Qu'est-ce que je sais de moi?

Publié le 6 Mars 2011

Watson et chant mars 2010 018

 

Pfff oui, c'est une boutade, un titre à la c...

 

Enfin.. pas tant,

 

 

Je ne sais pas quel processus strip-teasant est le mien , je veux dire, strip-teasant pour moi-même.

 

Et pourtant je ne cherche pas, ça me tombe sous le sens.

 

Loin des moments où je tirais ma bobine réflexive et pensive, avec des mots accrochés dessus, une auto analyse .

 

Là je bute sans le vouloir sur des gros morceaux , des gros cailloux, y a des choses marquées dessus.

 

Voilà pourquoi j'aimerais tant me glisser dans la peau d'autres gens parfois.

 

Pour savoir.

 

Pour savoir si eux aussi ils fonctionnent comme ça.

 

Voilà pourquoi j'aime tant les regarder, les observer, les scruter, les autres gens.

 

Et pourtant, j'ai l'impression d'être complètement miro parfois.  De ne pas voir l'évidence à 1m de moi, encore moins à l'intérieur de moi.

 

 

Ça s'appelle l'hypermétropie. C'est ce que j'ai, en vrai,

je ne mets jamais de lunettes,

mais peut-être que quand on est hypermétrope des yeux, on l'est aussi du cerveau et des émotions.

 

Je suis une trouillarde.

 

Voilà, c'est dit, je fais mon coming-out de trouillarde.

 

Si je m'en était rendue compte plutôt, qu'est-ce qui se serait passé de différent? 

 

Je croyais qu'en grandissant, ma timidité adolescente s'était évanouie, je  sais parler aux gens, même ceux que je ne connais pas, en général, je fonce un peu dans le tas même.

 

Plutôt trop communicante que pas assez.

 

Avec beaucoup de pitreries, de bruit, ( j'étais la reine de la grimace, jusqu'à y a pas très longtemps).

 

Comme je l'ai dit à mon frère, j'appellerais ça du frétillement nerveux.

 

Je trouve que ça résume bien.

 

Je me suis souvent fait penser à un chien, un genre setter irlandais. Beaucoup de mouvement, beaucoup d'effets..

 

Ça m'énervait énormément d'ailleurs. je me sentais tellement plutôt chat, dedans.

 

 

Brefle, aujourd'hui, retour à la case départ, j'ai réellement peur. Mais je ne sais pas dire de quoi. Je ne crois pas que j'ai peur des gens.

 

C'est plutôt une question de légitimité.

 

Je ne me sens pas forcément à ma place .

M'excuser d'être là.

En faire trop pour faire passer la pilule.

 

Comme je l'ai dit je suis passionnée des gens. Mais si je pouvais les observer en étant invisible, ça serait top.

 

 

C'est pas vrai. J'aime être avec , aussi.

 

En fait je suis souvent passée pour une nana extrêmement sociable.

 

Mais la plus grande partie de ma vie se passe loin du monde. Je vis , travaille, aime dans mon nid protecteur. Mon home. Avec un mec sans doute aussi trouillard que moi, peut-être même plus.  Ah!Ah!Ah!   Ça non plus je ne l'avais pas capté.

 

Forcément,

 

Je ne sais pas pourquoi tout d'un coup je me suis rendue compte de ça.

 

En médecine chinoise, (et peut-être que c'est comme ça que je m'en suis rendue compte)  on peut discerner cette sorte de "dédoublement",  le fait que les émotions ressenties ne soient pas répercutées au niveau des organes, comme si elles restaient en surface. Le rideau.

 

Tête et corps dissociés..

 

Alors? C'est comment maintenant?

 

Pas facile. Je transpire beaucoup sous les aisselles.. Ah!Ah!   Je retrouve mes réflexes adolescents , ma communication déficiente.

 

Mais j'espère.

 

 

 

 

Rédigé par Planeth

Publié dans #L'enfer c'est moi...

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michèle 07/07/2011 20:10



Je viens de vous envoyer un message sur votre mur facebook, comme je vous l'ai dit j'adore votre peinture et là j'adore aussi ce que vous écrivez. c'est très beau parce qu'on sent que vous ne
trichez pas...
j'espère que vous irez voir mon travail.


on ne se connait pas mais c'est tout comme...


Michèle :-)



Lyjazz 04/04/2011 17:36



Un beau billet de retour.


J'avais perdu l'habitude de venir voir par ici.


J'ai l'impression que ça cogite beaucoup sous les chapeaux en ce début d'année. Je change, tu changes, le monde change. Et on s'en rend compte. Des choses inédites remontent à la surface.
Davantage de vérité. Davantage de sincérité. Pour moi c'est autre chose qui fait surface, mais je ne sais pas bien quoi. J'ai encore tendance à accuser l'autre. ou bien à me dire que décidemment,
ce trait de caractère-là, je ne peux plus le piffer. Alors qu'en faire ?


Je connais bien ce sentiment adolescent de dédoublement. Je me souviens d'un devoir où j'en parlais déjà à 16ans.


Et la légitimité aussi. Il y a peu de temps que j'ai compris : je suis moi, je dois prendre toute la place que je veux, pour faire ce que je veux. Mais j'ai eu besoin que l'on me dise que j'étais
aussi légitime qu'une autre pour le faire. Enfin, je me suis donnée la permission d'être moi.



Planeth 06/03/2011 11:04



Ah!Ah! j'en étais sûre ;0)



Nadège 06/03/2011 10:22



Merci Aneth !


C'est beau, c'est touchant et c'est vrai tout ça :)


(il ne faut pas le dire mais moi aussi je suis une trouillarde)