On est foutu , on mange trop... (air connu)

Publié le 2 Avril 2012

malaguet.jpg

"Des joues...."

 

Ça y est!

 

Enfin!

 

Mon corps m'a  envoyé un SOS .

Une bouteille à la mer.

Elle m'a fait choper en plein vol un bout d'émission sur le jeûne, puis l'entièreté de cette émission puis une autre, puis de fil en aiguille tout un tas d'articles sur le net...

 

Moi,.... jeûner.... ça parait aussi peu vraisemblable que le pape en string fluo..

 

J'en suis pas là.  Juste, le fait de tilter sur une notion  qu'ordinairement je fuis  en me bouchant les oreilles, juste ça, ça a suffit à connecter un petit bout de ma conscience à ma vastitude géographique.

 

Pelote, je te dépiaute, que veux-tu me dire inconscient joli,  sublime voix interne, ohh myyyy!

 

 

Je suis une plénitude ambulante... Comme plein de gens, en fait, éh éh, non mais.....

 

Je ne me sens bien que pleine comme un oeuf.  Bien, donc mal.

 

Jamais au grand jamais je ne supporte le rien, la légèreté, le vide. Il me faut une nourriture de souci menu, de petit désagrément journalier, de petits maux crétins, et surtout, surtout, une digestion qui ne finit jamais, un vécu de boa sur pattes. 

 

Un rien me manque, fumer me manque, manger me manque, mes maux de tête peuvent me manquer.  Si je ne suis pas en SUR-quelque chose, rien ne va plus..

 

J'exagère...

 

Ben ouai

 

J'suis pas malade quand même...

 

 

Quoique.....

 

 

Oui la bonne excuse , c'est qu'on a été des bébés "farine",  des bébés obèses, débordant de la couche, avec des joues de hamster... Si si, j'ai des preuves... Magnifique.  J'étais pas anorexique.

 

 

Vivre en plénitude...

 

Plénitude ne signifie pas béatitude... ça non...

 

Mais comment dire, .. quand on a toujours vécu comme ça,     la légèreté, c'est du chinois..  la plénitude ça protège, c'est comme un édredon entre nous et les ressentis trop violents.. Pendant que le digeste opère, on a les sens amoindris, endormis, assourdis....

 

 

 

Api.... je réapprends..  C'était écrit,  l'émission elle était juste pour moi, pour me parler dans mon oreille...

 

J'apprends à avoir faim , et ne pas créer une alerte mondiale quand ça arrive,  analyser que ce n'est pas dangereux, que c'est même le moment où finalement je me sens le mieux.

Du coup , ne pas fumer part de la même sensation de légèreté..

 

Ne rien sentir d'autre que du calme dans la grande baraque...

 

J'aurais aperçu la Vierge, ça n'aurait pas été plus fulgurant comme révélation..

 

Mais ça m'aurait attiré plus d'ennuis....

 

 

 

Bon, chhhht, je ne veux pas que "ça" s'en aille, c'est fragile cette histoire,  

Ce soir par exemple, j'ai loupé le coche, la satiété? oups, !! dépassée d'un bon mètre,  j'ai retrouvé ma lourdeur fidèle, la salope....

 

Je te promets mon petit corps, je vais faire des efforts pour toi, tu le mérites...

 

 

 

 

Rédigé par Planeth

Publié dans #L'enfer c'est moi...

Commenter cet article

Planeth 04/04/2012 09:43


Eh éh, oui j'avais lu ton expérience de mono-diète au raisin, d'ailleurs j'étais estomaquée à l'époque de ta détermination! 

Lyjazz 03/04/2012 14:11


Je crois que je suis plus avancée sur le chemin. 


Déjà testé la monodiète. Et j'aime beaucoup sentir ce moment où l'on a faim, l'attente, dépasser cette faim et attendre ce qu'il y a derrière. 


D'ailleurs, ça me donne l'idée d'un billet à ce sujet.


Mais j'ai suivi moi aussi l'émission à la radio, et celle sur ARTE. Vraiment très intéressant, surtout là, au moment où le drainage est conseillé. Le jeûne me tente. Mais il passe d'abord par le
cerveau : il faut le préparer dans sa tête avant de s'y adonner...