Je ne sais pas,

Publié le 5 Novembre 2009

J'aime assez les moments où je n'ai plus de certitudes .

On appelle ça "se remettre en question" c'est une expression relativement à la mode encore, un peu comme "donne-toi les moyens" était une expression extrêmement usitée et porteuse de sens(sic) à l'époque où j'étais aux Beaux-Arts.
 Il m'aura fallu bien plus de temps pour la comprendre et l'accepter puisque typiquement c'est ce que j'ai du mal à faire, me donner les moyens.
Etre statique dans une conviction, c'est courir le risque d'être dans le stérile, je n'irai pas jusqu'à dire le tricot stérile, hin hin, mais;..

Ma série des reflets ne s'est pas du tout vendue, elle traîne lamentablement dans les deux jolies galeries que j'avais tant convoitées, quel gâchis.
L'actuelle série  ne me convainc pas énormément, je la trouve molle.

Je me suis remise au croquis, et feuilleté avec tant d'appétit quelques carnets de voyages que s'en est assez louche;

J'en arrive au point intéressant pour moi: dois-je continuer coûte que coûte l'huile, comme un petit vélo enfourché avec entêtement ?

C'est encombrant, ça sent fort, ça me prend la moitié de l'atelier.. Ces grandes toiles molles me gonflent.

Cela signifie-t-il que je suis dans une impasse ou juste besoin d'une pause, ou de reconsidérer ce travail sous d'autres formes , d'autres formats?

 

Rédigé par Planeth

Publié dans #De l'art ou du cochon

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soizick 08/11/2009 08:36


salut cousine ça m'arrive souvent aussi ce genre de truc je suis dans un etat euphorique je peins je peins et puis au bout d'un moment ça s'épuise. je crois que c'est parce que mon cerveau logique
prend le relai de l'intuition et ce cerveau me dit de continuer dans le faire. Je crois qu'après le faire il y  un travail profond qui se fait tout seul en nous mais c'est dans une dimension
subtile, en peignant nous établissons une connection avec l'invisible, alors moi j'attends, j'attend pour voir ce que ça donne. bisous.


Planeth 11/11/2009 10:25


Hey cousine!! j'ai regardé les trains pour venir te voir parceque j'aime de moins en moins la voiture, mais c'est pas de la tarte, c'est presque plus rapide d'aller à Grenoble!!

Tu sais je crois que là , nécessité fait loi, je vais arrêter de me poser mille questions, faire un peu d'alimentaire et bouger ma couenne, fermer quelques temps mon atelier d'huile.. ça n'est pas
du temps perdu, s'il y a des choses qui doivent s'amasser et sortir, elles sortiront!

On se voit quand?


lechalote 07/11/2009 19:12


Allez, c'est qu'un sale moment à passer :-) tu peux pas les sotcker ailleurs pendant un temps?


Planeth 11/11/2009 10:28


Pfff, m'en parle pas, en plus elles sont grandes, tu parles d'un truc, je vais me mettre au timbre poste moi!


lechalote 07/11/2009 13:48


Je suis convaincue que la création se fait par bonds, et "à l'insu de notre plein gré". En clair, si un truc te gonfle, laisse le mariner tout seul, fais autre chose pendant ce temps là, et tu y
retourneras d'instinct quand tu seras prête.


Planeth 07/11/2009 14:12


le pire c'est que je sais déjà vers où j'ai envie d'aller fourrer mon nez, ce qui me rebute c'est de récupérer tout un tas de toiles et de les entreposer dans l'atelier,  le dérisoire de la
chose se jette sur moi dans ces cas là, bien-sûr...


jc 06/11/2009 12:36


N'y-a-t-il que l'entêtement dont tu parles qui puisse motiver ta peinture? Ça ne me paraît pas très possible. Remonte à la source de tes raisons d'agir! (c'est transparent et raffraîchissant)


Planeth 07/11/2009 14:15


Quand  je m'en tiens à une direction , parfois oui, c'est un entêtement, je sais que c'est le hasard qui me surprend qui fait le bonheur, pour moi, de peindre.
Peindre ressemble quand ça va bien, à divaguer, un peu saoul. Quand ça ne va pas, il y a une volonté dure comme un petit caillou, et là je perds.


Nadege 06/11/2009 10:35


Essaie l'acrylique... Hé hé je plaisante :)
Je connais au combien ces periodes de doute où l'on se sent totalement inutile, les toiles s'entassent aussi chez moi. Ma foi, il n'y a pas grand chose à faire que continuer ce que l'on fait déjà.
De toute façon quoi que l'on fasse s'arrêter ou continuer c'est toujours le même bousin.
Tu sais quoi, en réalité tout va bien parce que tu doutes et en cela tu es vivante.
Bon courage, j'aime ton travail subtil et sensible.


Planeth 07/11/2009 14:18


Merci! Ce qui change si je ne peins pas, c'est que je n'ai plus cet espace libre, c'est comme si le champ d'â côté se fermait dans une palissade.
Pour moi je sais que le croquis est un leurre, un leurre bien élevé.. je feins d'y croire mais ça ne m'apportera jamais autant qu'une mauvaise toile où j'aurais jeté un coup de vent.