Samedi 4 avril 2009
6
04
/04
/2009
13:04
çui là je l'ai déjà mis mais c'est le morceau des PF que je préfère
Toujours pareil, un nuage, une
brume légère tapie dans un coin de mon cerveau me titille, celle là y est depuis un sacré bout de temps, mais je ne me suis jamais livrée à l'exercice périlleux de la poser à l'écrit..
Pas mal de choses que l'on nous a livrées clés en main dans notre éducation, que l'on pourrait même affirmer avoir bues au biberon , sont enracinées en nous : usages, habitudes, lois
implicites, traditions.. souvent quand on creuse, bp d'entre elles ont surtout servi à nous maintenir dans une relative patience, norme, passivité, brefle, en un troupeau maniable à
tous les gouvernements, politiques et religieux.
La masse se dirige mieux quand elle a en elle les convictions de son asservissement. Etre conforme..
On pourrait même dire que tout l'art a consisté à nous faire prendre ça pour des lois...naturelles.
Par exemple: est-il imaginable encore même aujourd'hui qu'une femme ne songe pas pendant toute sa période de fertilité à avoir des enfants? un foyer? un mari?
Elle n'aura la paix que quand son corps aura passé la limite de procréation.
Mais avant, tout sur son chemin lui donnera lieu de douter de son choix de s'abstenir, pressions familiales, sociales, qui se rajouteront à son fatalisme interne: Je dois le faire, c'est comme
ça.
Parmi les poncifs également encore bien ancrés dans nos neurones: un couple est formé d'un homme et d'une femme, et, idéalement, pour la vie.
Personnellement, je pense, comme le dit une petite chanson que j'ai entendue récemment, que l'amour n'a pas de limite de sexe, de couleur, d'âge, etc...Il existe dans l'absolu.
Ça me rappelle , oh, vague souvenir, que le travail était également rangé il n'y pas si longtemps dans la case: choses durables , voire immuables (sic).
Donc, tout ce qui n'est pas ça risque de provoquer le jugement de votre cher prochain, celui là même qui éventuellement trompe sa femme à tours de bras, ou aurait bien voté pour le retour de la
peine de mort.
Merci, oh merci, je ne suis pas née avec ce grelot "bien- pas bien" dans la tête, mon prochain je ne le juge qu'à l'aune de ce qu'il me fait volontairement, et mis à part quelques
principes de base, genre "tu ne tueras point", il peut (et doit!) mener sa vie comme il l'entend, la seule règle étant à mon avis qu'il trouve son chemin et puisse évoluer sans
tout écrabouiller sur son passage .
La nature ne juge pas en positif ou négatif, elle a exploré ce qui était possible, y compris par notre entremise. Du moment que les choses sont, c'est qu'elles avaient une raison d'être.
~~~~~~
Espoirs insensés (Pink Floyd)
Par delà les horizons des endroits où nous vivions
Quand nous étions jeunes
Dans un monde magnétique et miraculeux
Nos pensées s'égaraient constamment et sans limites
Le tintement de la cloche de la division avait commencé
En direction de la grande route et au pied de la Chaussée des Géants
Est-ce qu'ils se rencontrent toujours là près de la Faille
Il y avait une bande déchiquetée qui se déroulait derrière nos pas
Fuyant avant que le temps efface tous nos rêves
Délaissant la myriade de petites créatures essayant de nous ligoter au sol
Pour une vie de lente décadence
L'herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Entourés d'amis
Les nuits des miracles
Regardant par delà les braises des ponts rougissants derrière nous,
Pour voir comme c'était vert de l'autre côté
Des pas en avant mais de nouveau des pas de somnambule à reculons
Trainés par la force d'une marée intérieure
A une plus haute altitude, drapeaux déployés
Nous atteignons les hauteurs vertigineuses de ce monde rêvé
Eternellement écrasés par le désir et l'ambition
Il reste encore une faim inassouvie
Nos yeux fatigués, perdus dans l'horizon
Repensant à tout ce chemin que nous avons parcouru
L'herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Les saveurs étaient plus douces
Les nuits d'émerveillements
Entourés d'amis
La brume du matin rougeoyante
L'eau s'écoulant
De la rivière sans fin
Pour toujours et à jamais
Par Planeth
-
Publié dans : pensées dans le miroir
1
Koikadi?