La vie en légos...

Publié le 16 Novembre 2009


L'autre jour, attrapé quelques bribes d'un film qui raconte la déchéance d'u type qui devient alcoolique et qui perd tout.

Le"tout" est représenté par: un pavillon et son jardin, une femme, un fils, un chien non? sûrement (un golden retriever sinon rien)  et bien-sûr une piscine en devenir.. Donc voilà, ce gars il avait "tout".  Et avec ça un travail  vraiment  intéressant.. je veux dire, sûrement intéressant au niveau salaire...Vendeur de voitures..

Quels étaient , dans les choix qu'il avait fait, les siens véritables?

Je veux dire: le fait d'avoir une famille, une maison et un jardin, une future piscine, deux grosses bagnoles... 

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Je n'ai jamais su m'habiller... Je ne sais pas d'où ça vient, ou alors il ya a trop de raisons, donc peu importe..
J'avais choisi l'anonymat, la simplicité bourrue: un jean, un polo, un pull, et c'est marre...

Puis avec l'âge on sait pas, un truc se passe, je me mets à me prendre pour une vraie fille, je me regarde dans le miroir, et je commence à avoir envie de me nipper selon mon propre langage...

Pas si simple...

Regardez dans la rue, au pays des déguisements tout faits....
Voilà le style ethnique: admirons la natte, les tissus  en vraie fibre, le style Indi, du bout des bottes jusqu'au bout du bonnet...
 Tiens, là, un ragga.. grosse chtouffe, bonnet mutlicolore, fringues pas rangées,  
Oh le bobo écolo:  joli pantalon en lin bio, ta tunique bicolore est  un mélange de coton bio et de laine bio...tes chaussures sont en cuir bio, très chères.  
Malheureusement, y a moins réjouissant: style supérette ou coiffeuse, bas noirs un peu transparents avec la jupe noire , les bottes noires, le chemisier, un truc ou deux qui brillent, le mascara à donf, l'arrière du crâne choucrouté, noir..le sac à breloques qui font ding ding...

Je pleure..


Lorsque j'ai commencé à oser des trucs vestimentaires, il m'en est venu plein des automatismes: ah ben si je mets ça, faut que je mette ça avec ça fera bien...

C'était mon idée? pas du tout, c'était ce que j'avais vu, dans les magasines, sur les autres nanas, à la télé.. C'était mon désir? nibe..

La vie c'est tout comme ça:    La société  vomit du monde qui met bout à bout des légos de vie comme c'est marqué sur le mode d'emploi,  
Les quarantenaires et  plus qui ont encore un ceveau se réveillent brutalement:  put.... c'est moi ça?  j'ai voulu ça?  Soit ils dépriment et se mettent à picoler , soient ils se suicident, soient ils font des choix... des vrais choix,... enfin ils réapprennent à en faire.

Apprendre à ne plus être d'accord avec tout ce qu'on voit à la télé, dans les journaux, devenir ironique,  se défier, se moquer, chosir de ne pas.. , devenir insoumis, dérailler,  se passer de, choisir, lire tout plein, apprendre que le virtuel c'est casse-gueule, de l'illusion à plein nez mon bon!  Que ce qui n'existe pas n'existe pas, que poser des choses dans un cahier ça dure des siècles,
 un disque dur ça crame en une fraction de seconde;  une vraie photo sur papier argentique , j'en ai de mes grands-parents, les miennes peuvent disparaître àchaque seconde,.. mais j'en ai des milliers...

Faire comme-ci, faire comme ça, oui mais c'est parce que ma mère, mon père, les gens .... , et peut-être si je ne fais pas comme eux, je vais mourir?


Se perdre"... se noyer...  toucher une écorce, courir dans les bois..

Réfléchir, choisir, choisir, choisir


CHOISIR




CHOISIR

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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lechalote 21/11/2009 13:57


Je rêve de partir tous les jours, oui tous les jours...je le ferais si je savais vers quoi aller. Savoir ce qui, et qui, est bon pour soi, en voilà une chose difficile. Souvent, je me dis aussi que
je fume trop, mais dans le fond, je m'en fous un peu, de partir avant la date . Désolée si c'est pas gai, je ne suis pas triste en écrivant ça.


Planeth 10/12/2009 10:45


Ben non la mort c'est pas triste! C'est plutôt cool de savoir qu'on a toujours le choix...


Papa de Lili 19/11/2009 00:08


Quoi qu'on fasse, c'est toujours le résultat d'un choix! Réfléchi où à l'instinct! Les biens matériels bien sur qu'il en faut! Dormir à la belle étoile n'a rien de drôle, avoir froid faute de
vêtement non plus,et je ne parle pas d'avoir faim... Mais jusqu'ou doit-on aller pour assurer sa "materielle"? Je n'ai pas de réponse! Question de personnalité (ou de manque de personnalité!).
Comme dit le proverbe: "A chaque bras on mesure son aune!"...
Ho! Alain du calme. Assez de philo pour ce soir! Tu as raison ta "chaussette" est splendide! Fait lui un gratouillis derrière l'oreille de ma part!
Amitiés.


Planeth 19/11/2009 08:57



Oui je suis d'accord, un minimum, mais je crois q'uon est malade de tout ce q'uon ingurgite par les médias, un formatage tellement sophistiqué qu'il est même
désiré!

amitiés itou



Lyjazz 16/11/2009 19:24


Je vois que la question des fringues fait son chemin chez toi aussi.
J'ai mis longtemps, mais c'est vrai que je suis bien mieux dans des fringues qui me ressemblent, qui représentent des morceaux de ma personnalité.

Et ma personnalité n'est pas dans ma voiture, ma maison, mes possessions. ça, je l'ai réfléchi depuis longtemps.
Je crois que les personnes qui se laissent embarquer dans ce genre de vie pas choisie : mariage, voiture, maison, piscine, chien, avec tous les accessoires indispensables comme l'écran plasma, le
canapé qui va bien, etc, manquent d'imagination pour leur propre vie, n'ont pas réfléchi qu'elle pouvait être différente, tentent de coller à ce rôle que d'autres pensent qu'il faut jouer, ont
perdu contact avec leur propre centre....
Et la dure réalité du retour à eux les fait parfois perdre pied. Dommage : juste quand ils reviennent sur un chemin d'humanité !


Planeth 19/11/2009 09:04


Oui le retour à soi doit être parfois très violent!  d'autant qu'on a tellement désiré être conforme et adhérer à l'air du temps!  Finalement moi qui étais un peu à côté de mes pompes à
18 ans, ça m'a peut-être sauvé la mise..même si je n'ai pas forcément l'impression d'avoir échappé à tous les poncifs.