le plat ou la pointe...

Publié le 1 Mars 2009

edit de mardi: hier soir en rentrant du chant, vu une dame blanche traverser devant moi, c'est le deuxième soir... tentée de la suivre, je les aime tant ces oiseaux là!

edit de lundi:

C'est drôle, je ne peux aimer le vent que si je suis juste avec, sans rien faire d'autre, sinon il est insupportable.


photo F.Patay

 J'ai une pensée qui me traîne, là, depuis pas si longtemps en fait, un hasard, un commentaire sur un autre blog, une sagesse pas ordinaire, pas classique:

Allez, je le cite:

"C'est ce manque, ce manque qui crée tout ce que nous sommes. J'en suis persuadé, on ne peut se construire que sur du vide.
Le plein est terminé, immobile, repu... Fini. C'est le vide qui crée cette aspiration, cette spirale qui nous fait vivre, qui nous met en déséquilibre... Pour avancer encore un pas.
Le vide aspire le vent de chaos d'où sortiront les infinis miroitements de la vie." 


commentaire  fait par
Diya Ad-Dîn  sur ce billet  de Meerkat  qui cite un magnifique extrait de Henri Michaux.

On nous enseigne, que dis-je, on nous imprègne de l'idée que notre vie doit être semblable à un cube posé à plat, bien stable, bien rangé, bien carré. J'ai suivi ce cheminement là, bien-sûr..

Mais aujourd'hui que je me sens sur un angle, en déséquilibre permanent, en danger presque, ne sachant si je vais basculer vers le paradis ou l'enfer, je trouve tellement réconfortant ce que cette phrase éclaire chez moi.

Grâce à ce vertige, je suis aspirée par l'envie de sortir ce que je peux de ma carcasse, sortir les images, sortir les sons, je suis affamée d'apprendre , ma spirale interne est sans cesse en mouvement, un mouvement perpétuel,
On voudrait que ça finisse, on voudrait que le vertige s'apaise, et en même temps il nous sauve, et la vie est dansante comme une flamme de bougie, et non assoupie comme un gros cube posé là....

En fait tout ce qu'on jugeait important, inaliénable, immuable, n'est qu'une lourde brique qu'on avait posé au sol et à laquelle on s'était attaché pour ne pas que le ballon s'envole.. mais la vie est un voyage, et à qui cela apporte-t-il quelque chose que ma brique soit si stable et si posée?

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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Karine 03/03/2009 06:31

L a vie même est en mouvement perpétuel (les saisons, les planettes, la végétation etc...) comment pourrait il en être autrement de nous ?c'est la souplesse face à la vie, le fait de toujours savoir s'adapter ( en changeant ses habitudes) que l'on avance et que l'on progesse intérieurement....

Planeth 03/03/2009 09:25


Oui, ça a l'air simple dit comme ça....


Mister 02/03/2009 14:10

L'un se préserve, l'autre moins..

Planeth 03/03/2009 09:26


l'un se plie, l'autre se déplie, l'un pense qu'il ne décide de rien, l'autre de tout... bon ...


tess 02/03/2009 09:19

Moi, je crois aux figures ondulatoires...C'est, je pense, la tension entre le vide et le plein, le repli et l'élan, la stabilité et le mouvement, la rigueur et la soulesse qui finissent par dessiner les contours de la vie...C'est curieux que nous soyons quelques uns à lire et faire parler Michaux en ce moment ? Que dit-il donc de nous qui nous appelle si fort, aujourd'hui ?

Planeth 03/03/2009 09:28


mouvement ondulatoire, ouai ça me parle! bienvenue Tess! ;0)


Mister 02/03/2009 07:58

Toutes ces questions que tu te poses prouvent en réalité une crise de vie qui se concrétise ou est en devenir..

Planeth 02/03/2009 08:23


oui mais je cache un mouton et un dragon, lequel a le plus d'énergie?


mab 02/03/2009 06:13

Se libérer de la brique, pas si facile mais en y travaillant tous les jours ...

Planeth 02/03/2009 08:22


s'apercevoir que le lien entre nous et la brique... c'est notre bras...