edit de mardi: ça bosse
dit le chameau...:
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Oui, j'ai mis "part two" parceque j'avais déjà fait un billet là-dessus mais j'arrive pas à remettre la main dessus, si quelqu'un...
brefle..
Ça me reprend, cette idée sotte et grenue. En fait on en a reparlé l'autre jour avec mon frérôt, qui lui est sacrément nomade sur les bords et puis aussi au milieu.
Est-ce qu'on choisit ça d'abord? D'être l'un ou l'autre, veux-je dire. Depuis que je suis petite, j'ai dû déménager 40 fois, et j'exagère peut-être même pas. Entre le pater familias un peu
remuant, puis ma vie hasardeuse de jeune adulte, mes multiples renoncements et périgrinations, puis nos virevoltements avec Dou', ça fait du chemin.
Pour autant je crois que depuis que je suis femme (de) et mère, je me sens extrêmement sédentaire, dans le sens ou je ne suis plus un électron libre, j'appartiens à une sorte de mini clan qui se
déplace par quatre, par trois, par deux, quasiment jamais en solo.
Le bout de mes doigts touchent toujours quelque chose de familier, mon regard recontre toujours quelque chose de familier, mon esprit , ma parole, mon ouïe rencontrent toujours quelque
chose de familier, d'intra familial même.
Cela a une signification très importante: on est jamais en contact direct avec le monde extérieur. On est jamais seulement soi.
Cela a-t-il une importance? Pour moi aujourd'hui sans doute puisque cette pensée est installée entre mes deux cerveaux comme dans un gros fauteuil et ne veut pas s'en éjecter.
Se départir de sa famille, c'est se mettre à nu, sans doute, s'éprouver, se rencontrer.
Après ce long travail de retrouvailles que j'effectue depuis quelques mois, ça vient comme une sorte de besoin de mettre en pratique tout ce que j'ai mis à découvert. Se reconnaître au sein
de son nid, certes, c'est très joli, mais dehors, là-bas, loin?
Bien-sûr, je n'imagine pas ça comme une épreuve, mes papilles salivent, mes neurones sautillent comme des lampions dans le vent à l'idée de ce que ça pourrait être. Mon héroïne
absolue, Alexandra David Neel, me sourit avec sa face barbouillée de suie et hoche de la tête...
En y réfléchissant, c'est pas nouveau cette histoire, que ce soit du côté paternel ou maternel.
Un ancêtre Fourneron était déjà, il y a pas mal de temps, bey en Egypte (oui moi aussi je croyais que c'était un titre turc), mon grand-père Ernest, le père de maman, que je n'ai jamais
connu, emmena à New-York un (des?)grand bateau à vapeur . Tous mes oncles des deux côtés sont partis travailler à l'étranger, mon père lui même avait choisi l'agronomie
tropicale, pour pouvoir partir lui aussi.
L'arbre est voyageur.. Il est bien possible que ce qui me démange soit simplement un patrimoine génétique de la poudre d'escampette.
cela dit ,(et entre nous c'est un peu hors sujet) l'ancêtre qui me touche le plus , c'est lui:
Mon arrière grand-père maternel, chauffeur mécanicien de loco à vapeur..
Dixit ma mère: un géant très doux aux yeux bleus.
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Bivouac dans un pressoir à huile, Espagne(88)
Bivouac avec frérôt dans Sierra de Guara, 1990
Koikadi?