Tour de Babel,

Publié le 13 Janvier 2013

 

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On est tout le temps différent,

je suis tout le temps différente,

pas seulement d'année en année, mais de mois en mois, d'heure en heure, d'instant à instant.

Difficile de s'en rendre compte, il faudrait se quitter pour se revenir, pour voir le changement. Toujours habité par soi-même, témoin sans repères.

Malgré tout, en échappant de plus en plus au contrôle que j'applique à mes ressentis , je finis par entendre les échos de ces multitudes , y prêter attention.

Je suis mille et une, comme tous. Comme les reflets, comme le jeu de la lumière ou des nuages. 

Le lecteur attentif le sait, au changement de la ligne des yeux, du nez, à l'assombrissement, à la fuite, à la présence, mais il ignore combien c'est le pâle reflet des bouleversements internes.

Obéissant servilement à l'idée que l'on se fait de soi, il est plus facile de nier ces basculements, de les mettre sur le compte d'influences extérieures.

 

Mais la réalité c'est que cela se fait  puissamment de l'intérieur, nul besoin d'impact externe, d'aiguillon, de plans. J'en reviens à mon idée du "sauvage", l'énergie interne, profonde, immémoriale, 

Pour moi, cela a la forme d'un loup. Mon loup intérieur. Il a une quête, il est sans repos, instinctif. Il est rêche et sans éducation. Vierge.

Il me fait voir les choses avec sa clarté, et accepter de n 'être jamais statique.

Il est sans cesse bondissant et trottant, et je suis sans cesse surprise et captivée par ce qu'il m'offre .

 Rompant mes schémas, rongeant cela, grâce à lui , à chaque seconde je peux me dire:

et maintenant qui vais-je être?

que va-t-il se passer?

Rédigé par Planeth

Publié dans #pensées dans le miroir

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Jeanmi 17/01/2013 08:42


Heureusement que l'on est différent ! Manquerait plus que ça que l'on se ressemble tout le temps. Cela voudrait dire que l'on est incapable de changement en bien ou en mal ? J'ai eu au moins
quatre vies différentes et à 68 ans je ne désespère pas en avoir encore une ou deux de plus. Le petit garçon que j'étais reconnaîtrait-il le vieil homme que je suis ? Là est la seule vraie
question, la seule qui compte...