-vous madame l'Inspiration, quand il faut la chercher elle fuit comme une anguille.

Planeth 21/02/2009 11:03


Elle est comme le sommeil , Mab, elle ne s'offre  que si on ne la cherche pas!