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truc-bidule

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pensées dans le miroir

Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 19:13
   
ouahhh ça date ça!

dadmoiflou.jpg
         Elle était encore là aujourd'hui, la joie,  je dormais le sourire aux lèvres, et me suis éveillée ainsi ce matin.

A quoi c'est dû, ces vagues qui passent sur nous? A quoi le doit-on?
Est-ce que mon corps sent le printemps qui s'installe, l'arrivée du Tigre de métal?
Comment ça se fait qu'on se mette tout à coup à chanter comme ça m'est arrivé hier après-midi,et qu'ensuite la musique redevienne indispensable, en voiture, en peignant, ou dans le salon, et que l'âme en sautille d'aise.

Il n'y a pas d'explications, en tout cas je ne veux pas m'en donner moi qui coupe sans arrêt les cheveux en quatre,
Cette chose est, c'est bien suffisant, bien-sûr que de voir passer le geai avec un brin de je ne sais quoi, ça ne cherche pas de mots mais le corps frétille à l'unisson, d'entendre certains sons, certains sifflements d'oiseaux le matin, pas besoin de mots là non plus...

Du coup dans ma peinture revient le besoin d'indéfini, de chasser les personnages trop établis, de retrouver le goût de juste la couleur, de juste le trait, de juste cette  effrangement de matière sur cette autre là, de juste ces formes qui n'en sont pas mais qui me rappellent, ah qui me rappellent, je ne sais quoi.

J'ai retenu l'autre jour que le Qi dit du ciel antérieur, qui nous a été "passé" par nos pères et nos mères , était  dit: des "10 000 êtres" ou quelque chose d'approchant, car l'idée, c'est que dans cette essence qui nous est livrée, la multitude des êtres passés se retrouve, on est unique et en même temps sous notre apparence d'unicité, des milliers et des milliers de visages, de personnalités, de devenirs, sont présents..

Une facette est devenu notre projection en ce monde, mais elle aurait pu être totalement différente, et parfois, oui parfois, vous le savez bien, on sent passer en nous la cavalcade de ces multitudes. Nos pensées sont envahies, nous sautons d'un esprit à l'autre, nous sommes tant.
Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Communauté : Nés(es) en 1964
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 16:25
66moi 66moi


C'est drôle, moi qui feignassais à travailler un petit peu le chant hors les cours,  je m'y suis mise aujourd'hui, se ré-enregistrer, et quoi .., s'amuser en fait, et c'est comme d'appuyer sur la touche"play",  les petites étoiles dans les cheveux, envie de mettre la musique fort fort, la joie quoi.. Tout simplement la joie, mais parfois elle est discrète, il y a le plaisir, la passion, la curiosité, mais la joie, débridée, qui inspire et qui donne envie de danser, où se cache-t-elle la plupart du temps?



Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Communauté : Nés(es) en 1964
Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 13:18


stflo
Saint-Florent,2005


Si j'avais un seul souhait à faire pour cette année et les suivantes, ce serait d'arrêter de me pencher avec désespoir sur la fuite du temps.
Je ne parle pas d'une constatation philosophique autant que mélancolique mais de ma détestable habitude  de lorgner l'horloge à chaque instant de la journée et de constater, à chaque fois, que je perds du temps en choses futiles, que je ne densifie pas assez studieusement mes heures.
Voilà bien une chose absolument inutile et perverse...

La peinture est par essence une dévoreuse de temps, mais de temps lacunaire, effrangé, aussi aérien que le souffle de l'air. Tenter de l'y canaliser et d'en tirer efficacité et promptitude relève de la crétinerie la plus absolue.

Mais le sujet de mon billet n'est pas celui-ci,

Non plus que le fait dans le même temps d'arrêter un sport très testostéroné et de reprendre une activité vocale: ça c'est j'en suis sûre le résultat de la pirouette intérieure que j'ai effectuée depuis l'année dernière, et qui me fait enfin retomber sur mes pattes.(J'ai aussi repris la méditation depuis deux jours!!L'impression en le faisant de passer un bon coup d'aspi dans un territoire enchevêtré de moutons!)

Non pas du tout le sujet de mon billet, qui était plutôt ceci:

On peut gloser tout ce qu'on veut sur l'état de bien-être ou de mal-être, les lier à tous les phénomènes qui nous entourent, tous les évènements, positifs et négatifs, que nous subissons au quotidien, de près ou de loin. 
A moins d'être vraiment dans la situation que connaissent certains, de délabrement total, de manque de tout, je suis persuadée que tout n'est qu'une question d'angle de vue.

Et personnellement, cet angle de vue me paraît totalement influencé lui-même par l'état de nos intérieurs...

Ceci pris au sens large: Un trop plein de pâtes  qui tombe d'un coup sur la digestion me rend illico très aggressive et colérique, et j'ai mis bien du temps à  comprendre, donc, cet état de colère pouvait se justifier de mille façons extérieures , ce qui me paraissait lui donner toute sa légitimité.(et le plaisir de râler avec un sentiment de légitimité...)

 Une cigarette que l'on vous offre alors que vous ne fumez plus par restriction morale, un verre de vin, et hop quelque chose de divin monte à l'esprit, le bonheur est là, tout près de vous, à le toucher, et l'angle de vue, ahh, l'angle de vue, comme il est joli, comme le ciel est rose tout  coup...

Une remarque anodine, passée presque, presqu'inaperçue, une petite critique, oh , à peine, effleurée, et vous n'y pensiez déjà plus.. mais quelque chose de sombre s'est glissé dans l'arrière plan de votre esprit, qui teinte tout de même.. Il vous faut de la pugnacité pour découvrir le petit caillou dans la chaussure, qui blesse, qui blesse..

Une douleur physique , ténue, mais toujours là, un pincement, une pointe, dans le dos, dans la tête, une crispation, et vous avez beau vous dire que vraiment ce n'est rien, mais tout est  grisé, une brume voile la brillance du jour.

Un mauvais sommeil, et votre entourage est devenu bruyant, indélicat, encombrant..


A l'inverse, une lumière dans cette toile, une porte, une solution, une trouvaille,  et vous parcourez en chantonnant la maison, affrontez les embouteillages avec le sourire, les emmerdes de la même façon..

Parfois c'est très difficile de déceler la source de notre sentiment de bien ou de mal être, qui a tellement modifié notre angle de vue , ce peut être aussi imbécile qu'un aliment qui ne vous convient pas, une odeur même faible qui a brouillé vos sens...

Chaque heure du jour a son humeur, son inspiration, chaque anticyclone, chaque basse pression, chaque phénomène météorologique..

Comme dirait mes profs de la FLETC, tout est Qi,  et si celui-ci ne circule pas harmonieusement, en nous, et autour de nous..

Bon, c'est pas tout ça mais le temps passe, et j'ai plein de choses à faire..et mal au crâne, uhhhh ;0)






Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Communauté : Nés(es) en 1964
Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 17:38

Bretagne, 1990Bretagne,1990

J'ai quelques indices sur ce que je serai cette année.. ça vient, .. j'émerge de mes flous apathiques..

Planter le talon en terre, ça je sais que je dois le faire (du coup je vais planter des bulbes aussi, tiens...)
m'enraciner , donc.
Avancer pas à pas, ne pas forcément laisser tomber de sa cape ce qui tombe quand on ne s'en occupe pas assez, garder, être patiente, être fidèle,  être persévérante dans ce qui est mon axe, ma colonne, mon bâti, laisser sans regrets ce qui m'évapore.
Mieux me connaître pour alléger le superflu, tailler les feuilles mortes. Ne pas écouter la voix d'une autre que je ne suis pas, une qu'on attend de moi, ne pas me mettre moi-même de laisse au cou... Ne pas me cacher sous un personnage parce que c'est plus facile.
 Je voulais retrouver celle que je voyais sur les photos d'enfance, je croyais que je ne serai jamais plus celle-là, que la vie m'avait leurrée, que je m'étais leurrée sur moi, qu'il fallait que je m'adapte, mais non, je suis cette personne là, elle attendait juste que je me décide.


oui je sais c'est un peu brumeux mon affaire, je tire ma pelote, désolée..

En papotant l'autre jour avec un de mes frères, j'ai trouvé ce qui faisait que je laissais des pans entiers de moi et des autres partir à vau-l'eau: j'avais tellement peur que ce soit imparfait.  
Rencontrer l'autre est forcément imparfait, les mots sont imparfaits, les attitudes sont imparfaites, il ne sert à rien d'essayer de plâtrer tout cela pour que ça" ait l'air".
La vie est imparfaite. C'est terriblement intéressant qu'elle soit ainsi.
 
J'aurais dû me douter qu'au fond j'aimais ces imperfections, puisqu'en peinture je ne supporte pas de faire l'exacte reproduction de ce que je vois, ma main veut le faire mais mon intention est tout autre, c'est au dérapage que je commence à vivre dans ma toile.
Et j'aurais dû m'en douter que j'aimais  l'imperfection puisque c'est de tout temps ce que je  cherche dans le visage de l'autre, dans son caractère.

Et moi qui voulais que tout file recta, sans accroc, quelle erreur d'aiguillage, j'aime le désordre et l'inexactitude, les failles et les accrocs, le burlesque, l'absurde, le rugueux.. mais parfois c'est si près de soi, l'évidence...


J'ai commencé l'année dernière à ne plus être tout à fait à l'heure, plus si parfaitement ponctuelle... pfiouuuu... il était temps.
Par Planeth - Publié dans : pensées dans le miroir - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Communauté : Nés(es) en 1964
Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 17:09


L'autre jour, attrapé quelques bribes d'un film qui raconte la déchéance d'u type qui devient alcoolique et qui perd tout.

Le"tout" est représenté par: un pavillon et son jardin, une femme, un fils, un chien non? sûrement (un golden retriever sinon rien)  et bien-sûr une piscine en devenir.. Donc voilà, ce gars il avait "tout".  Et avec ça un travail  vraiment  intéressant.. je veux dire, sûrement intéressant au niveau salaire...Vendeur de voitures..

Quels étaient , dans les choix qu'il avait fait, les siens véritables?

Je veux dire: le fait d'avoir une famille, une maison et un jardin, une future piscine, deux grosses bagnoles... 

                                                                                        ~~~~~~


Je n'ai jamais su m'habiller... Je ne sais pas d'où ça vient, ou alors il ya a trop de raisons, donc peu importe..
J'avais choisi l'anonymat, la simplicité bourrue: un jean, un polo, un pull, et c'est marre...

Puis avec l'âge on sait pas, un truc se passe, je me mets à me prendre pour une vraie fille, je me regarde dans le miroir, et je commence à avoir envie de me nipper selon mon propre langage...

Pas si simple...

Regardez dans la rue, au pays des déguisements tout faits....
Voilà le style ethnique: admirons la natte, les tissus  en vraie fibre, le style Indi, du bout des bottes jusqu'au bout du bonnet...
 Tiens, là, un ragga.. grosse chtouffe, bonnet mutlicolore, fringues pas rangées,  
Oh le bobo écolo:  joli pantalon en lin bio, ta tunique bicolore est  un mélange de coton bio et de laine bio...tes chaussures sont en cuir bio, très chères.  
Malheureusement, y a moins réjouissant: style supérette ou coiffeuse, bas noirs un peu transparents avec la jupe noire , les bottes noires, le chemisier, un truc ou deux qui brillent, le mascara à donf, l'arrière du crâne choucrouté, noir..le sac à breloques qui font ding ding...

Je pleure..


Lorsque j'ai commencé à oser des trucs vestimentaires, il m'en est venu plein des automatismes: ah ben si je mets ça, faut que je mette ça avec ça fera bien...

C'était mon idée? pas du tout, c'était ce que j'avais vu, dans les magasines, sur les autres nanas, à la télé.. C'était mon désir? nibe..

La vie c'est tout comme ça:    La société  vomit du monde qui met bout à bout des légos de vie comme c'est marqué sur le mode d'emploi,  
Les quarantenaires et  plus qui ont encore un ceveau se réveillent brutalement:  put.... c'est moi ça?  j'ai voulu ça?  Soit ils dépriment et se mettent à picoler , soient ils se suicident, soient ils font des choix... des vrais choix,... enfin ils réapprennent à en faire.

Apprendre à ne plus être d'accord avec tout ce qu'on voit à la télé, dans les journaux, devenir ironique,  se défier, se moquer, chosir de ne pas.. , devenir insoumis, dérailler,  se passer de, choisir, lire tout plein, apprendre que le virtuel c'est casse-gueule, de l'illusion à plein nez mon bon!  Que ce qui n'existe pas n'existe pas, que poser des choses dans un cahier ça dure des siècles,
 un disque dur ça crame en une fraction de seconde;  une vraie photo sur papier argentique , j'en ai de mes grands-parents, les miennes peuvent disparaître àchaque seconde,.. mais j'en ai des milliers...

Faire comme-ci, faire comme ça, oui mais c'est parce que ma mère, mon père, les gens .... , et peut-être si je ne fais pas comme eux, je vais mourir?


Se perdre"... se noyer...  toucher une écorce, courir dans les bois..

Réfléchir, choisir, choisir, choisir


CHOISIR




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