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Publié le 5 Juillet 2015

Séparement..

Une fois, j'ai calculé, et depuis il y a eu d'autres lieux, 40 fois, j'ai changé de lieu de vie 40 fois depuis ma naissance.

Ce matin je cherchais ce qui me confrontait au rejet parfois, et qui creusait alors une rigole si douloureuse à l'intérieur. Raisonnable, je me disais: "Puisque tu y es confrontée de nouveau, c'est que tu dois continuer à guérir cette faille".

Emotionnellement dans ces périodes je ficherais plutôt le camp loin loin pour me planquer sous un buisson épais ou un tas de rocaille, ce que j'ai fait souvent ( pas littéralement évidemment ;))

Et puis en vélo, ça a surgi.

Oui évidemment ça vient de moi, je me disais : "Pourquoi lorsque tu rencontres des gens veux-tu fonder en un instant ce qui se contruit pas à pas, aller du point A au point Z en un clin d'oeil, en une conversation partagée. Et se faisant violenter les codes, abasourdir, effarer , provoquer le rejet..

Rentrer en amitié, c'est sérieux, c'est pas les auto-tamponneuses...

Oui mais alors pourquoi cette précipitation

Alors je me suis souvenu des 40 déménagements,... l'urgence,

L'urgence et puis planquer la timidité atroce, pour aller au devant de..

C'est moins terrifiant qu'avant, la brûlure du rejet, ça m'insomnise toujours mais c'est plus doux, et puis il n'y a pas de faute, il n'y a pas de bourreaux et de victimes, il y a juste une histoire comme toutes les histoires, dont il faut trouver les quelques noeuds qui font des bleus encore , sous la peau.

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Publié le 18 Juin 2014

 

Je ne sais pas vous, mais moi, parfois, je remonte à la surface, je sors la tête, et je 

m'aperçois des dégâts.

Chez moi habite Divine Engeance, chez moi, je veux dire, très chez moi, plus chez moi que tout autre chose, puisqu'elle habite dedans mon cerveau.

Divine engeance est d'un abord très engageant, un peu vaporeuse, parfumée, le vocabulaire mugnifiscent  et poétique.   

On a très très envie de l'inviter chez soi, évidemment.

 On se dit qu'elle va enjoliver notre intérieur, mettre des petits rubans, des appui-têtes en dentelle, des rideaux tout jolis plein d'oiseaux merveilleux, des paravents...

Ah oui, beaucoup de paravents, translucides, mais très ornementés.  J'adore.   Typiquement, les paravents comme ça, je les adore.

 

Mais c'est du lierre cette chose là, ça s'incruste , c'est envahissant comme une colonie de fourmis dans la confiture, elle a flairé la bonne affaire , la garce.

 

Alors, c'est comme un virus,

Quelque chose se passe, et aussitôt est détourné par DE, puis recraché dans le tiède de mes neurones.

Ni vu ni connu.

Le moindre évènement, vision, le moindre fait brut,  ça passe dans la chaîne de transformation, c'est shampouiné, parfumé, on lui fait les mèches, les racines, les ongles et un peu de botox pour la route.  

 

Au final, c'est super joli, hein, je ne me plains pas.

 C'est pour ça que je ne remonte pas la tête toutes les 5 minutes,  on fini pas s'habituer et par trouver ça tout à fait normal et tout à fait la réalité.

Même si... Oui, je ne dis pas,  y a toujours une petite souris sardonique en bas, dans le coin, qui rigole en lissant ses moustaches.

 

Le hic, enfin ce qui m'a faché, là d'un coup, c'est que je me suis rendue compte que ça contaminait la peinture,

Ben oui tiens, forcément.  Que n'y avais-je pensé.  Et que c'était pitêtre bien pour ça que je m'emmèle les pinceaux  ( ohhh, elle est fine celle-là, elle est très fine)   

Je pars avec un grand , un beau désir de rien, de vacuité délicieuse, et puis paf, Divine Engeance passe son nez, renifle la bonne affaire toute facile,  et me voilà en train de dessiner des sirènes mielleuses au milieu de mon grand rien tout beau...  

      Pendant deux jours, j'ai tout plein de papillons dans les yeux,  et je ne m'aperçois de rien.  

Mais le troisième jour, pim, le rideau se casse la gueule et je me retrouve devant une merde sirupeuse sans nom.. 

C'est une entremetteuse, Divine engeance, une mère maquerelle, elle te vend un  caissier de Casto pour le prince de Baklava, le coin de la rue, pour l'Eldorado..

La salope.

 

Ces jours ci, dès qu'elle commence une phrase, je lui mets un coup de hache dans la gueule... C'est très jouissif...

 

 

 

 

 

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Publié le 17 Février 2014

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Y a des jours où

 

Y a des jours où  je me sens comme une midinette, je voudrais mesurer 30cm de moins, savoir porter des talons hauts et me maquiller les joues

 

Y a des jours où  je me sens comme un camionneur, j'ai envie de metre des grosses boots, une grande parka et marcher la clope au coin du bec

 

Y a des jours où  je ne pense qu'à regarder la lune, les nuages et le fil de l'eau , et je flotte avec le sourire dedans

 

Y a des jours où je me sens électrique comme une balle perdue et si on s'approche ça crépite

 

Y a des jours où je veux faire sérieuse, alors j'émets des raisonnements doctes , et je prends la voix qu'il faut

 

Y a des jours où je me terre dans mon intérieur, je ne peux pas aligner une phrase à quelqu'un, je ne suis plus juste timide mais terrorisée par les autres,   c'est  "n'habite plus au numéro demandé"

 

Y a des jours où je me jetterais bien  au cou du monde entier avec les sourires et les dents et les bras, tout l'intérieur rigole

 

A chaque fois, je me demande ce qu'il se passe et pourquoi je suis si différente du jour d'avant

 

A chaque fois

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Publié le 30 Août 2013

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Simon, 10 ans, Saint-Florent, Corse

 

 

http://www.arte.tv/fr/a-l-antenne/4308796,CmC=4308802.html  

Hier soir, cette émission..  Il y aurait tant de prolongements à faire, de quoi en discuter une partie de la vie.

Ce sur quoi cette partie d'émission n'a pas du tout insisté, c'est sur l'énorme écueil que constitue  pour la plupart des gens l'abondance de leurs raisonnements conscients.

 

Et surtout, surtout, le sentiment que si cet affichage interne de directives et décortiquages de TOUT ce qui se passe ou doit se passer ne se fait pas ou n'est pas suivi à la lettre,  il y a danger.

L'autre jour, je suis tombée sur ces vidéos qui montrent à quel point le corps humain est extraordinaire et capable d'exploits sans nom. Skaters, franchisseurs urbains, athlètes, danseurs... l'évidence et l'apparente facilité de leurs gestes est contredite sans arrêt par ce que notre cerveau nous envoie en les regardant: ce qu'ils font est impossible!.

 

En les voyant je me disais, ils ont eu tellement confiance en leur propre corps..

Evidemment il n'y a pas que l'ingrédient de la confiance, c'est doublé de tout ce que leur expérience a créé de micros raccourcis et programmations neuronales pour permettre à leur instinct de se manifester à plein.

 

Je suis la première ( et c'est pour ça que le sujet me passionne) à avoir subi de tout temps ce diktat du conscient, cette peur de lâcher le prompteur une seconde. Tout s'affichait, et en plus j'avais le sentiment d'une capacité merveilleuse de mon cerveau de pouvoir ainsi me guider en toute circonstance sans rien laisser au hasard.

Ne plus suivre le texte m'aurait terrifié. 

Le contrôle..

 

J'ai eu le désir de quitter cet état pour la peinture, il y a 10 ans, car sinon, j'aurais juste arrêter de peindre définitivement, comme je venais de le faire pendant 15 ans.  

En reprenant l'envie et les pinceaux, il était urgent que je trouve une autre voie. Quitter la figuration, la maitrise.

Dans l'émission, on place à un moment sur le crâne d'une cobaye humaine des électrodes qui je crois sont sensées brouiller les messages du cerveau gauche pour permettre au cerveau droit non pas de s'excprimer, mais d'être ENTENDU.

Elle ne parvenait pas à résoudre un petit test avec des équations en allumettes.

En quelques secondes, le test fut validé une fois la voix du cerveau gauche muselée.

L'imagination, la créativité s'était invitées....

 

Le lâcher prise, expression usée et remâchée s'il en est, n'est pas autre chose.

Pourquoi laisser tomber le discours de notre raison ?  Doit-on le laisser tomber tout le temps?

Je n'ai aucune certitude, mais ce que je sais, c'est qu'au moins au niveau de l'utilisation de notre corps, le blabla théorique du cerveau gauche ne fait qu'engendrer la confusion et la maladresse. Ralentissant nos instincts, les bloquant, il nous rend maladroit, inélégant, inefficace. ..... Gauche.... ;)

Je vous laisse juge de ce qu'il peut produire sur nos émotions....


Pour libérer mon cerveau droit pour la peinture, j'ai nourrit mon cerveau gauche de blabla radiophonique, sur lequel il se jetait comme un affamé.

Pendant ce temps, je courais sur ma toile, libre. 

Le résultat m'étonnait à chaque fois, et c'est de cela dont j'avais besoin pour continuer.

Quand je dis "m'étonnait", ce n'est pas de la qualité du travail dont je parle, non c'est juste la surprise devant quelque chose, bien ou mal, à quoi je ne m'attendais pas. Merveille des merveille, se surprendre soi-même...

Depuis, je n'ai plus forcément besoin de baillonner le cerveau gauche, il s'est assoupli, et je suppose qu'il parvient à se taire parfois..

Il reste bien des domaines où je n'ai pas su encore lui faire ravaler ses discours, mais j'y viens, j'y viens, je ne désèspère pas, et quand mon corps prend une décision sans que j'ai eu mon mot à dire.... je le félicite ;)

 

edit de 10h57:

Et au final, est-ce si grave de vivre comme un bonzaï? les bras et l'âme entourés de fil de fer ?  

L'énergie interne a besoin de se déployer, quelle que soit la façon dont elle pourra s'y prendre.  Je pense que s'il existe la moindre faille à cette armure, la moindre couture un peu lâche, elle s'y engouffre, mais aussi violemment qu'un torrent qui passe entre les rochers.  Crise, éclatement, tout à coup les digues rompent, soit mentalement soit physiquement.  Mais sans aucune douceur ni souplesse alors. 

L'humain pris dans cette tempête agit comme un phoenix, tout détruire pour tout reconstruire, ou il en tombe malade... ou il en meurt.


 


 

 


 

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Publié le 6 Février 2013

divers 005

 

On a l'impression parfois d'être formé de millions d'images mentales comme des petites diapo fixées sur le fond de notre boite crânienne. Elles dirigent notre vie mieux que cent garde-chiourmes, avec elles  pas besoin de lois , d'injonctions, d'ordres, les ordres nous nous les intimons intérieurement et même sans en être conscient, parfois dans nos mots apparaissent-ils  subrepticement

 

Si j'ai ça, ça me suffit,

je peux déjà le tenter

j'ai pas le niveau , mais

j'y arriverai jamais

 

En général ces images tendent à nous rabaisser, rabaisser notre valeur mais aussi notre détermination, et notre courage, comme s'il était plus facile de fonctionner en sous-régime.

On ne fait pas plus que ce qu'une limite interne nous dicte, est-ce plus reposant, est-ce une façon de se planquer ?

 

Oui mais pourquoi ?

La peur est-elle notre moteur ou simplement sommes nous arrêtés par une barrière imaginaire, comme un garde frontière entre notre petit cadre et le champ des possibles

les limites sont aussi données par notre manque d'imagination

Ce que nous ne pouvons imaginer n'existe  pas, pensons nous.

Heureusement que certains humains ont la capacité d’ouvir les portes de leur esprit pour accueillir tout ce qui voulait bien y fleurir, pour apporter à l'humanité toujours plus d'invention et de diversité. Sinon nous en serions toujours à nous geler dans une grotte..

 

Images mentales, peur, manque d'imagination, le trio qui fournit les meilleurs barreaux à nos grilles intérieures...

 

D'où viennent-elles ces images ?

Partons du postulat que  notre être parfait, notre enfant intérieur est né vierge, si on fait abstraction d'un poids de l’humanité qu'il porte déjà in utéro, et des stimulis qui accompagnent la grossesse.

Elles viennent de petits incidents de parcours où votre égo en a pris un coup, quelqu'un vous a dit quelque chose , un jour, en maternelle, peut-être comme: « t'es nul » ou « pauvre débile », peut-être était aussi banal que ça et apparemment inoffensif, mais à cet instant là, vous étiez vulnérable et cette image s'est fixée en vous car vous y avez cru, vous en étiez déjà convaincu à cet instant précis..

Bien-sûr on pense aussi aux injonctions reçues et encaissées pendant des années , qui viennent des parents : « tu n'y arriveras jamais », tu ne fais pas d'efforts, « tu es un paresseux »

 

Bref tout ça rétrécit notre jardin intérieur, qui de parc foisonnant sans limites est devenu un petit jardinet, une courette sans lumière

 

Que ne m'autorise-je pas ?

 

Je ne m'autorise pas à :

être heureux

être libre

me sentir fort

me sentir créatif

me sentir aimable

réussir

croire en mon courage

etc etc....

 

Je m'avertis constamment que :

 

Je vaux sans doute moins que untel ou untel

Je ne devrais pas faire ce genre de chose, ce n’est pas pour moi

Quelqu'un de plus intelligent l'a pensé avant moi, ou fait avant moi, donc je ne fais pas

Il y a des tas de gens qui font mieux que moi dans ce domaine, donc je ne fais pas

Je n'aurai jamais assez de force ou de courage pour arriver à, donc je ne fais pas..

Je ne convaincrai pas

Physiquement , je ne suis pas....

Je dois me contenter de...

 

 

C'est dommage tout ça.

Et qu'est-ce qu'on est obéissant à ce mentor invisible !

Ne pourrait-on pas le traiter comme un gros parasite puant au lieu de l’accueillir les bras ouverts comme s'il était le roi en son château.

IL A TORT   !!  Il est chauve et édenté, sale, envieux et chétif, c'est pour ça qu'il cherche à nous diminuer sans arrêt !!;))

 

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Publié le 2 Avril 2012

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"Des joues...."

 

Ça y est!

 

Enfin!

 

Mon corps m'a  envoyé un SOS .

Une bouteille à la mer.

Elle m'a fait choper en plein vol un bout d'émission sur le jeûne, puis l'entièreté de cette émission puis une autre, puis de fil en aiguille tout un tas d'articles sur le net...

 

Moi,.... jeûner.... ça parait aussi peu vraisemblable que le pape en string fluo..

 

J'en suis pas là.  Juste, le fait de tilter sur une notion  qu'ordinairement je fuis  en me bouchant les oreilles, juste ça, ça a suffit à connecter un petit bout de ma conscience à ma vastitude géographique.

 

Pelote, je te dépiaute, que veux-tu me dire inconscient joli,  sublime voix interne, ohh myyyy!

 

 

Je suis une plénitude ambulante... Comme plein de gens, en fait, éh éh, non mais.....

 

Je ne me sens bien que pleine comme un oeuf.  Bien, donc mal.

 

Jamais au grand jamais je ne supporte le rien, la légèreté, le vide. Il me faut une nourriture de souci menu, de petit désagrément journalier, de petits maux crétins, et surtout, surtout, une digestion qui ne finit jamais, un vécu de boa sur pattes. 

 

Un rien me manque, fumer me manque, manger me manque, mes maux de tête peuvent me manquer.  Si je ne suis pas en SUR-quelque chose, rien ne va plus..

 

J'exagère...

 

Ben ouai

 

J'suis pas malade quand même...

 

 

Quoique.....

 

 

Oui la bonne excuse , c'est qu'on a été des bébés "farine",  des bébés obèses, débordant de la couche, avec des joues de hamster... Si si, j'ai des preuves... Magnifique.  J'étais pas anorexique.

 

 

Vivre en plénitude...

 

Plénitude ne signifie pas béatitude... ça non...

 

Mais comment dire, .. quand on a toujours vécu comme ça,     la légèreté, c'est du chinois..  la plénitude ça protège, c'est comme un édredon entre nous et les ressentis trop violents.. Pendant que le digeste opère, on a les sens amoindris, endormis, assourdis....

 

 

 

Api.... je réapprends..  C'était écrit,  l'émission elle était juste pour moi, pour me parler dans mon oreille...

 

J'apprends à avoir faim , et ne pas créer une alerte mondiale quand ça arrive,  analyser que ce n'est pas dangereux, que c'est même le moment où finalement je me sens le mieux.

Du coup , ne pas fumer part de la même sensation de légèreté..

 

Ne rien sentir d'autre que du calme dans la grande baraque...

 

J'aurais aperçu la Vierge, ça n'aurait pas été plus fulgurant comme révélation..

 

Mais ça m'aurait attiré plus d'ennuis....

 

 

 

Bon, chhhht, je ne veux pas que "ça" s'en aille, c'est fragile cette histoire,  

Ce soir par exemple, j'ai loupé le coche, la satiété? oups, !! dépassée d'un bon mètre,  j'ai retrouvé ma lourdeur fidèle, la salope....

 

Je te promets mon petit corps, je vais faire des efforts pour toi, tu le mérites...

 

 

 

 

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Publié le 6 Mars 2011

Watson et chant mars 2010 018

 

Pfff oui, c'est une boutade, un titre à la c...

 

Enfin.. pas tant,

 

 

Je ne sais pas quel processus strip-teasant est le mien , je veux dire, strip-teasant pour moi-même.

 

Et pourtant je ne cherche pas, ça me tombe sous le sens.

 

Loin des moments où je tirais ma bobine réflexive et pensive, avec des mots accrochés dessus, une auto analyse .

 

Là je bute sans le vouloir sur des gros morceaux , des gros cailloux, y a des choses marquées dessus.

 

Voilà pourquoi j'aimerais tant me glisser dans la peau d'autres gens parfois.

 

Pour savoir.

 

Pour savoir si eux aussi ils fonctionnent comme ça.

 

Voilà pourquoi j'aime tant les regarder, les observer, les scruter, les autres gens.

 

Et pourtant, j'ai l'impression d'être complètement miro parfois.  De ne pas voir l'évidence à 1m de moi, encore moins à l'intérieur de moi.

 

 

Ça s'appelle l'hypermétropie. C'est ce que j'ai, en vrai,

je ne mets jamais de lunettes,

mais peut-être que quand on est hypermétrope des yeux, on l'est aussi du cerveau et des émotions.

 

Je suis une trouillarde.

 

Voilà, c'est dit, je fais mon coming-out de trouillarde.

 

Si je m'en était rendue compte plutôt, qu'est-ce qui se serait passé de différent? 

 

Je croyais qu'en grandissant, ma timidité adolescente s'était évanouie, je  sais parler aux gens, même ceux que je ne connais pas, en général, je fonce un peu dans le tas même.

 

Plutôt trop communicante que pas assez.

 

Avec beaucoup de pitreries, de bruit, ( j'étais la reine de la grimace, jusqu'à y a pas très longtemps).

 

Comme je l'ai dit à mon frère, j'appellerais ça du frétillement nerveux.

 

Je trouve que ça résume bien.

 

Je me suis souvent fait penser à un chien, un genre setter irlandais. Beaucoup de mouvement, beaucoup d'effets..

 

Ça m'énervait énormément d'ailleurs. je me sentais tellement plutôt chat, dedans.

 

 

Brefle, aujourd'hui, retour à la case départ, j'ai réellement peur. Mais je ne sais pas dire de quoi. Je ne crois pas que j'ai peur des gens.

 

C'est plutôt une question de légitimité.

 

Je ne me sens pas forcément à ma place .

M'excuser d'être là.

En faire trop pour faire passer la pilule.

 

Comme je l'ai dit je suis passionnée des gens. Mais si je pouvais les observer en étant invisible, ça serait top.

 

 

C'est pas vrai. J'aime être avec , aussi.

 

En fait je suis souvent passée pour une nana extrêmement sociable.

 

Mais la plus grande partie de ma vie se passe loin du monde. Je vis , travaille, aime dans mon nid protecteur. Mon home. Avec un mec sans doute aussi trouillard que moi, peut-être même plus.  Ah!Ah!Ah!   Ça non plus je ne l'avais pas capté.

 

Forcément,

 

Je ne sais pas pourquoi tout d'un coup je me suis rendue compte de ça.

 

En médecine chinoise, (et peut-être que c'est comme ça que je m'en suis rendue compte)  on peut discerner cette sorte de "dédoublement",  le fait que les émotions ressenties ne soient pas répercutées au niveau des organes, comme si elles restaient en surface. Le rideau.

 

Tête et corps dissociés..

 

Alors? C'est comment maintenant?

 

Pas facile. Je transpire beaucoup sous les aisselles.. Ah!Ah!   Je retrouve mes réflexes adolescents , ma communication déficiente.

 

Mais j'espère.

 

 

 

 

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Publié le 13 Février 2009

 



  Février.. c'est un mois maudit ou bien? Je ne l'ai jamais trop aimé ce petit mois de rien du tout, froid et languide, il me le rend bien

Il augmente mes défauts et avale mes qualités, je deviens obstinée comme un taurillon, limite brutâsse, et en même temps faible comme un agneau de lait.

Depuis le début du mois, mon mal de rein a fait place à un mal de cervicales qui lui, a gentiment cédé son tour à une flèche qui s'est fichée dans le haut de mon dos derrière l'épaule, et cette flèche ne veut pas s'en aller.
Je la connais, mais elle venait plutôt à gauche les autres années, mais moins longtemps,  là elle est plantée comme une banderille, et me fait enrager.

Alors ce matin, j'ai voulu retrouver malgré tout le bonheur de courir, il faisait tellement beau et la forêt était à moi toute seule.
Braver les interdits et les troncs des pins énormes couchés comme un mikado, il fallait bien que mon entêtement se paye, j'ai sauté d'un tronc et ai entendu ma cheville gauche faire un léger double craquement...Foulure..

Bien-sûr, j'ai cherché un nouvel endroit pour courir quand même, et la douleur en s'échauffant a diminué, et la joie de la lumière et de l'air , c'était bien...


Maintenant je me traîne comme un matou grognon, une couverture sur les épaules, et ruminant mon malheur.

Ma cheville me lance, que j'ai bandée d'une largeur de drap sur l'huile de millepertuis et l'immortelle, et mon carreau dans le dos ballotte comme un idiot.

Je la connais cette douleur, c'est le fruit de mes noeuds et de mes conflits internes, mais il n'y a pas de solutions, en tous les cas pas de pommade miracle.

Mes nuits ces temps-ci sont bien-sûr aussi peu mes amies que possible, j'étais pendant la dernière,  comme une plaque de métal chauffée à blanc, sur laquelle mes idées sautaient comme des poissons carbonisés..


Entre ce qu'on se promet de devenir et ce qu'on est, quel grand écart fait hurler nos articulations....

noirmoutier 90






edit de samedi: toujours mon glaive planté dans l'épaule mais la cheville ça va ! mon traitement de choc apparemment c'était bien!
Qui c'est qui veut bien venir voir "le bal des actrices" avec moi?

edit de 15h32: le glaive a l'air de bien vouloir céder aux "quatre orients" avis aux initiés...

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Publié le 6 Février 2009



Parfois le dragon a beau vouloir projeter ses flammes  dans le ballon, celui-ci reste à terre, le souffle a manqué, pourtant il le voyait déjà voler au dessus de tout le reste, toujours au soleil, toujours radieux, toujours vainqueur.

 Ses ailes sont de parchemin, trop fines  et trop effrangées, les desseins qu'il y trace les ont fragilisées.
Ses histoires racontées sont comme des lucioles , timides et effrontées à la fois.

Ranger les histoires, fermer le tiroir, éteindre la bougie..




Mais garder la clé,

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Publié le 20 Janvier 2009



  Je rebondis sur ce billet de lechalote qui m'a fait sourire: http://ahnonmais.over-blog.com/article-26893133.html,

En le lisant j'ai d'abord tout de suite pensé à un genre pourquoi l'homme est-il de Mars et la femme de Vénus ou un truc du style mais je rectifie le tir, car elle a raison, ce n'est pas qu'une différence entre hommes et femmes, (bien que).

Je ne suis pas scientifique, je vais donc exprimer les choses à mon habitude , c'est à dire de façon assez foutraque et à la va-comme je-te-pousse..

Le sujet c'est: cerveau gauche = cerveau analytique, cerveau droit = cerveau synthétique (je dirais "sensible" ou intuitif)

 Tiens je suis tombée sur ce petit résumé à l'usage des dessinateurs, ça va me faire un racccourci
http://pagesperso-orange.fr/jjblain/cbfiches02/a14cerveaudroit/cerveaudroit.htm

      Par exemple:
  Doud m'explique un raisonnement, mettons sur un problème juridique puisque c'est son job. 
J'ai le temps de faire autre chose, me laver les dents, ranger la maison, sortir le chien pendant qu'il développe point par point son raisonnement et à la fin, je termine sa phrase: et donc tu as pensé que.... (si je ne lui ai pas dit "Bref?" au moins deux ou trois fois)

Pour moi, tout le milieu était en trop.

Il reçoit un appareil dont il ne connait pas le fonctionnement: il sort le mode d'emploie et le lit.  Je tripote l'objet, branchouille les machins.


Un bug sur l'ordi : Doud lit les consignes en cas de panne, les forums, les conseillers en tout genre, je tripatouille, et suis mon idée.

On a vraiment deux façons d'aborder les choses assez différentes.

L'une n'est pas meilleure que l'autre.

Simplement on pense l'un de l'autre : il(elle) ne devrait pas s'y prendre comme ça.

Il pense: elle fait n'importe quoi, ça va pas marcher, et on va se retrouver avec un truc en panne

Je pense: Il met un temps fou pour un truc qui prend deux secondes.



Mon grand-père me rendait dingue aussi quand j'étais petite, et que je faisais du bricolage avec lui. Bon d'accord il avait plus de 80 ans, mais chaque  action prenait des heures, j'avais envie de tout envoyer valdinguer.


Je ne sais pas expliquer quand je pense qu'il faut faire ci ou ça.
Parfois ça me prend au piège, je perds pieds et ne sais plus quoi faire.
Doud sait toujours où il en est du petit a ou du petit b. Mais il n'arrive pas toujours non plus à résoudre par ce moyen les bugs de l'ordi.... et parfois il se mélange les pinceaux entre le petit f', le h et le petit a du début!

Je dis: j'ai l'impression que..
Il dit: je pense que..

Dans le lien sur le dessin, c'est frappant. On m'a appris aux beaux-arts à construire une sorte de plan avant de dessiner, si c'est un nu par exemple: esquisser les masses,  les proportions, etc...

Mais dès que j'avais un crayon en main , je voyais sous le blanc de mon papier grouiller des choses, des silhouettes, et je n'avais plus qu'à les faire sortir du blanc avec mon crayon. Mon frère Franck aussi s'y prenait comme ça, quand il faisait des voitures, il commençait par un pneu..

Mon cerveau droit prédomine en plein de circonstances, et j'aime suivre son cheminement, suivre le gauche m'ennuie.

Mais le gauche s'est emparé de certains domaines qu'il a jugé raisonnable de diligenter.
Je ne peux pas faire n'importe quoi. Il m'est comme une enclume parfois.
 Le domaine des émotions par exemple, il a trouvé ça bien trop dangereux d'en laisser les commandes à mon cerveau droit, il y  a un moment de ça, ayant eu soi-disant la preuve que j'en faisais absolument n'importe quoi .
Mon cerveau droit continue à jouer sur cet instrument là, mais en sourdine.
Il invente des chimères radieuses et arachnéennes qui ne tiennent au sol que par un fil de soie.
Mon cerveau gauche a longtemps tenu le cadre de ma peinture, jusqu'à l'écoeurement. 
Un jour il a laissé tomber, et depuis, mon cerveau droit découvre chaque jour le bonheur d'en faire à sa tête. 

Quand mon CG regarde mes tableaux, il ricane : c'est nul, ça veut rien dire... Mon CD le laisse dire... il rêvasse en regardant le n'importe quoi...

Depuis quelques temps mon CG commence à se demander si l'autre n'a pas sa place, raisonnablement...  Mais de là à le laisser s'exprimer en toutes circonstances, quand même pas... ;0)





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